Lola Beuneiche

Observatoire économique Equicer 2023

Observatoire économique 2023

Temps de lecture : 7 minutes

Observatoire économique des activités équines 2023

Nous sommes très heureux de partager avec vous le dernier observatoire de la filière équine réalisé à partir de données comptables des années 2021 et 2022. Il reprend sept activités professionnelles ainsi qu’un zoom sur les centres équestres. L’objectif est de permettre d’apporter des compléments d’analyses en lien avec les implantations sur les territoires et la taille des entreprises.

Introduction

Il y a 15 ans déjà, en 2009, le premier observatoire économique de la filière équine faisait le « grand saut » pour EQUICER, avec un édito qui démarrait comme suit « Exercice périlleux d’établir des références dans le domaine équin… ». C’est toujours une piste semée d’obstacles que de réaliser notre observatoire, avec une filière qui cherche bien souvent des gains de rentabilité parfois difficile à atteindre.

Le monde qui s’ouvre aujourd’hui est un monde en mouvement. Avec des entreprises qui commencent à entrevoir les changements liés aux nouvelles attentes sociétales :

  • alimentation saine pour les chevaux,
  • bien-être animal,
  • conditions d’élevage et de vie des chevaux au plus près du cadre naturel,
  • matériaux écologiques,
  • respect de l’environnement.

Ces nouveaux modes de vie pour les chevaux et les professionnels auront bien évidemment des effets sur les résultats économiques des entreprises. Et, nous devrons les aider à anticiper et à gérer ces changements.

Observatoire économique des centres équestres

Echantillon total des centres équestres

Avec les mêmes moyens de production sur les deux années observées, le groupe centres équestres voit le montant de ses produits augmenter de 11 000 . La répartition s’établit comme suit, 60 % en leçons d’équitation et 29 % en pensions, pour les plus gros postes. Les aides PAC représentent à peine 2 000 € en moyenne. De plus, le prix moyen des chevaux vendus est de 4 200 €.

Nous constatons une différence du montant des produits de 17 000 € par ETP entre le quartile supérieur et la moyenne de groupe.

Les charges externes ont augmenté de 6 600 €. Toutefois les charges opérationnelles ont diminué de 2 000 € laissant apparaitre un excédent brut d’exploitation (EBE) de 28 000 €, en baisse de 5 000 € par rapport à 2021. L’EBE est donc en baisse de six points par rapport au total des produits. Il permet alors d’assurer le remboursement des annuités à hauteur de 15 000 € ainsi que les prélèvements privés à un niveau minimum pour l’année 2022. Le taux d’endettement est quand à lui stable et reste à 69 %.

Centres équestres avec un ETP < 1

Les moyens de production, ETP et SAU, sont stables. Toutefois les produits sont en augmentation de 5 000 € entre les deux années. Le pourcentage des leçons d’équitation de 56 % est un peu plus faible que le groupe « échantillon total ». Les charges opérationnelles, dont les achats d’aliments représentent 18 % du total des charges opérationnelles, sont en diminution 3 000 €. Mais cette baisse est gommée dans les comptes d’exploitations par l’augmentation des charges externes. Les postes énergies et autres fournitures augmentent quant à eux de 24 %.

Même si le taux d’endettement reste à 57 %, l’EBE couvre les annuités. Mais, il ne permet pas d’assurer les prélèvements privés. Seul le quartile supérieur enregistre un EBE correct de plus de 24 000 €. Le quartile supérieur assure alors un produit par ETP de plus de 128 000 €, soit le double de la moyenne du groupe. Un travail sur le prix de revient est à préconiser pour aider nos clients à rentabiliser leur activité.

Centres équestres avec un ETP de 1 à 3

Les produits sont en augmentation de 12 000 € par rapport à 2021. Ils sont composés à 63 % de leçons d’équitation et de 26 % de pensions. Avec des charges opérationnelles légèrement en baisse et des charges externes en hausse, l’EBE diminue alors de plus de 3 000 €. Soit une perte de cinq points par rapport à 2021, pour le EBE / Produit.

Ce groupe enregistre un produit par ETP de plus de 67 000 €. L’EBE par ETP dépasse même les 15 000 €, malgré une baisse de 5 % de l’EBE sur produit entre l’année 2022 et 2021.

Les annuités sont couvertes par l’EBE et permettent des prélèvements privés à minima. Les autres dettes et comptes financiers représentent 29 % du total du bilan. Ce qui est la proportion la plus faibles des trois sous-groupes de centres équestres observés. Le bilan a subi peu de variations entre les deux années.

