Comptabilité

Décrypter sa comptabilité pour une meilleure gestion

Décrypter sa comptabilité pour une meilleure gestion

28 Novembre 2017 | Web-conférences IFCE | Emilie Yvart

Dans cette web-conférence, notre conseillère spécialisé marché équin, va vous expliquer comme interpréter le bilan et le compte de résultat fourni par votre comptable afin d’améliorer la rentabilité de votre structure équine.

Décrypter sa comptabilité pour une meilleure gestion

Toutes les entreprises équestres doivent tenir une comptabilité. Mais comment interpréter le bilan et le compte de résultat pour améliorer votre rentabilité ? Notre conseillère va essayer de vous y répondre durant cette web-conférence.

Pour en savoir plus sur les documents comptables, vous pouvez consulter la web-conférence réalisée par notre conseillère filière équine sur la lecture des documents comptables.

EQUICER Infos n°11

Valoriser votre comptabilité avec le coût de revient.

Outre l’obligation fiscale à laquelle elle répond, la comptabilité doit aussi vous permettre d’enrichir vos repères de gestion. L’un de ces outils : le coût de revient.

Pour le déterminer, vos charges vont être affectées sur chaque activité, afin de permettre une analyse de votre chiffre d’affaires
en nombre ou en valeur vis-à-vis du contexte.

Prenons un exemple en lien avec la présence de 35 chevaux :

Les charges liées à l’élevage :

  • 10 000 € d’alimentation,
  • 5 000 € de foin,
  • 5 000 € de paille,
  • 4 000 € de soins vétérinaires,
  • 10 000 € de maréchalerie,
    Ces charges représentent un coût de 970 €/cheval.

Les charges liées au fonctionnement :

L’activité réalisée doit également permettre d’assurer le fonctionnement de la structure : mécanisation, entretien des installations, location des bâtiments / des terres, frais de main d’oeuvre, eau, électricité, honoraires, petits matériels,
déplacements,… sans oublier les frais financiers et les amortissements.
Pour un montant de 50 000 € sur ces postes, chacun des 35 chevaux présents doit « participer » à hauteur de 1 430 €.
Ainsi sur cet exemple, entre les frais directs (liés à l’élevage) et ceux de structure (liés au fonctionnement), le coût de revient de chaque cheval est de 2 400 € (970 € + 1 430 €).
Si le chiffre d’affaires réalisé par chaque cheval est supérieur au coût de revient, l’équilibre budgétaire est atteint et même dépassé. Dans le cas contraire, il faudra chercher les marges d’amélioration ou d’économie.

Si l’exemple relève, d’un centre équestre : il faudra effectuer 172 heures de cours à 14 € par heure pour couvrir l’ensemble des coûts.

Une fois que vous aurez déterminé le critère d’affectation de vos charges (en % du chiffre d’affaires, en fonction du nombre de boxes, ou en fonction du nombre de chevaux), la connaissance de votre coût de revient est un critère simple et quotidien pour suivre l’évolution de votre activité.

NOTRE CONSEIL…
Il ne faut pas confondre le coût de revient avec le suivi comptable. Le coût de revient a pour vocation de donner une information ciblée sur la rentabilité de votre activité alors que le suivi comptable recherchera l’exhaustivité de l’ensemble de vos opérations en vue de produire votre dossier fiscal. En réalité, ce n’est pas l’un ou l’autre mais les deux outils qu’il faut considérer
car ils sont complémentaires !

Le réseau EQUICER a mis en place cette année un outil permettant d’accompagner les professionnels et professionnelles du monde du cheval et de connaître pour les centres équestres les éléments qui composent le prix de revient. Cette prestation est proposée à nos adhérents sur demande : contactez votre conseiller habituel ou conseillère habituelle ou envoyer un mail à contact@equicer.fr

Observatoire économique.

Nous avons réalisé en 2011 un observatoire à partir des dossiers du réseau EQUICER et nous avions en 2011 présenté les éléments comme suit : les centres équestres sont à majorité constitués à partir de structures privées, et 2/3 des établissements enregistrent un peu moins de 100 licencié(e)s à l’année. Les structures retenues dans ce groupe embauchent 1 personne salariée en moyenne.