éleveur trotteur

Observatoire économique des activités équines – 2016

La rentabilité de l’entreprise doit être prise en compte pour éviter les mauvaises surprises !

L’édition 2016 est une année charnière pour l’observatoire économique des activités équines avec un traitement plus détaillé des données au niveau des produits et des charges opérationnelles. Nous prenons en compte pour EQUISTATS uniquement les dossiers classés « professionnels » avec un minimum de produits supérieurs à 50 000 € par entreprise ainsi que des critères de nombre de chevaux présents. Ils viennent affirmer les éléments statistiques. Ce qui nous permet d’exclure les dossiers « passion-plaisir » et ou « activité secondaire ». 

Les années se suivent et se ressemblent avec les centres équestres (ETP supérieurs à 3) qui enregistrent une baisse de leurs produits très forte sur le quartile supérieur. Les leçons d’équitation sont touchées par la baisse mais également les pensions facturées. En lien avec la baisse des produits, nous constatons une baisse de la main d’oeuvre employée. Les élevages de chevaux de sport accusent une baisse des ventes de chevaux. Ces derniers ont chuté de 8 % avec une diminution des produits de 7000 €. Nous constatons également une baisse des pensions facturées.

Concernant les élevages de trotteurs, les charges sont stables. Cette stabilité permet de constater une augmentation de l’EBE qui couvre les annuités, assure les prélèvements privés et laisse une place pour de l’autofinancement. L’excédent brut d’exploitation augmente pour les éleveurs de galopeurs. Il permet de faire face aux annuités. Le taux d’endettement est stable avec 38 %. La situation de trésorerie à court terme s’est améliorée.

Nous espérons que cette huitième édition, disponible en version papier et numérique, apporte un éclairage économique aux professionnels et professionnelles de la filière mais aussi aux porteurs et porteuses de projets. Cela permet ainsi de se rendre compte qu’au delà de la passion, la rentabilité de l’entreprise doit être prise en compte pour éviter les mauvaises surprises.

Merci à tous les collaborateurs et collaboratrices du réseau EQUICER qui ont participé à cette nouvelle édition.

LEXIQUE : ETP : Équivalent Temps Plein – SAU : Surface Agricole Utile – EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres – échantillon total :

Le groupe des centres équestres, dont l’analyse porte sur 200 dossiers, utilise une surface d’un peu plus de 17 hectares en faisant travailler une quinzaine de chevaux et avec 8 chevaux en pension.
Même si l’activité « leçons d’équitation » représente la plus grande part du chiffre d’affaires des centres équestres, les pensions représentent 28 % du total des produits. Ce dernier semble figé à 120 000 €. Le quartile supérieur accuse une baisse de 3 000 € de ses produits par rapport à n-1. Les dirigeants et dirigeantes de centres équestres gèrent au mieux les charges afin de maintenir l’excédent brut d’exploitation à 30 000 €. Cela permet de rembourser les annuités (13 000 €) et d’assurer des prélèvements privés pour 5 600 €. Même si la situation de trésorerie est tendue, le taux d’endettement reste à 56 %.

Centres équestres – ETP < 1 :

Avec 60 000 € de produits les centres équestres ayant un ETP inférieur à 1 enregistrent une augmentation des produits de 2 000 €, augmentation liée aux leçons d’équitation sur une surface d’un peu plus de 10 hectares. Les charges externes sont en légère augmentation ainsi que les frais de main d’oeuvre alors que les autres postes de charges sont maîtrisés.
Même si l’excédent brut d’exploitation permet de rembourser les annuités, il ne permet pas d’assurer un revenu pour les dirigeants et dirigeantes qui doivent compléter avec des revenus extérieurs, travail du conjoint et activité annexe pour assurer leurs prélèvements privés.
Ce groupe dispose d’une meilleure situation de trésorerie que le groupe principal « Centres équestres », même si le taux d’endettement est plus élevé (61 %) pour la moyenne du groupe et 69 % pour le quartile supérieur.

Centres équestres – ETP 1 à 3 :

Installés sur à peine 18 hectares, ce groupe de centres équestres avec un ETP compris entre 1 et 3, représente 115 dossiers, enregistre 114 000 € de produits. La différence des produits par ETP est importante entre la moyenne du groupe et le quartile supérieur puisque les 25 meilleurs réalisent 25 000 € de produits supplémentaires. L’augmentation des pensions reçues permet de relever l’excédent brut des entreprises qui accusent par ailleurs une baisse des leçons d’équitation facturées.
Avec une gestion plus serrée des charges engagées, le résultat d’exploitation est multiplié par deux entre 2014 et 2015 même si il reste à un niveau très faible de 6 600 €.
Les situations de trésorerie sont tendues : augmentation des prêts et des encours bancaires. Le taux d’endettement est à surveiller car il augmente de 2 points.

Centres équestres – ETP > 3 :

Souvent installés en périphérie urbaine, les centres équestres dont les ETP sont en moyenne de 4,7 enregistrent une baisse de leurs produits très forte sur le quartile supérieur (28 000 €) d’une part avec les leçons d’équitation, mais également sur les pensions facturées. En lien avec la baisse des produits, nous constatons une baisse de la main d’oeuvre employée et donc des
charges liées à ce poste. Cela permet de limiter le manque de rentabilité et de maintenir un produit par ETP à un peu plus de 58 000 €.
Les charges sont stables poste par poste. Cette stabilité permet le maintien de l’excédent brut à un peu moins de 68 000 €, le remboursement des annuités (stables entre les deux exercices) et l’augmentation des prélèvements privés. La trésorerie s’est dégradée. Le taux d’endettement a augmenté de 2 points.

Élevages galopeurs :

Le groupe des élevages de galop, installé sur un peu moins de 50 hectares, enregistre entre les deux années une augmentation de 50 000 € des produits. Les ventes de chevaux représentent à elles seules un tiers des produits avec une moyenne de 13 000 € pour les chevaux en stock commercialisés (hors chevaux immobilisés). Le quartile supérieur réalise en moyenne une augmentation de ses produits de 140 000 € entre les deux années. Les charges sont stables même si les frais vétérinaires et les frais d’élevage augmentent légèrement.
L’excédent brut augmente de 36 000 €. Il permet de faire face aux annuités de 24 500 € et ainsi assurer des prélèvements privés pour les éleveurs et éleveuse de galop de 34 000 €.
Le taux d’endettement est stable avec 38 %. La situation de trésorerie à court terme s’est améliorée de 20 000 €. Les créances, ajoutées aux disponibilités bancaires, permettent de faire face aux dettes à court terme.