Centres équestres avec un ETP > 3

Ce groupe enregistre la plus forte progression au niveau des produits que les deux autres sous-groupes. Elle représente une augmentation de 13 000 €. Même si le montant des produits par ETP est en dessous des 60 000 €. Il est à noter que le quartile supérieur obtient plus de 26 000 € de produits par ETP de plus que la moyenne de groupe. Le prix moyen par cheval vendu est de 5 800 €.

Les achats d’aliments représentent 30 % des charges opérationnelles. De plus, les charges externes sont en augmentation de 9 000 €. Les postes frais vétérinaires, litières et achats d’aliments ont baissé entre les deux années. L’EBE chute de 17 000 €. Il s’agit du montant le plus bas par ETP des trois sous-groupes observés pour les centres équestres. Le taux de rentabilité EBE sur produits a également chuté de 7 %.

Avec 44 % du bilan composé d’emprunts et 34 % de dettes à court terme, ce groupe dispose alors de seulement de 22 % de capitaux propres.

Observatoire économique des éleveurs de galopeurs

Le groupe totalise un montant de produits de 483 000 €, soit 33 000 € de plus que l’année 2021. Il génère également 120 000 € par ETP, soit 4 000 € de plus que l’année précédente. Les produits sont composés de :

  • pensions à hauteur de 38 %,
  • ventes de chevaux pour 26 %,
  • gains de courses pour 5 %.

Le prix moyen par cheval vendu est de 16 300 €.

Les charges externes sont en forte augmentation. Elles représentent 29 % du total des produits, alors que l’année précédente elle représentaient seulement 19 %. Cet accroissement s’explique par la forte augmentation des travaux par tiers et des postes énergies et fournitures.

Malgré l’augmentation des produits, l’EBE est au même niveau que l’année précédente soit un rapport EBE / Produit de 25 %, contre 26 % pour 2021. Les annuités sont couvertes par l’EBE ainsi que les prélèvements privés, laissant de la place pour de l’autofinancement. Le quartile supérieur enregistre seulement 4 000 € de plus d’EBE par ETP.

Observatoire économique des éleveurs de chevaux de sport

Le groupe des éleveurs de chevaux de sport réalise un montant de produits de plus de 76 000 €. Ils disposent en moyenne de 23 hectares de SAU et 1,3 ETP. Les moyens de production restent identiques à l’année 2021. Les pensions représentent 22 % des produits (17 000 € en moyenne). Quant aux ventes de chevaux elles représentent 26 % des produits (20 000 € en moyenne). Le prix moyen des chevaux vendus est de 10 300 € pour la moyenne du groupe sans grande différence avec le quartile supérieur.

La valorisation des ETP se fait plus fortement sur le quartile supérieur. Elle représente 107 000 € contre 58 000 € pour la moyenne du groupe. Les aides PAC représentent 3 800 € en moyenne par entreprise. Les charges opérationnelles sont en baisse, notamment les frais vétérinaire, les frais d’élevage et les saillies. Les charges externes sont quant à elles en augmentation de 13 000 € entre les deux années.

Seul le quartile supérieur réalise un EBE qui permet d’assurer le remboursement des annuités et les prélèvements privés. La moyenne de groupe ne passe pas la barre des annuités (annuités / EBE : 112 %). La
moyenne de groupe ne dispose pas d’une situation financière confortable même si les capitaux propres représentent 60 % du total du bilan
.

Observatoire économique des éleveurs de trotteurs

Les pensions représentent 20 % du total des produits pour ce groupe. De plus, les ventes de chevaux représente 16 % des produits. Le montant total des produits est alors de 248 000 , en diminution par rapport à 2021. Les ventes de saillies pour l’année 2022 sont de 6 000 €. Toutefois, elles sont à plus de 20 000 € pour le quartile supérieur. Les charges opérationnelles par produit baisse de 7 %. Elles sont composées à 16 % d’achats d’aliments. Les charges externes ont augmenté de près de 20 000 € entre les deux exercices. Elles représentent 33 % des produits, avec notamment une augmentation du poste des travaux par tiers.

L’EBE est en légère augmentation de 4 000 €. Il couvre les annuités à hauteur de 25 000 € ainsi que les prélèvements privés pour 14 000 €. Les éleveurs de trotteurs ont stabilisé les dettes à court terme et le taux d’endettement reste à 60 %. Le quartile supérieur enregistre un EBE de 105 000 € supérieurs à la moyenne du groupe. Ce qui représente alors environ 20 000 € de plus par ETP.

Observatoire économique des entraîneurs publics de galop

Les moyens de production ont très peu varié entre les deux années. Mais les produits ont augmenté de 13 000 €. Les pensions représentent 55 % de ces produits. Les charges opérationnelles représentent 27 % des produits avec :

  • aliments pour 20 %,
  • litières pour 10 %,
  • frais vétérinaires pour 14%.

