coût de revient

EQUICER Infos n°24

Dans cette lettre d’informations, nous allons revenir sur les obligations liées à la facturation et à la caisse, sur la gravité et l’importance des accidents en milieu équin. Enfin, nous vous présenterons le coût de revient pour votre structure spécialisée cheval.

Rappel des obligations liées à la facturation et à la caisse

Toute personne assujettie à la TVA dont l’activité n’engendre pas systématiquement la production d’une facture pour chaque opération (cas notamment des ventes au comptant) doit tenir un livre de caisse sur lequel est inscrit, jour par jour, sans blanc ni rature, le détail et le montant de chacune de ces opérations, en distinguant, au besoin, les opérations taxables et celles qui ne le sont pas.

En principe, le livre de caisse retrace uniquement les mouvements d’espèces. Toutefois l’administration fiscale admet qu’il retrace l’ensemble des recettes, quel que soit le mode de paiement utilisé (espèces, chèques, cartes bancaires,…).

Les paiements en espèces supérieurs à 1 000 € sont interdits (Art. L112-6 du Code Monétaire et Financier).

La non-présentation de l’attestation ou du certificat par le commerçant sera sanctionnée par une amende de 7 500 €.

Les accidents en milieu équin

Les activités équines sont bien souvent employeurs de main d’oeuvre et les indicateurs de sinistralité de la filière mettent en évidence des fréquences et des gravités plus importantes lors d’accidents du travail consécutifs notamment à des chutes de cheval.

En effet chaque unité employeuse est tenu d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et protéger le personnel de son entreprise.

L’ANALYSE DE SON COÛT DE REVIENT AVEC UN CONSEILLER SPÉCIALISÉ

Le calcul et l’analyse de son coût de revient sont des étapes incontournables pour toute entreprise de la filière équine qui souhaite analyser ses charges et se positionner par rapport à un marché.

De quoi s’agit-il ?

Le coût de revient est une approche économique par les charges (à ne pas confondre avec le point d’équilibre qui est une approche de trésorerie par les dépenses).

Quels sont les intérêts du coût de revient ?

Connaître ou mieux connaître son entreprise et les marges de manœuvre ;
On pense fréquemment, par exemple, que les pensions au pré ont un coût de revient très bas et que la marge est élevée alors que bien souvent ce n’est pas le cas.
Quantifier ses marges de progrès : L’analyse des différents postes permet la mise en évidence des économies possibles.
Se positionner sur un marché : les observatoires réalisés par EQUICER offrent des bases pour analyser sa propre structure. Il faut également coupler le coût de revient à une étude de marché des prix pratiqués par la concurrence.
Le coût de revient peut présenter en revanche certaines limites et une vision trop restreinte, alors que des activités sont souvent complémentaires.
Le prix de revient est un outil d’aide à la décision qui permet d’améliorer la rentabilité de la structure équine.

Pour en savoir plus sur le coût de revient, vous pouvez aussi consulter la web-conférence sur le coût de revient réalisée par notre conseillère spécialisée marché équin.

EQUICER Infos n°11

Valoriser votre comptabilité avec le coût de revient.

Outre l’obligation fiscale à laquelle elle répond, la comptabilité doit aussi vous permettre d’enrichir vos repères de gestion. L’un de ces outils : le coût de revient.

Pour le déterminer, vos charges vont être affectées sur chaque activité, afin de permettre une analyse de votre chiffre d’affaires
en nombre ou en valeur vis-à-vis du contexte.

Prenons un exemple en lien avec la présence de 35 chevaux :

Les charges liées à l’élevage :

  • 10 000 € d’alimentation,
  • 5 000 € de foin,
  • 5 000 € de paille,
  • 4 000 € de soins vétérinaires,
  • 10 000 € de maréchalerie,
    Ces charges représentent un coût de 970 €/cheval.

Les charges liées au fonctionnement :

L’activité réalisée doit également permettre d’assurer le fonctionnement de la structure : mécanisation, entretien des installations, location des bâtiments / des terres, frais de main d’oeuvre, eau, électricité, honoraires, petits matériels,
déplacements,… sans oublier les frais financiers et les amortissements.
Pour un montant de 50 000 € sur ces postes, chacun des 35 chevaux présents doit « participer » à hauteur de 1 430 €.
Ainsi sur cet exemple, entre les frais directs (liés à l’élevage) et ceux de structure (liés au fonctionnement), le coût de revient de chaque cheval est de 2 400 € (970 € + 1 430 €).
Si le chiffre d’affaires réalisé par chaque cheval est supérieur au coût de revient, l’équilibre budgétaire est atteint et même dépassé. Dans le cas contraire, il faudra chercher les marges d’amélioration ou d’économie.

Si l’exemple relève, d’un centre équestre : il faudra effectuer 172 heures de cours à 14 € par heure pour couvrir l’ensemble des coûts.

Une fois que vous aurez déterminé le critère d’affectation de vos charges (en % du chiffre d’affaires, en fonction du nombre de boxes, ou en fonction du nombre de chevaux), la connaissance de votre coût de revient est un critère simple et quotidien pour suivre l’évolution de votre activité.

NOTRE CONSEIL…
Il ne faut pas confondre le coût de revient avec le suivi comptable. Le coût de revient a pour vocation de donner une information ciblée sur la rentabilité de votre activité alors que le suivi comptable recherchera l’exhaustivité de l’ensemble de vos opérations en vue de produire votre dossier fiscal. En réalité, ce n’est pas l’un ou l’autre mais les deux outils qu’il faut considérer
car ils sont complémentaires !

Le réseau EQUICER a mis en place cette année un outil permettant d’accompagner les professionnels et professionnelles du monde du cheval et de connaître pour les centres équestres les éléments qui composent le prix de revient. Cette prestation est proposée à nos adhérents sur demande : contactez votre conseiller habituel ou conseillère habituelle ou envoyer un mail à contact@equicer.fr

Observatoire économique.

Nous avons réalisé en 2011 un observatoire à partir des dossiers du réseau EQUICER et nous avions en 2011 présenté les éléments comme suit : les centres équestres sont à majorité constitués à partir de structures privées, et 2/3 des établissements enregistrent un peu moins de 100 licencié(e)s à l’année. Les structures retenues dans ce groupe embauchent 1 personne salariée en moyenne.