Élevages chevaux de sport :

Pour cet échantillon de 100 dossiers d’élevages de chevaux de sport qui exploitent à peine une trentaine d’hectares et qui emploient très peu de main d’oeuvre, les produits sont figés à hauteur de 74 000 €. Ils sont en baisse pour le quartile supérieur. Les ventes de chevaux ont chuté de 8 % pour une diminution en produits de 7 000 €. Nous constatons également une baisse des pensions facturées de 5 000 € en moyenne. L’EBE sur produit est très faible puisqu’il reste bloqué à 12 % du total des produits et ne couvre pas les annuités engagées.
Nous enregistrons également une augmentation des emprunts ainsi que des encours bancaires. Les capitaux propres diminuent entre 2014 et 2015. Même si les charges semblent maîtrisées, les élevages de chevaux de sport subissent de plein fouet un marché tendu et une valorisation en dessous des coûts de production des chevaux élevés. Les éleveurs et éleveuses de chevaux de sport vont puiser dans leurs réserves pour assurer leurs besoins privés et bloquer le taux d’endettement à 40 %.

Élevages trotteurs :

Les élevages de trotteurs disposent plutôt de chevaux immobilisés (poulinières, étalons…) soit plus de 80 % des chevaux en propriété sur les élevages. Les produits sont en augmentation de 7 000 € entre les deux années. Ils sont composés de 22 % de ventes de saillies, 22 % également de ventes de chevaux, soit 11 500 € en moyenne par cheval vendu toutes catégories confondues et 29 % des produits sont tirés de pensions facturées. Il est à noter que le prix moyen enregistré en 2015 sur les trotteurs vendus aux enchères est de 10 400 €.
L’EBE sur produits est stabilisé à 31 %. Nous constatons pour ce groupe d’élevage de trotteurs, contrairement à la moyenne nationale, une augmentation du prix moyen des chevaux commercialisés.
Les ventes de productions végétales liées à cette activité ne représentent que 12 % des produits.
Les charges sont stables. Cela permet de constater une augmentation de l’EBE qui couvre les annuités, assure les prélèvements privés et laisse une place pour de l’autofinancement. La trésorerie s’améliore. Les capitaux propres augmentent pour ce groupe ainsi que pour le quartile supérieur.

Activités d’entraînement publics de galop :

Avec 9 personnes salariées en moyenne, les activités d’entraînement de galop prennent en pension un peu plus de 23 chevaux pour réaliser un chiffre d’affaires stabilisé à 775 000 € contre 1 810 000 € pour le quartile supérieur. 45 % des produits sont des pensions d’entraînement, 23 % de gains de courses et 13 % pour le pourcentage entraîneur. Les produits par ETP représentent un peu moins de 77 000 € pour le groupe retenu pour cet observatoire. La marge globale est stable entre les deux exercices. L’excédent brut a augmenté de 10 000 € entre 2014 et 2015.
Les charges opérationnelles sont stables entre les deux exercices avec 32 % de charges « achats d’aliments » et 26 % de frais d’élevage. Les frais vétérinaires représentent 19 % des charges opérationnelles. Les charges de main d’oeuvre représentent un total de 300 000 €, poste stable sur les deux années. Même si l’excédent brut peut sembler important en euros, il ne représente que 14 % des produits. 27 % de l’EBE servent au remboursement des annuités. Les activités d’entraînement de galop ont une mauvaise situation financière avec un taux d’endettement qui augmente de 5 points pour arriver à 117 %.

Activités d’entraînement trot :

140 dossiers retenus pour cette analyse économique des activités d’entraînement de trot réalisent 283 000 € de produits : une exploitation de 24 hectares, une personne salariée et demie, un peu moins de 8 chevaux pris en pension et 6 chevaux en propriété. Le quartile supérieur réalise cependant 34 000 € de produits par ETP de plus que la moyenne du groupe. Il est à noter que 55 % des produits sont des gains de courses.
L’excédent brut augmente peu entre les deux années. Il dépasse à peine les 83 000 €. L’EBE sur produit est de 29 % pour la moyenne du groupe et seulement de trois points de plus (32 %) pour le quartile supérieur. Les charges opérationnelles et les charges de main d’oeuvre n’ont pas varié entre les deux années. Seules les charges externes ont augmenté par rapport aux produits. Les activités d’entraînement de trot remboursent en moyenne 29 000 € d’annuités. Elles peuvent assurer leurs prélèvements privés. Les taux d’endettement sont stables pour les deux groupes étudiés.

Observatoire économique des activités équines – 2015

L’année 2014 confirme les disparités entre les différentes activités

Nous présentons la septième édition de notre observatoire économique des activités équines avec les résultats comparés des deux dernières années 2013 et 2014. C’est un panier de 1 150 dossiers comptables traités au niveau du réseau EQUICER.
Les centres équestres voient leurs produits se figer ainsi que le nombre de personnes travaillant sur les structures qui n’augmente pas. Les résultats réalisés restent très faibles. Les dirigeants et dirigeantes de centres équestres complètent bien souvent les diminutions des rentrées liées aux leçons d’équitation par une augmentation des produits de pensions facturés qui représentent 29 %.
Les élevages de chevaux de sport souffrent, même si, entre les deux années, le résultat augmente un peu, mais il ne permet pas aux éleveurs et éleveuses d’assurer leurs prélèvements privés. Seuls les élevages de trotteurs pour la catégorie élevage réalisent un excédent brut supérieur à 30 % des produits.
Le monde des courses, trotteurs et galopeurs, réalise globalement de bons résultats et se démarque des activités de sport que sont les élevages de chevaux de sport et les centres équestres.
Je tiens à remercier l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices du réseau EQUICER qui ont participé à cette édition qui scellera les 15 ans d’activités du réseau EQUICER.

L E X I QUE :
ETP : Équivalent Temps Plein
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres – échantillon total :

Avec 288 dossiers traités pour les deux années 2013 et 2014, l’observatoire économique EQUICER confirme pour les centres équestres une analyse encore plus large que lors de l’édition précédente avec un produit qui atteint les 129 000 €.
Les caractéristiques des dossiers ne changent pas soit : 2,20 ETP en moyenne avec un peu moins d’une personne salariée par structure. L’excédent brut descend au dessous des 30 000 €, soit 23 % des produits. Il permet de couvrir les annuités de 13 400 € et les prélèvements privés (faibles) d’un peu plus de 5 000 € à l’année, soit des prélèvements mensuels de 453 €. Seul le quartile supérieur réalise des prélèvements couvrant un SMIC annuel. Le résultat de l’exercice est seulement de 3 600 € en 2014 pour la moyenne du groupe. Le taux d’endettement a légèrement augmenté entre les deux années (2 points de plus par rapport à 2013).