La part des charges externes du produit augmente de 6 % par rapport à l’exercice précédent. Elles représentent 24 % des produits en 2022. Il y a 28 000 € pour le poste entretien des bâtiments et 45 000 € pour les énergies et autres fournitures.

L’EBE a fortement chuté entre les deux années retenues pour l’observatoire. Il baisse en effet de plus de 32 000 € mais couvre néanmoins les annuités à hauteur de 34 000 €. Il est à noter que le quartile supérieur, bien qu’il réalise un EBE de 96 000 € supérieur à la moyenne, dispose toutefois d’un ratio à l’ETP inférieur à la moyenne du groupe.

Observatoire économique des entraîneurs de trot

Les produits augmentent de 30 000 € avec des moyens de productions stables entre les deux années. Les pensions représentent 23 % et les gains 32 % du montant des produits. Bien que les produits ont plus que doublé pour le quartile supérieur, le ratio à l’ETP n’est que de 18 000 € supérieur à la moyenne du groupe.

Les charges opérationnelles par rapport au produit sont de 28 % en 2022, contre 34 % en 2021.

Les charges externes ont augmenté par rapport aux produits de 3 %. Nous constatons une augmentation de l’EBE de 7 000 € entre les deux années. Toutefois, le rapport EBE / Produits est stabilisé à 23 %. Le taux d’endettement est en baisse de trois points.

Les annuités sont couvertes par l’EBE à hauteur de 39 000 €. Les prélèvements privés le sont également pour 22 000 €. Les capitaux propres représentent 36 % du total du bilan des entreprises.

Observatoire économique des écuries de pensions

Les produits augmentent entre les deux années de 20 000 €, pour la moyenne de groupe. Alors que les écuries de propriétaires qui sont dans le quartile supérieur réalise un montant sur produits supérieur de plus de 18 500 € par ETP, par rapport à la moyenne du groupe. Les charges opérationnelles sont stables entre les deux exercices alors que les charges externes ont augmenté de 7 000 €. Les postes énergies et fournitures ont augmenté de 45 % entre les deux années. Les travaux par tiers ont subi également une augmentation.

Le rapport EBE sur produits s’est amélioré de plus de sept points entre 2021 et 2022. Mais il reste très faible. Son augmentation en valeur de plus de 10 000 € permet le remboursement des annuités pour 9 300 € ainsi que les prélèvements privés pour 5 500 €. Le taux d’endettement reste stable à 62 %. Les capitaux propres sont stables à plus de 90 000 €. Ils représentent alors 38 % du total du bilan de la moyenne de ce groupe.

Cet observatoire a été réalisé avec l’Atelier des études économiques, veille et prospective de Cerfrance Normandie Maine. Vous pouvez retrouver tous nos observatoires sur les activités équines en ligne sur notre site internet.

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Thèse innovation dans la filière équine

Thèse filière équine et innovation

Temps de lecture : 2 minutes

Equicer porte la thèse sur l’acceptation de l’innovation dans la filière équine

Le sujet de recherche de la thèse est l’ « acceptation de l’innovation dans un secteur traditionnel : le cas des entreprises de la filière équine« . Equicer porte cette thèse depuis novembre 2023.

L’enjeu plus opérationnel de cette thèse de doctorat sera notamment de construire des préconisations aux entreprises innovantes et porteurs de projets de la filière équine. Ce projet est une thèse CIFRE, le dispositif ANRT soutient la thèse.

Dans le cadre de cette thèse, Equicer a accueilli Alice Monier Torrente. La doctorante portera cette réflexion scientifiques pendant trois ans au sein de l’école des mines de Saint Etienne, le laboratoire Coactis, l’école doctorale ED-SEG et les universités de Lyon et St Etienne.

Cette recherche est également soutenue par différents acteurs :

  • privés de la filière équine : le groupe Lim et Horse Development,
  • institutionnels : le Pôle Hippolia, le comité scientifique IFCE et le Fonds Eperon.

Quelles sont les conditions pour développer l’acceptation de l’innovation dans un secteur traditionnel, le cas des entreprises de la filière équine ? Voici les premiers questionnements autour de la problématique :

  • La filière équine (ou ses sous-filières) présente (ou présentent-elles) des caractéristiques propres vis-à-vis de l’acceptation de l’innovation ? Et en ce cas, s’agit-il de freins à l’innovation spécifiques au secteur ?
  • Peut-on qualifier la filière équine de secteur traditionnel ? Si oui, cela constitue-t-il une voie d’explication en matière de barrières/freins pour les innovations ?
  • Peut-on isoler, dans la littérature ou sur le terrain, des modèles / pistes pour aider les innovateurs, les entreprises ou encore l’écosystème de l’innovation pour la filière équine ?

Le projet, d’une durée de trois ans, comportera notamment des phases de collecte de données auprès des entrepreneurs de la filière équine.

Si vous souhaitez avoir des informations complémentaires sur cette thèse sur l’innovation dans la filière équine, n’hésitez pas à nous contacter par mail.

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Changement taux TVA filière équine en 2024

TVA équine 2024 des changements

Temps de lecture : < 1 minute

TVA équine 2024, des changements annoncés mais en attente du décret d’application

La dernière loi de finances annonce des changements pour concernant les taux de TVA appliqués pour la filière équine en 2024. Mais nous sommes toujours en attente du décret d’application

L’enseignement de l’équitation rentre dans le champ d’application de la TVA à 5,5 % contre 20 % à compter du 01 janvier 2024 (loi de finance 2024).

Cependant, pour pouvoir appliquer convenablement et ne pas interpréter à tord le texte de loi, il convient d’attendre les précisions de l’administration qui sortira une instruction qui reprendra ces changement et le champ d’application.

Nous ne sommes donc pas en mesure à l’heure actuelle de dire si les pensions sont incluses dans un changement de taux de TVA.

Pour le reste, il n’y a pas de changement :

  • entraînement et vente de chevaux hors reproducteurs, pension poulain sevré : TVA à 20 % ;
  • pension et vente de chevaux reproducteurs (poulinières et étalons) : TVA à 5,5 %.

Pour en savoir plus, sur l’ensemble des mesures phares impliquant la filière équine issues de la loi de finances 2024 promulguée le 29 décembre 2023, vous pouvez consulter notre lettre infos consacrée à ses impacts.

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Equistat 2022 observatoire économique Equicer

Observatoire économique 2022

Temps de lecture : 6 minutes

Observatoire économique des activités équines 2022

Nous sommes très heureux de partager avec vous le dernier observatoire de la filière équine réalisé à partir de données comptables des années 2020 et 2021. Il reprend sept activités professionnelles ainsi qu’un zoom sur les centres équestres. L’objectif est de permettre d’apporter des compléments d’analyses en lien avec les implantations sur les territoires et la taille des entreprises.

Introduction

Nous n’avons pas oublié que les deux années observées ont été touchées par les effets de la Covid-19. Les professionnels ont fortement été marqués, notamment au premier semestre 2020. Certains se demandant même s’ils pourraient continuer leurs activités.

Mais à l’heure où nous mettons en forme nos travaux :

  • La FFE a enregistré un rebond historique des licenciés, + 12 % par rapport à 2019,
  • Les sports équestres ont retrouvé leurs adeptes pendant la crise sanitaire. Les entreprises spécialisées en chevaux de sport ont donc ainsi pu être soutenues.
  • L’élevage a enregistré une augmentation des juments saillies, très marqué en sport.

Le marché du cheval a donc retrouvé des couleurs. Il convient néanmoins de rester prudent pour l’année en cours ainsi que les années qui viennent. Car l’envolée des prix des matières premières pourrait bien fragiliser les entreprises de nos clients. Charge à eux de travailler au plus près des prix de revient, liés à leurs activités respectives, afin d’anticiper des décisions de gestion. Ces dernières leur permettront de rester en piste pour les années à venir.

Observatoire économique des centres équestres

Echantillon total des centres équestres

Nous avons observé pour l’activité centres équestres 238 dossiers. Ils utilisent 19 hectares de surfaces et emploient un salarié pour 2,2 équivalents temps plein (ETP) au total. Ils prennent également 14 chevaux en pension.

Les leçons d’équitation représentent 66 % du total des produits. Elles augmentent alors de plus de 17 000 € entre les deux exercices (2021 comparé à 2020). Le quartile supérieur valorise mieux la main d’œuvre. En effet, le produit par ETP est supérieur de 22 000 € par rapport à la moyenne du groupe, soit un montant de 85 300 € par ETP.

Les charges opérationnelles sont stables entre les deux années, soit 25 % des produits. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est quant à lui en augmentation de 4 000 €. Il permet ainsi de rembourser les annuités ainsi que d’assurer des prélèvements privés à minima. Le taux d’endettement est stabilisé à 67 %. Ainsi, la moyenne du groupe est un peu moins endettée que le quartile supérieur (73 %).

Centres équestres avec un ETP < 1

Le quartile supérieur utilise 11 hectares de plus que la moyenne du groupe disposant d’un peu plus de sept chevaux en pension.