Centres équestres – ETP < 1 :

Une baisse des produits de 2 300 € pour ce groupe, de centres équestres ayant un ETP inférieur à 1, avec une diminution également des produits pour le quartile supérieur de plus de 4 700 €.
Malgré des charges opérationnelles stables et des charges autres légèrement en baisse, l’excédent brut, le résultat d’exploitation ainsi que le résultat courant, diminuent. Le résultat de l’exercice est déficitaire. La baisse des annuités entre les deux années est de 1 660 € mais la situation financière des « petits » centres équestres s’est dégradée : augmentation des dettes à court terme et des emprunts. Le taux d’endettement a augmenté de 3 points pour atteindre 66 %. Le faible niveau des prélèvements privés confirme l’existence d’une autre activité en parallèle.

Centres équestres – ETP de 1 à 3 :

40 dossiers analysés en plus par rapport à l’édition précédente soit 170 dossiers de centres équestres avec un ETP compris entre 1 et 3 qui réalisent un total de produits de 116 000 €. Ce qui correspond à une baisse de 2,30 % entre les deux années dont 31 % sont constitués de pensions. La baisse est à tous les niveaux de l’excédent brut jusqu’au résultat de l’exercice avec un rapport EBE sur produit très faible à 23 %.
Les annuités représentent 44 % de l’EBE et les prélèvements privés sont peu élevés et identiques au groupe total soit un peu plus de 5 000 €. Les capitaux propres ont diminué de 2 500 € entre 2014 et 2013.

Centres équestres – ETP > 3 :

Ce groupe de 50 dossiers de centres équestres avec un ETP supérieur à 3 réalise la plus forte baisse de ses produits soit 3,35 % entre les deux années analysées. Un quart des produits de cette typologie de centres équestres est représenté par des pensions. Les produits sont de 57 000 € par ETP pour le groupe alors que le quartile supérieur dégage un montant de produits sur ETP de 63 650 €. L’EBE sur produits représente 23 %. Il est en baisse entre les deux années de plus de 3 000 € même si les charges opérationnelles ont été maîtrisées. Elles sont en diminution de 4 000 €. Le poste main d’oeuvre a légèrement augmenté de 1 500 €. Les capitaux propres ont diminué de 18 000 € et le taux d’endettement a augmenté de 5 points pour atteindre à 53 %.

Élevages galopeurs :

C’est un échantillon plus petit en taille pour les structures qui composent ce groupe d’élevage de galopeurs avec 2,60 ETP et 50 hectares de surfaces utilisées. La main d’oeuvre représentant 1,37 personnes salariées en moyenne. Les produits sont en baisse de 15 000 € entre les deux années et de 40 000 € pour le quartile supérieur. Le produit par ETP est de 167 000 € pour l’année 2014. L’année 2014 reste une bonne année pour les ventes aux enchères de galopeurs avec un prix moyen de 45 650 €. Les pensions facturées représentent 49 % des produits pour les deux années.
L’excédent brut d’exploitation sur produits représente 28 % pour la moyenne du groupe et 38 % sur le quartile supérieur qui valorise mieux son élevage. Les bons niveaux de résultats permettent d’augmenter les capitaux propres et de maintenir le taux d’endettement à 42 %.

Élevages chevaux de sport :

Les élevages de chevaux de sport disposent d’une structure moyenne de 51 hectares et d’un peu moins de 2 ETP pour les deux années. Les pensions représentent 32 % des produits totaux soit en moyenne sur les deux années 160 000 €. Les produits liés aux ventes de chevaux représentent 25 % du total des produits. Les charges opérationnelles sont en baisse et permettent une légère augmentation de l’EBE qui passe à 43 600 € soit 27 % des produits.
Même si le résultat d’exploitation augmente entre 2013 et 2014, il reste très faible avec un peu plus de 7 000 €. Le résultat de l’exercice est quant à lui déficitaire de plus de 3 000 €. Les annuités représentent 47 % de l’EBE alors que pour le quartile
supérieur il représente seulement 33 %. Les valeurs du bilan n’ont pas changé entre les deux années. Les éleveurs ou éleveuses ont réalisé des apports extérieurs pour consolider leur situation financière.

Élevages trotteurs :

110 dossiers composent ce groupe d’élevages de trotteurs qui réalisent avec 1,80 ETP et à peine 60 hectares un montant total de produits de 232 800 €. Les gains de courses représentent 26 % et les pensions 28 % du total des produits. Il est bon de rappeler que 1 631 trotteurs ont été vendus en 2014 à un prix moyen de 11 500 €, sachant que le groupe réalise en moyenne sur 2014 des ventes de chevaux à hauteur de 37 % du total des produits. Même si l’excédent brut reste confortable : 34 % des produits, il a baissé de 10 000 € entre les deux années. Il permet de faire face aux annuités ainsi qu’aux prélèvements privés. Les situations sont saines puisque 60 % du total du bilan est représenté par des capitaux propres.

Centres d’entraînements publics de galop :

Avec une surface de 4 hectares et des équivalents temps plein de 9,25, notre échantillon « moyen » d’activité d’entraînement de galope de ces deux années présente un effectif de 33 chevaux, sachant qu’en moyenne au niveau national uns structure d’entraînement public de galop entraîne 22 chevaux. Un peu plus de 17 % des structures en France disposent de 6 à 10 personnes salariées par écurie au galop.
Nous constatons une diminution du produit global d’à peine 2 % entre les deux années observées avec une baisse de 13 030 € et une augmentation du résultat de l’exercice de 10 000 € qui remonte au dessus de la barre des 55 000 €. Les produits sont composés de 25 % de gains de courses et de 63 % de pensions facturées pour 426 810 €. Le montant des dettes à court terme a augmenté de 18 000 €. La situation nette s’est dégradée de 20 000 €. Le quartile supérieur voit également sa situation nette se dégrader mais seulement de 2 252 €.