Les produits sont de 69 000 € par ETP dont 24 % de pensions et 60 % de leçons d’équitation. L’EBE est en augmentation entre les deux années de 2 400 €. Mais, il reste à un niveau très bas si on le projette sur les produits, soit 23 % seulement. Les annuités de 8 000 € sont couvertes par l’EBE. Mais, il reste très peu de disponible pour assurer des prélèvements privés corrects ainsi que l’autofinancement nécessaire à toute activité.

Les immobilisations représentent 74 % du total du bilan. Le taux d’endettement a quant à lui baissé de seulement un point. Il n’y a pas de modifications à noter sur la composition du bilan entre les deux années.

Centres équestres avec un ETP de 1 à 3

121 dossiers composent ce groupe qui ont des moyens de production détaillés comme suit :

  • 18 hectares de surface ;
  • un peu plus de deux ETP au total ;
  • 17 chevaux en pension.

Les produits par ETP ont augmenté de 4 800 € entre les deux années pour atteindre 63 875 €. Les charges opérationnelles représentent quant à elles 24 % du total des produits. Ils sont composés de 62 % de leçons d’équitation. La charge d’aliments dépasse les 10 000 € pour l’exercice soit 33 % du total des charges opérationnelles. L’entretien des matériels et des constructions comptent pour 25 % des charges externes.

L’EBE a augmenté de 6 000 € et le résultat de l’exercice a dépassé les 15 000 €.

Centres équestres avec un ETP > 3

Composé d’une quarantaine de dossiers, exploitant en moyenne une surface de 25 hectares, ce groupe réalise 282 000 € de produits. Quant au quartile supérieur, il réalise un peu plus de 463 000 €.

Les leçons d’équitation sont de 74 % par rapport au total des produits. Il s’agit du seul groupe observé pour les centres équestres ayant dépassé les 70 % sur ce critère. Quant aux pensions, elles sont de plus de 49 000 € soit 18 % du total des produits.

13 % des charges opérationnelles sont composées par les frais vétérinaires et 31 % par les achats
d’aliments.
L’EBE a augmenté de 20 000 €, soit une augmentation de trois points par rapport à l’année précédente, en comparaison des produits.

L’EBE permet de rembourser les annuités, d’assurer les prélèvements et d’envisager de l’autofinancement pour des investissements si besoin.

Observatoire économique des éleveurs de galopeurs

Les moyens de production sont en légère augmentation : la main d’œuvre salariée, la surface, le nombre de chevaux en pension. Seul le nombre de chevaux en propriété diminue entre les deux exercices.

Le total des produits a augmenté de plus de 70 000 €. Les produits sont composés de 34 % de pensions et de 11 % de gains de courses. Le prix moyen des ventes de chevaux est stable et reste ainsi juste au-dessus des 14 800 €.

16 % des charges opérationnelles sont des frais vétérinaires et 20 % des charges sont liées aux aliments. Les charges opérationnelles sont en baisse de 3 %. La maîtrise des charges opérationnelles ainsi que des charges externes permet d’augmenter l’EBE sur produit de 5 %. Le taux d’endettement est en baisse de trois points.

Observatoire économique des éleveurs de chevaux de sport

Nous avons observé un groupe de 188 dossiers sur deux années, spécialisés sur la filière éleveurs de chevaux de sport. Les moyens de production sont identiques entre 2021 et 2020, aussi bien pour la moyenne du groupe que pour le quartile supérieur.

Le montant total des ventes de chevaux a augmenté de 272 000 € entre les deux exercices avec 455 chevaux commercialisés, soit un prix moyen de 7 640 € hors taxes. Le quartile supérieur réalise des meilleures ventes avec un prix dépassant les 10 000 € par cheval vendu. Le total des produits pour la moyenne du groupe a augmenté de 9 %. Les charges opérationnelles sont en baisse de 2 % par rapport au total des produits. Aucune hausse, ni baisse sensible à relever sur les postes de charges entre les deux années. L’EBE permet seulement d’assurer une partie des annuités d’emprunts.

Il est à noter que le quartile supérieur réalise un EBE dix fois supérieur à la moyenne du groupe. Il montre cette année, un résultat d’exercice bénéficiaire de plus de 20 000 €. Alors que la moyenne du groupe accuse un déficit.

Observatoire économique des éleveurs de trotteurs

L’échantillon observé est de même taille que les années précédentes avec 101 dossiers. Les moyens de production sont stables entre les deux années.

Les produits sont en augmentation de 28 000 €, composés de :

  • 15 % de pensions d’élevage,
  • 28 % de chevaux immobilisés commercialisés,
  • 20 % de gains de courses.

Les prix moyens de vente des chevaux sont en augmentation de 1 000 € par cheval vendu. Le prix moyen se trouve à 9 130 € hors taxes. Le quartile supérieur commercialise quant à lui ses chevaux en moyenne à 13 500 €.

Les charges opérationnelles sont stables alors que les charges externes sont en baisse de deux points pour un EBE qui augmente de 3 %.

L’EBE permet d’assurer le remboursement des annuités ainsi que les prélèvements privés.

Observatoire économique des entraîneurs publics de galop

Les 60 entreprises qui composent ce groupe, disposent de 9,6 salariés. Il est à noter que le quartile supérieur emploie plus de 24 salariés au total.

Les produits entre 2020 et 2021 sont en augmentation de 89 000 €. Alors que les charges opérationnelles (composées à 27 % de charges d’aliments, 20 % de frais vétérinaires, 13 % de litière et 12 % de frais de maréchalerie, pour les postes détaillés), ont seulement augmenté de 35 000 €. Les produits sont composés de 57 % de pensions et 14 % de gains de courses. L’EBE a augmenté. Mais, il n’a pas suivi l’augmentation des produits puisqu’il s’est amélioré de 5 000 euros seulement. L’EBE sur produit est très faible puisqu’il n’est que de 14 %, pour la moyenne du groupe mais également pour le quartile supérieur.

Les capitaux propres sont négatifs aussi bien pour le groupe observé que pour le quartile supérieur.

Observatoire économique des entraîneurs de trot

Il y a 125 dossiers observés pour ce groupe. Il réalise plus de 310 000 € de produits avec 24 hectares et 1,80 ETP salariés. Nous retrouvons 75 000 € de pensions et 146 000 € de gains de courses dans ces produits. Ces derniers sont en augmentation par rapport à l’année passée. Les charges opérationnelles sont à 34 % du total des produits comme l’année précédente et l’EBE sur produit a augmenté de six points.

Les prix observés sur les ventes de chevaux sont de 4 000 €, en légère baisse par rapport à l’année 2020. Même si les montants des ventes de chevaux représentent un montant total de 2 055 000 €.

L’EBE a pris six point par rapport à l’année passée. Les annuités peuvent être remboursées et les prélèvements privés assurés. Le taux d’endettement a augmenté de trois points pour atteindre 77 %.

Observatoire économique des écuries de pensions

Nous avons assemblé pour ce groupe 62 entreprises. Elles ont des moyens de production stables sur les deux années observées 2020 et 2021. Les produits se stabilisent à 100 000 € avec 34 000 € de pensions.

Les charges opérationnelles sont composées à 11 000 € d’aliments, de frais vétérinaires à 4 000 € et de litières à 4 200 €. Elles représentent alors 35 % des produits soit deux points de plus que l’exercice précédent.

Les charges externes sont en baisse de 5 %, et l’EBE est en hausse de 2 200 €. L’EBE permet de rembourser les annuités mais ne permet pas d’assurer des prélèvements privés corrects.

Cet observatoire a été réalisé avec l’Atelier des études économiques, veille et prospective de Cerfrance Normandie Maine. Vous pouvez retrouver tous nos observatoires sur les activités équines en ligne sur notre site internet.

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FORMATION : GÉRER SON EXPLOITATION ÉQUINE DANS UNE DÉMARCHE D’OPTIMISATION

Gérer son exploitation équine

Temps de lecture : 2 minutes

Formation Equi-Projets : gérer son exploitation équine dans une démarche d’optimisation

Notre conseillère Equicer animera la prochaine formation Equi-Projets sur le thème : « Gérer son exploitation équine dans une démarche d’optimisation ». Cette formation est organisée par le Conseil des Chevaux de Normandie dans le cadre d’Equi-Projets.

Vous êtes un porteur de projets en cours ou vous êtes récemment installé (2022) ?

Equi-Projets et Equicer organisent une nouvelle session de la formation : « Gérer son exploitation équine dans une démarche d’optimisation ».

Parcours à l’installation, business plan, comptabilité et fiscalité… autant de compétences qu’il faut maitriser et savoir optimiser. Vous avez besoin d’un coup de pouce ? Cette formation sur deux jours à l’initiative du Conseil des Chevaux de Normandie vous permettra de renforcer vos connaissances et compétences en matière de gestion d’exploitation équine.

Les informations pratiques sur la formation Equi-Projets

Voici les informations pratiques concernant la formation 2023 :

  • Dates : 19 & 20 juin 2023
  • Lieu : Forum digital de Colombelles (14)
  • Prix : 290 € Net de taxes

Pendant cette formation, la formatrice aborderas les thématiques suivantes :

  • Les parcours à l’installation
  • La gestion comptable et sociale de l’entreprise équine
  • L’optimisation de la gestion et la fiscalité des exploitations équines

Vous souhaitez participer à la formation ? Rendez-vous sur le site du Conseil des Chevaux de Normandie.