Centres d’entraînements de trot :

Pas de gros changements pour ce groupe avec une activité d’entraînement de trot au niveau de la structure des entreprises, 24 hectares et 2,65 ETP. Il est à noter que le nombre total d’entraîneurs et entraîneuses de trot (avec une activité professionnelle ou en tant qu’amateur) reste stable en France. Les produits sont en légère augmentation de 3 000 € entre les deux années composés de 21 % de pensions et 57 % de gains de courses.
Le quartile supérieur réalise 38 000 € de produits en plus par ETP par rapport à la moyenne du groupe. L’excédent brut est en baisse ; cette baisse est due en partie à la hausse des charges de main d’oeuvre. Les frais vétérinaires représentent 21 %
des charges opérationnelles et les frais d’élevage 22 %. L’EBE permet de faire face aux annuités qui s’élèvent à 31 000 € ainsi qu’aux prélèvements privé

Observatoire économique des activités équines – 2014

Les élevages de chevaux de sport en difficulté

Cela fait déjà 6 ans que notre réseau de franchise utilise les données comptables des départements qui participent à notre observatoire économique. Cette année est une année charnière puisque nous passons la barre des 600 dossiers traités et exploités sur les années 2012 et 2013.
Ce groupe, constant sur les 2 ans, permet de vraies comparaisons avec une nouveauté pour cette édition. En effet, nous sortons 3 groupes pour les centres équestres soit 6 pages d’analyses supplémentaires afin d’être au plus proche des structures de nos adhérent.e.s et des différences départementales.
En référence aux données économiques et statistiques du cheval en France, le nombre d’élevage a diminué en 2013 avec des baisses d’effectifs également chez les trotteurs. Nous constatons une production de chevaux de selle qui régresse nettement. Les élevages de chevaux de sport sont en difficulté en 2013 alors que la France compte une production de trotteurs importante et que le marché des chevaux de galop affiche une nette progression.
Le monde du cheval de sport et celui des centres équestres supportent une baisse de rentabilité significative. Ces activités sont très dépendantes d’une clientèle de particulier.ère.s sensible au prix et donc aux incidences de la TVA.

L E X I Q U E :
ETP : Équivalent Temps Plein
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres – Échantillon total :

Un produit qui n’évolue guère entre les deux années puisqu’il stagne à hauteur de 128 000 € pour les 243 dossiers retenus dans le groupe centres équestres dont 35 % des produits sont composés de pensions.
L’excédent brut d’exploitation semble figé à 28 500 3 soit un EBE sur produit de 22 %. Il reste 15 000 € au dirigeant ou à la dirigeante après avoir remboursé les annuités pour faire face aux prélèvements privés et à l’autofinancement. Le taux d’endettement des structures reste à 52 %. Le quartile supérieur voit son résultat multiplié par trois par rapport à la moyenne du groupe alors que le résultat du groupe n’a jamais été aussi bas.

Centres équestres – ETP < 1 :

Pas de grande différence entre l’ensemble du groupe de centres équestre ayant un ETP inférieur à 1 et le quartile supérieur au niveau des moyens de production. Nous sommes réellement sur une analyse faite sur 69 dossiers disposant d’un équivalent temps plein. Ces derniers réalisent en moyenne 64 000 € de produits soit la moitié du chiffre d’affaires du groupe total. Cet échantillon est composé de nombreuses structures qui ont une activité saisonnière et pour certaines une double activité.
L’excédent brut est descendu entre les deux années en dessous de la barre des 10 000 € représentant seulement 15 % des produits. L’excédent brut couvre à peine pour 2013 les annuités. Il n’y a pas de marge de manœuvre pour les prélèvements
privés et l’autofinancement
car les professionnels et professionnelles ont réalisé des apports privés pour équilibrer leurs besoins.

Centres équestres – ETP de 1 à 3 :

Cet échantillon total est composé de 130 dossiers qui sont installés sur 18 hectares avec deux ETP en moyenne. Les produits sont stabilisés un peu en dessous des 122 000 € avec 33 % de pensions facturées. L’EBE sur produit a augmenté de 3 points pour atteindre 25 % soit un taux supérieur au groupe total.
Le résultat est en augmentation de 4 000 € après un effort effectué au niveau des postes de charges. Le maintien des frais vétérinaires et des frais d’élevage est au même niveau sur les deux années. Les annuités ont augmenté de 2 000 € entre
2012 et 2013. Les prélèvements privés sont de 6 000 €. Le taux d’endettement est en augmentation de 4 points, il passe de 52 à 56 %.

Centres équestres – ETP > 3 :

Ce groupe représente 44 dossiers de centres équestres qui ont un nombre d’équivalents temps plein égal ou supérieur à trois. Ces centres équestres encaissent un peu plus de 55 000 € de produits par ETP. Les charges externes ont augmenté de 2 500 € entre les deux années avec un effet de main d’oeuvre de + 0,14 ETP.
L’excédent brut est en baisse de 7 000 € en dépassant à peine les 53 000 €. Il représente 21 % des produits pour 2013.
Les annuités sur EBE ont augmenté de 7 points pour atteindre 40 % en 2013. C’est le seul groupe qui enregistre des prélèvements privés de 20 000 € en 2013. Le taux d’endettement est le plus faible des trois groupes de centres équestres présentés, soit 46 %.

Élevages galopeurs :

Pour les élevage de galopeurs, les produits sont en baisse de 36 000 € entre les deux années, même si le marché des chevaux de galop affiche au niveau national une progression. Les clôtures en cours d’année n’ont pas bénéficié de la hausse du marché à la vente. Les charges opérationnelles ont augmenté de 6 000 €. Elles représentent 34 % des produits. Les charges externes ont, elles aussi, augmenté de 2 points soit 24 % des produits. L’excédent brut est descendu en dessous de la barre des 85 000 €. Le résultat d’exploitation est en baisse de 50 000 € entre 2012 et 2013. L’EBE sur produit est en baisse de 11 points, il passe de 33 à 22 %.
Les annuités sur EBE représentent 42 %. Le taux d’endettement est de 53 % soit 3 points de plus que l’année 2012.

Élevages chevaux de sport :

C’est un groupe de 64 dossiers d’élevage de chevaux de sport qui a été analysé pour ces deux années avec des moyens de production identiques entre les deux années. Même si les pensions représentent 60 % des produits, ces derniers sont en baisse de 6 000 €. Les ventes de jeunes chevaux sont en régression en nombre et en chiffre d’affaires. Les élevages ont du mal à commercialiser leurs jeunes chevaux. Ils sont contraints de les conserver pour les vendre en dessous de leurs coûts de production. Les charges opérationnelles ont augmenté de 3 % et les charges externes de deux points. L’excédent brut est descendu en dessous des 25 000 €. Alors que le résultat de l’exercice dépassait les 10 000 € en 2012, il est quasiment à zéro pour 2013. Les annuités sur EBE ont augmenté de 17 points. Les professionnel.le.s ont eu recours à des apports extérieurs pour assurer leurs prélèvements privés.