Pour de plus amples renseignements sur la formation Equi-Projets

Pour en savoir plus sur la formation Equi-Projets, Pascal BOUILLE du Conseil des Chevaux de Normandie est joignable au 06 17 98 29 13 et par mail : pascal.bouille@chevaux-normandie.com

Vous souhaitez prendre contact avec un de nos conseillers spécialisés Equicer ? Il suffit alors de remplir notre formulaire de contact, via notre site internet.

Vous aimeriez avoir plus d’informations sur la place du réseau Equicer dans la démarche Equi-Projets ? Vous pouvez alors retrouver toutes les informations, sur notre site internet : cliquez-ici.

Equicer est un réseau national. La spécialisation d’Equicer est le conseil pour les professionnels de la filière équine. Aujourd’hui, Equicer est présent sur 70 départements français. Une partie des collaborateurs et collaboratrices est basée sur la Normandie. Equicer est alors un partenaire d’équi-projets depuis plusieurs années.

Equi-Projets et Equicer organisent une nouvelle session de la formation : « Gérer son exploitation équine dans une démarche d’optimisation ».

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Equi Junior Locomotion 2023

Temps de lecture : 2 minutes

Equicer soutient Equi Junior Locomotion 2023

Equicer soutient le concours Equi Junior Locomotion 2023.

Equi Junior Locomotion est une association Loi 1901 dont l’objectif est d’éduquer les étudiants vétos et maréchaux au pied du cheval, et de les faire collaborer pour le bien être des chevaux. La devise de cette association : apprendre ensemble.

Pour répondre à ces objectifs, ils font inter réagir les jeunes en les faisant :

  • travailler sur des cas cliniques ;
  • participer à des ateliers pédagogiques.

2023 sera la quatrième session.

Présentation Equi Junior Locomotion

Le concours Equi Junior Locomotion, c’est d’abord la présentation des cas cliniques sur You Tube. Depuis le 1er avril 3023, il y a une présentation hebdomadaire d’un cas clinique. Une période de questions réponses avec un jury d’experts suivra cette présentation.

Ces vidéos sont également relayées sur Facebook et Instagram. Cela permet des échanges. Les étudiants ayant présenté un cas clinique répondent aux questions des internautes. Il y a à une quinzaine d’équipes inscrites d’étudiants maréchaux et vétos, de France, Europe et Outre atlantique.

Objectifs d’Equi Junior Locomotion

Equi junior est un colloque, innovant et inédit, pour les formateurs et les apprenants des écoles de maréchalerie et des écoles vétérinaires. Le but est d’améliorer et d’harmoniser leurs connaissances. Il s’agit également de développer et optimiser les collaborations entre les vétérinaires et maréchaux-ferrants de demain. Parier sur les apprenants, c’est ainsi préserver la santé des chevaux, améliorer leur bien-être, pour une utilisation optimale dans le respect du cheval.

Equi Junior Locomotion 2023

Tous les jeunes ayant présenté un cas clinique sont invités à la finale au haras du Pin le 28 Septembre 2023. Ils sont également conviés aux deux journées d’Equi-meeting maréchalerie qui suivent.

Le 28 Septembre 2023 sont aussi invités tous les étudiants vétos et maréchaux qui le souhaitent, à venir participer aux ateliers pédagogiques et à assister à la finale des cas cliniques.

Durant cette journée, notre équipe EQUICER animera un atelier. Il est d’or et déjà possible de prendre contact pour fixer un créneau d’échange privilégié.

Pour en savoir plus sur cet évènement, vous pouvez suivre le groupe Facebook dédié.

Equicer soutient Equi Junior Locomotion 2023

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Des changements de TVA pour la filière équine dans l'élevage dès janvier 2023

EQUICER Infos n°32 : Changements de TVA dès janvier 2023

Temps de lecture : 2 minutes

EQUICER Infos n°32 : actualité TVA dans la filière équine, des changements dès janvier 2023 !

Découvrez notre lettre sur l’actualité de la TVA dans la filière équine, avec des changements dès janvier 2023.

La loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022 en application de l’article 49.3, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts (CGI), ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

Vers une TVA à 5,5 % pour les ventes de saillies et les pensions des reproducteurs

La loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts, ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

En effet, cet article relatif à la TVA au taux réduit de 5,5 % a été modifié par l’ajout d’un point 1°bis B : « Les produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture ou de l’aviculture lorsqu’ils sont d’un type normalement destiné à être utilisé dans la production agricole« .