Élevages trotteurs :

Le groupe étudié représente 85 dossiers d’élevage de trotteurs qui détiennent une surface moyenne de 58 hectares. Les produits sont en 2013 en dessous des 200 000 € avec des charges opérationnelles dont les frais d’élevage représentent 20 %. Ces derniers sont en légère augmentation de 1 point.
Le prix moyen, tous chevaux confondus, pour le marché des courses au trot est en baisse de 2 000 € en 2013. Le nombre de trotteurs commercialisés aux enchères est de 1 800 sur l’année 2013, avec un prix moyen qui dépasse les 11 000 €. L’excédent brut d’exploitation qui représente 33 % des produits est en baisse de 3 500 € entre les deux années. Le taux d’endettement s’est stabilisé à 36 % même si les annuités ont augmenté en dépassant les 25 000 €. Le groupe élevages de trotteurs conserve un bon EBE à plus de 65 000 € pour faire face aux annuités de 26 000 €.

Centres entraînement publics de galop :

Notre échantillon retenu comporte plus de 2 080 chevaux à l’entraînement pour le galop. Nous constatons une baisse du produit global de 3,5 % entre les deux exercices soit 24 000 € avec un EBE en baisse de 22 000 € entre les deux années.
Nous assistons à une stabilisation des charges opérationnelles par équivalent temps plein aussi stables pour le groupe que pour le quartile supérieur. Elles restent à hauteur de 27 000 € soit 35 % du total des charges. Le résultat de l’exercice est en baisse d’un peu moins de 15 000 €. Il descend en dessous des 55 000 €. La structure financière est très fragile avec 99 % de taux d’endettement et une baisse importante des capitaux propres de 39 000 €.

Centres entraînement de trot :

L’échantillon des centres d’entraînement de trot utilisé pour cet observatoire économique est composé de 166 dossiers dont le produit a augmenté de plus de 12 000 €. Le quartile supérieur a vu ses produits augmenter de 50 000 €. Notre échantillon a changé pour ces deux années avec des dossiers un peu plus solides financièrement, ce qui peut expliquer en partie ces augmentations.
Les pensions facturées ne représentent que 29 % des produits. Les charges opérationnelles et les charges externes sont stabilisées par rapport aux produits. L’excédent brut a augmenté de 7 000 € entre les deux années. Il représente 30 % des
produits. Le taux d’endettement passe de 54 à 56 %. Les annuités ont baissé de plus de 5 000 €.

Observatoire économique des activités équines – 2013

Des résultats très variables !

Nous assistons à une diminution des effectifs d’élevage en 2012 qui touche toutes les productions et les structures de plus de 3 juments perdent depuis 2007 au moins 16 % de juments. Le nombre de juments saillies est également en baisse en lien avec la conjoncture économique.
Si les élevages de chevaux de sport maintiennent leurs résultats, les centres équestres voient quant à eux, une diminution nette de leurs revenus. Les modifications liées aux changements des taux de TVA auront sûrement des effets sur les marges des professionnels.
Le marché des chevaux de galop est reparti à la baisse en 2012 après la hausse de 2011 et seules les ventes de trotteurs, ont affiché une progression pour le monde des courses.
Pour la cinquième année consécutive, le réseau EQUICER présente un observatoire composé de 400 dossiers permettant une analyse de six activités équines différentes. Cet outil doit servir de base de travail pour les professionnel.le.s pour connaître de façon très précise leurs coûts de production afin de conserver des activités rentables et vivre de leur passion.

L E X I Q U E :
ETP : Équivalent Temps Plein
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres :

L’échantillon des centres équestres est composé de 105 dossiers avec une surface identique à l’année passée et des unités de travail stables pour ces deux années analysées. Les produits se stabilisent à hauteur de 134 000 € pour la moyenne du groupe alors que le quartile supérieur enregistre une baisse de ses produits de plus de 8 000 €.

Les pensions facturées représentent 27 % des produits pour les deux années. Même si la marge brute et la valeur ajoutée semblent stabilisées, l’excédent brut est en baisse de 3000 €. Cette baisse est due pour 75 % à l’augmentation du poste charges de main d’oeuvre. Les annuités par ETP sont en augmentation de 860 € pour atteindre un total de 14 000 € en moyenne par dossier. Le taux d’endettement qui était monté de 3 points entre 2010 et 2011 est à 52 %.
A noter : Les professionnels et professionnles réalisent le résultat le plus bas depuis 2009.

Élevages galopeurs :

Les produits des élevages de galop sont en augmentation de 42 000 € entre 2011 et 2012 avec des moyens de production identiques (+ 9 170 € par ETP entre les deux années). Les pensions représentent 47 % des produits pour atteindre 156 000 €. L’excédent brut est en augmentation de plus de 40 000 €.
Le résultat d’exploitation a pratiquement doublé entre les deux années et dépasse les 78 000 € contre 40 000 € en 2011. L’EBE sur produit est en augmentation de 9 % par rapport à 2011 et atteint 34 % en 2012. Il est à noter que les charges opérationnelles sont stables (en 3/ETP).
Le taux d’endettement a pris 9 points cette année. Cette augmentation est due aux dettes financières à court terme qui ont augmenté de plus de 57 000 €.

Élevages chevaux de sport :

Les élevages de chevaux de sport représentent un échantillon de 45 dossiers composé d’entreprises dont la surface dépasse les 60 hectares. Les produits sont en augmentation sensible de 16 000 € soit plus de 91 000 € par ETP et les pensions sont stabilisées à 32 % du montant total des produits. Malgré les augmentations des produits, l’excédent brut d’exploitation
n’augmente que de 4 000 € car les postes de charges sont en augmentation, dont les charges opérationnelles qui ont augmenté de 6 000 € (frais vétérinaires, frais d’élevage…).
Le résultat de l’exercice augmente de 2 000 € seulement. Les charges de main d’oeuvre ont également augmenté. Même si le montant des annuités est identique entre 2012 et 2011, le taux d’endettement a augmenté de 2 points et passe à 45 %.
Sources FENCES et NASH : prix moyen des 3 ans à 13 000 € pour 2012.

Élevages trotteurs :

Un groupe de 50 élevages de trotteurs analysé pour ces deux années qui réalise 219 000 € de produits soit 132 000 € par ETP, dont les pensions atteignent 60 000 € en moyenne.

Le quartile supérieur enregistre 192 000 € par ETP. La marge brute progresse de 12 000 €, mais l’EBE seulement de 7 000 €, cette différence étant liée à l’augmentation des charges externes. L’EBE sur produit est stable à 40 %. La part des capitaux propres atteint les 61 % et les élevages de trotteurs conservent une bonne situation (bilan) à court terme. Le groupe d’élevages de trotteurs enregistre le taux d’endettement le plus bas de cet observatoire avec 39 %.
Sources Arqana Trot, AETCE, association des éleveurs normands : 1 905 trotteurs vendus aux enchères en 2012 pour un
prix moyen de 13 500 € toutes catégories confondues

Centre d’entraînement de galop :

L’échantillon des écuries d’entraînement de galopeurs est composé de 65 entreprises réparties sur trois grandes régions que sont la Normandie, Les Pays de la Loire et la Région Parisienne sur les 385 que compte le monde des courses en France en 2012.
Nous constatons une légère augmentation des produits de 2 %, soit 16 000 € avec un EBE qui reste constant pour obtenir un ratio EBE / produit de 16 %. Les gains de courses représentent 23 % du produit et les pensions facturées 68 %. On assiste à une stabilité des dépenses qui masque une hausse des charges opérationnelles de 4 %. Le groupe a augmenté ses capitaux propres et son taux d’endettement de 4 points. La structure financière reste très fragile avec un taux d’endettement élevé de 92 %. Le montant des dettes fournisseurs est très largement supérieur de plus de 1,5 fois celui des créances clients.

Centres entraînement de trot :

Les structures retenues pour cette étude représentent une centaine de dossiers d’entraînement de trot dont les moyens de production sont stables depuis 3 ans avec 1,5 équivalent temps plein salarié et un peu plus de 21 hectares de Surface Agricole Utile (SAU). Les produits augmentent de 7 000 € dont 37 % de pensions. Cette augmentation a bien été conservée par les entreprises puisque l’excédent brut ainsi que le résultat de l’exercice ont augmenté. L’EBE sur produit est en augmentation de 3 points. Les annuités sont en légère augmentation et dépassent les 26 000 €. Le taux d’endettement a augmenté de 1 % entre les deux dernières années et passe de 72 % à 73 %.
Source SECF : Le nombre de structure d’entraînement de trot est en légère diminution entre 2011 et 2012, soit un nombre de 1 683 en 2012. Le nombre de chevaux est lui aussi en baisse de 5 %.

Observatoire économique des activités équines – 2012

Un groupe en constante évolution !

Il est toujours difficile d’établir un observatoire économique pour les filières équines, mais nous essayons depuis plus de 4 années maintenant, de maintenir nos travaux avec un nombre de dossiers toujours en constante évolution qui approche les 350 dossiers retenus pour réaliser cette nouvelle étude et cela pour
six activités équines professionnelles différentes.
Certains départements de notre réseau, fort de plus de 50 départements, participent plus que d’autres, à l’élaboration et à la préparation des données, avec une forte représentation des activités liées aux courses dans les départements de la région Parisienne, Pays de Loire et de la Normandie. Nous avons d’ailleurs réalisé
en octobre 2012 un observatoire très complet sur les entraîneurs de galop à la demande du Conseil économique de France Galop.
Nous souhaitons pour les années à venir développer ces observatoires plus précis et plus pointus sur les activités des centres équestres et celles des entraîneurs de trotteurs pour obtenir des prix de revient par jour et par cheval, et ainsi aider les professionnel.le.s de la filière dans la gestion de leurs activités.

L E X I Q U E :
ETP : Équivalent Temps Plein
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres :

Le groupe centres équestres enregistre un produit global en augmentation par rapport à l’année antérieure et le quartile supérieur obtient un produit par équivalent temps plein de plus de 68 000 €. Les pensions représentent 29 % du total des produits pour atteindre un peu plus de 34 000 €. Les charges opérationnelles sont stables par rapport au produit avec des frais vétérinaires qui restent à 12 % et des frais d’élevage à 17 %. La valeur ajoutée est encore cette année en augmentation et dépasse les 59 000 €. L’excédent brut d’exploitation est de 36 700 € soit un EBE sur produit de 28 %. Les annuités sont à
5 500 € en moyenne sur les 2 années concernées par ETP pour un taux d’endettement qui monte de 3 points pour atteindre les 60 %.

Élevage de galopeurs :

Un groupe d’élevage de galopeurs pratiquement identique en nombre de dossiers traités depuis le démarrage de notre observatoire avec une trentaine de dossiers retenus, dont le montant des produits reste autour des 300 000 € en moyenne et des montants de pensions compris dans les produits qui dépassent les 144 000 €. Les charges opérationnelles qui représentent 39 % des produits sont en augmentation par rapport à l’année précédente de 20 000 € en moyenne et sont composées à 28 % de frais d’élevage, 22 % de pensions extérieures, 14 % de frais vétérinaires et 12 % de frais de saillies. L’excédent brut d’exploitation dépasse les 78 000 € pour le groupe et 100 000 € pour le quartile supérieur. Le résultat de l’exercice est de 29 000 € en moyenne et l’EBE représente 26 % du total des produits. Le taux d’endettement est stable entre les 2 années soit 42 %.

Élevages de chevaux de sport :

Installés sur une surface moyenne de 40 hectares, les élevages de chevaux de sports retenus pour l’observatoire, soit plus de 45 dossiers, réalisent un produit de plus de 176 000 € soit 83 000 € par ETP. Les pensions facturées représentent à elles seules 62 % du total des produits. Il est à noter que le quartile supérieur réalise en moyenne un peu plus de 314 000 €. Les charges opérationnelles sont stabilisées à hauteur de 35 % du total des produits avec 12 % de frais vétérinaires, 21 % de frais d’élevage, 10 % de frais de saillies et 10 % de frais de pensions extérieurs. L’EBE sur produit est en légère augmentation par rapport à l’année passée et atteint 31 %. Le résultat de l’exercice dépasse les 15 000 € pour le groupe et il est supérieur à 71 000 € pour le quartile supérieur. Le taux d’endettement est stable depuis 3 ans et reste à 42 % avec un montant d’annuités
de 22 100 € par dossier.