Les recettes concernées par la TVA au taux réduit de 5,5 %

Les activités liées à la reproduction sont concernées par ce passage de taux de TVA de 10 % à 5,5 %. Il s’agit alors des activités pour les :

  • ventes d’étalons, de parts d’étalon en indivision,
  • ventes de pouliches destinées à la reproduction, de poulinières,
  • pensions de reproducteurs (étalons, pouliches destinées à la reproduction, poulinières),
  • opérations de monte ou de saillie,
  • ventes de doses (paillettes),
  • ventes d’embryons,
  • poulinages sans intervention d’un vétérinaire,
  • gratifications étalonniers, primes écuries, 
  • ventes, locations, pré-débourrage, débourrage et prises en pension d’équidés destinés à être utilisés dans la production agricole, sylvicole ou piscicole.

Le cas particulier des poulains

En revanche, l’espoir que toutes les opérations concernant la vie d’un poulain (pensions, ventes) puissent être soumises au taux réduit de 5,5 % n’a pas été suivi d’effet par l’Administration.

Pour autant, tous les poulains concernés par un taux de 5,5 % sont :

  • Les poulains non sevrés en cas de pensions
  • Les poulains sevrés, dès lors qu’ils relèvent d’une race dont les caractéristiques morphologiques, les prédestinent à usage de trait ou de production de viande et une attestation, lors de la cession, d’une telle affectation.

Toutefois, les ventes de poulains vivants destinés à la pratique hippique (équitation, course) restent taxées à 20 %.

Quelques points de vigilance sur les changements de TVA prévus dès janvier 2023

Il convient maintenant d’attendre la publication de la doctrine fiscale, notamment sur la TVA sur les poulains.

Par ailleurs, une interrogation demeure sur les cessions aux particuliers pour lesquelles nous n’avons pas la certitude que la baisse des taux les concerne. Nous restons également en veille pour savoir si elles sont éligibles au taux réduit de 5,5 %. Ou bien si elles repassent au taux de 20 %.

Des changements de TVA pour la filière équine dans l'élevaged dès janvier 2023
Des changements de TVA pour la filière équine dans l’élevage dès janvier 2023

Vous pouvez dès présent retrouvez notre lettre d’infos sur la TVA dans les courses et les centres équestres en ligne.

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TVA des activités liées à la reproduction

Temps de lecture : 2 minutes

Actualité de la TVA dans la filière équine pour les activités liées à la reproduction – des changements dès janvier 2023 !

2023 débute avec des changements sur les taux de TVA des activités liées à la reproduction dans la filière équine. En effet, la loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts, ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

En effet, cet article relatif à la TVA au taux réduit de 5.5% a été modifié par l’ajout d’un point 1°bis B : « Les produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture ou de l’aviculture lorsqu’ils sont d’un type normalement destiné à être utilisé dans la production agricole« .

Loïc MALIVET, président de la fédération des éleveurs du galop et de la Filière Cheval confirmait suite à une réunion vendredi dernier entre les représentants du bureau Cheval du ministère de l’Agriculture et Bercy que les activités liées à la reproduction changeaient donc de taux de TVA en 2023. Ils vont alors passer de 10% à 5.5%.

Les activités de reproduction concernées par le changement de taux de TVA

Les recettes concernées par la TVA au taux réduit de 5.5% sont donc :

  • ventes d’étalons, de parts d’étalon en indivision,
  • ventes de pouliches destinées à la reproduction, de poulinières,
  • pensions de reproducteurs (étalons, pouliches destinées à la reproduction, poulinières),
  • opérations de monte ou de saillie,
  • les ventes de doses (paillettes),
  • les ventes d’embryons,
  • les poulinages sans intervention d’un vétérinaire,
  • les gratifications étalonniers, primes écuries, 
  • les ventes, locations, pré-débourrage, débourrage et prises en pension d’équidés destinés à être utilisés dans la production agricole, sylvicole ou piscicole.

En revanche, l’espoir que toutes les opérations concernant la vie d’un poulain (pensions, ventes) puissent être soumises au taux réduit de 5.5% n’a pas été suivi d’effet par l’Administration : on conserve donc le taux de TVA de 20% pour cette catégorie d’équidés.

Il convient maintenant d’attendre la publication de la doctrine fiscale, et notamment concernant la TVA sur les poulains.

Vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter votre conseiller Equicer. Vous pouvez également nous adresser votre demande via notre formulaire de contact.

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Protégé : F05 – Activités équestres et pluriactivité. Activités annexes et agro-touristiques en lien avec une activité équine agricole

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