Élevages de trotteurs :

L’échantillon d’élevage de trotteurs analysé cette année a doublé en nombre depuis la création de notre observatoire en 2009 pour atteindre une soixantaine de dossiers qui utilisent un peu plus de 60 hectares de terre et réalisent des produits pour 217 000 €. Les pensions facturées qui représentent 55 % des produits dépassent aujourd’hui les 105 000 €. Les structures retenues dans l’étude sont celles ne dépassant pas en chiffre d’affaires la barre des 400 000 €. L’EBE dépasse les 76 000 € soit 65 000 € par Équivalent Temps Plein (ETP). Les résultats d’exercices sont les plus élevés des activités équines analysées dans notre observatoire et atteignent les 33 000 €. Concernant les charges opérationnelles 4 postes occupent à peu près le même niveau par rapport aux produits (entre 12 et 15 %) dont les frais de vétérinaires de 14 % pour 9 305 €. Le taux d’endettement reste en dessous des 40 % cette année.

Centre entraînements de galop :

Les centres d’entraînement de galop sont les plus « gros » employeurs de l’observatoire avec 6 personnes salariées embauchées en moyenne par entreprise. Les produits par ETP représentent 74 000 € pour l’échantillon total. Le quartile supérieur embauche quant à lui 17 personnes pour un produit total de plus de 1 337 000 €. Les pensions facturées représentent 59 % des produits et les ventes de chevaux 7 % pour 37 295 €.

Les gains de courses dépassent la barre des 150 000 €. Les charges opérationnelles enregistrent une augmentation entre les deux années pour atteindre 43 % du total des charges pour un montant de 29 000 € par ETP. Les situations se sont légèrement dégradées vis à vis des engagements à court terme. La situation nette des entreprises s’est dégradée entre les deux dernières années avec des capitaux propres négatifs de plus de 24 000 € en moyenne pour un taux d’endettement qui passe à 129 %.

Centres entraînement de trot :

Voici un groupe qui a fortement « bougé » en nombre de dossiers retenus pour l’étude puisqu’il a triplé depuis 2009 pour atteindre environ 90 dossiers de centres d’entraînement de trot toujours répartis pour la majorité dans les régions de l’ouest de la France. Les produits restent cette année encore au delà de la barre des 200 000 € (39 % de pensions), avec le quartile supérieur qui enregistre une somme de plus de 366 000 € de produits. L’excédent brut d’exploitation est en baisse par rapport à l’année passée avec un peu moins de 52 000 € pour un résultat d’exploitation de 21 000 € et un résultat d’exercice qui dépasse à peine les 15 000 €.
Les charges opérationnelles sont composées de 19 % de frais vétérinaires et de 18 % de frais d’élevage pour les postes les plus importants. Le taux d’endettement reste élevé et il est en augmentation par rapport à 2 010 de 4 points soit 78 %.

Observatoire économique des activités équines – 2011

Un état des lieux sur un échantillon constant de 300 entreprises

Le réseau de franchise EQUICER (49 départements franchisés au 1er octobre 2 011), présente un état des lieux économique des activités de la filière équine réalisé à partir d’une base de 806 dossiers traités et correspondant à des résultats comptables de l’année 2010.
A partir de ces 800 comptabilités, ayant une activité principale équine, 300 dossiers issus de 32 départements français et membres de notre réseau ont été conservés, permettant de réaliser un observatoire économique sur un échantillon constant
pour les deux années concernées 2010 et 2009.
Il est à noter que les affectations des dossiers dans chaque catégorie (centres équestres, centre d’entraînements de galop, autres …) sont définies à dire d’experts et expertes du réseau, avec à la base un produit équin qui doit être supérieur de plus de 50 % du produit total de l’entreprise afin que le dossier soit retenu pour cet observatoire.

Lexique :
UTH : Unité de Travail Humain
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres :

Les centres équestres sont en majorité constitués à partir de structures privées. 2/3 des établissements enregistrent un peu moins de 100 licenciés et licenciées à l’année. Les structures retenues dans ce groupe embauchent 1 personne salarié en moyenne. Installés sur un peu plus de 16 hectares, les centres équestres réalisent un produit par UTH stable par rapport à 2009 de 53 300 euros. Un quart du produit est réalisé avec des pensions pour un montant total de 31 722 €. Les ventes nettes de chevaux entrent dans la composition du produit pour seulement 7 %. Les charges opérationnelles représentent 28 % du total des produits avec 12 % de frais vétérinaires et 14 % de frais d’élevage. La valeur ajoutée est en augmentation de 2 300 € . L’excédent brut d’exploitation est en légère augmentation (27 % du produit) et le résultat d’exploitation est identique à l’exercice passé. Le taux d’endettement s’est stabilisé à 48 %.

Élevages galopeurs :

Les années se suivent et ne se ressemblent pas puisque les élevages de galopeurs réalisaient l’année passée plus de 27 000 € par UTH de résultat d’exploitation contre seulement 7 000 € cette année soit une baisse globale de résultat de 27 800 € en moyenne par dossier. Les produits ont baissé de plus de 48 000 €. La baisse des charges opérationnelles et des charges externes n’a pas suffi à compenser la baisse des produits. L’excédent sur produit ne représente que 19% cette année (en baisse de 5 %).
En 2010, les ventes ont seulement retrouvé un réel élan en fin d’année. Le montant total des enchères sur l’année 2010 conclut un retrait de seulement 3,7 millions d’Euros, soit une baisse de 4,6 % par rapport à 2009 (source Arqana).
Les pensions sont toujours importantes pour cette activité puisque cela représente 59 % du montant total des produits des entreprises. Les annuités sont en augmentation de 6 000 € et dépassent les 30 000 € par élevage.

Élevages chevaux de sport :

Les conditions d’exploitation pour les élevages de chevaux de sport sont stables avec 47 hectares exploités pour 2,20 UTH. Les produits sont en légère augmentation soit plus de 7 000 € et représentent 83 000 € par UTH. Les pensions facturées atteignent 87 000 € (48 % des produits) et les ventes nettes de chevaux 60 000 € en moyenne (33 % des produits).
Le marché , élite des jeunes chevaux de sport de 3 ans, s’est redressé à l’automne 2010, en partie par des achats dynamiques à l’export. (source FENCES)
Les charges opérationnelles composées pour 13 % de frais vétérinaires et 31 % de frais d’élevage (20 452 €) dépassent les 65 000 €. Elles représentent 38 % du total des produits des entreprises d’élevage de chevaux de sport de ce groupe. Le résultat d’exploitation est stable mais dépasse à peine les 15 000 €.

Élevages trotteurs :

Les élevages de trotteurs réalisent globalement une année meilleure que l’année précédente avec une augmentation des produits de 7 000 €. Ces produits sont composés de 48 % de pensions facturées et 26 % de ventes nettes de chevaux.
Le marché du trotteur, moins sujet aux spéculations observées en galop, a été moins touché par le contexte économique international difficile. Nous observons toujours une baisse cependant plus faible qu’en 2009.
La diminution des charges opérationnelles pour ce groupe contribue à améliorer la marge brute globale. Les charges externes quant à elles se stabilisent à hauteur de 46 000 €. Les capitaux propres dépassent les 55 % du total du bilan. Les annuités sont en forte augmentation (34 825 € au total). Le taux d’endettement est stable entre les deux exercices et reste à 40 %.

Centre d’entraînement de galop :

On note une légère augmentation de la surface pour l’échantillon des centre d’entraînement de galopeurs qui réalisent en 2010 une augmentation de leurs produits représentés à hauteur de 59 % de produits de pensions facturées (209 200 €).
Les charges opérationnelles sont composées de 25 % de frais vétérinaires et de frais d’élevage. Elles représentent au total 38 % des produits, part que nous retrouvons de façon similaire pour 4 des autres activités présentées dans l’observatoire.
Les charges externes sont en augmentation de plus de 4 400 € par rapport à l’année dernière. Le résultat d’exploitation se stabilise à hauteur de 30 000 € en moyenne pour l’échantillon. Il représente 28 000 € par UTH hors salariés. Les entraîneurs de chevaux de galop sont fortement endettés avec un taux de 130 %.

Centre d’entraînement de trot :

Très présents dans l’Ouest de la France, les régions de Basse Normandie et du Pays de la Loire regroupent à elles seules la moitié de l’effectif de trotteurs entraîné en France. Les centres d’entraînement de trotteurs réalisent un produit par UTH de plus de 81 000 € en légère augmentation par rapport à l’année précédente. Les charges opérationnelles sont en légère diminution alors que les charges externes augmentent pour représenter 31 % du total des produits.
La marge brute globale dépasse pour l’exercice 144 000 € soit 58 000 € par UTH.
Les pensions facturées composent 44 % des produits soit un montant de 90 000 €. Les charges opérationnelles sont composées de : 20 % de frais vétérinaires, de 18 % de frais d’élevage, de 7 % de saillies et de 7 % de pensions extérieures. L’excédent brut d’exploitation est en augmentation de 4 000 €. Le taux d’endettement est important et atteint les 73 % au cours de l’exercice.

Observatoire économique des activités équines – 2010

Un tour de piste pour une filière très diversifiée
EQUICER, réseau de franchise national, présent sur 39 départements français, publie pour la deuxième année consécutive son
observatoire économique sur les activités équines. Témoin de la professionnalisation de la filière toujours en cours aujourd’hui.
Les activités sont très variées dans leurs structures et dans leurs résultats qui sont globalement peu élevés !
Nous avons retenu comme l’année précédente six groupes, des centres équestres présentés aux centres d’entraînement de trotteurs. Nous avons travaillé à partir des éléments de 22 départements.
Vous trouverez cependant quelques changements dans la présentation des produits. Nous avons souhaité « remonter » les plus-valus sur les ventes de chevaux pour l’intégrer dans le calcul de l’EBE et éviter une présentation d’un résultat d’exploitation négatif et un résultat d’exercice largement positif. Cette adaptation permet de présenter les ventes nettes de chevaux comme un réel produit des entreprises équestres. Afin de rendre plus lisibles les résultats de notre observatoire, nous avons ajouté pour cette édition des détails du produit et des charges opérationnelles pour chaque activité présentée. Enfin, au delà des compléments, une analyse de nos experts et expertes de la filière équine vient compléter la présentation des résultats économiques et financiers.

Lexique :
UTH : Unité de Travail Humain
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres :

L’activité des centres équestres est réalisée avec une main d’oeuvre totale de 2,65 UTH pour une surface exploitée qui se situe en dessous des 15 hectares. Le résultat se stabilise à un peu plus de 15 000 euros en moyenne pour l’année 2009. La prise de pension représente 23 % du produit et les ventes de chevaux 10%.
Les charges opérationnelles sont en diminution de 4 % par rapport à l’année précédente et représentent 21 % du total des produits. Le taux d’endettement est encore élevé et au même niveau que l’année passée soit 60 %. L’excédent brut se stabilise à hauteur de 34 000 euros soit 26 000 euros par UTH. Le quartile supérieur obtient un excédent brut et un résultat d’exploitation multiplié par 2 par rapport à la moyenne du groupe.

Élevages galopeurs :

Les élevages de chevaux de galop, qui sont souvent de « jeunes élevages », semblent récompensés par la recherche d’un équilibre entre les produits et les charges de leurs activités car ils réalisent le meilleur résultat d’exploitation de l’observatoire pour plus de 44 000 euros par UTH ce qui confirme que 80 % d’entre eux ont bien un objectif financier et un travail de fond sur le calcul de leur prix de revient.
Mais, malgré une augmentation des produits pour ce groupe, dont les ventes de chevaux constituent une part non négligeable, le ratio EBE/produit perd 5 points par rapport à l’exercice précédent et le résultat de l’exercice est en forte baisse de 20 000 euros en moyenne. Les pensions facturées représentent à elles seules plus de 51 % des produits.
Le taux d’endettement est élevé et augmente de 3 % avec un niveau d’annuités qui passe la ligne des 10 000 euros par UTH.

Élevages chevaux de sport :

Le marché français du cheval de selle en sport et de loisir représente des transactions d’environ 200 millions d’euros. Les élevages de chevaux de sport ont souvent un statut d’agriculteur qui cherchent à produire des animaux pour le niveau professionnel.
Les conditions d’exploitation, surface et main d’oeuvre sont stables pour cette activité par rapport à l’année précédente. Le produit de 141 000 euros composé de 25 % de vente de chevaux est en baisse, et, les charges externes sont en hausse, ce qui entraîne un résultat d’exploitation de 2 500 euros seulement en moyenne.
Les élevages qui recherchent bien souvent la reconnaissance et la notoriété, ne sont pas récompensés, et, il y a fréquemment un décalage entre le prix de revient de l’animal produit sur l’exploitation et le prix de vente.

Élevages trotteurs :

Pour les élevages de trotteurs, la surface des entreprises est de 52 hectares en moyenne pour 1,60 UTH. Le produit est en augmentation pour atteindre les 194 000 euros représenté à 34 % par des gains de courses et 31 % par des pensions facturées ; Les ventes nettes de chevaux représentent quant à elles un peu plus de 41 000 euros soit 21 % du produit total.
Les charges opérationnelles se stabilisent à 36 % du produit, composées à 14 % de frais d’élevage et à 12 % de frais vétérinaires.
L’excédent brut d’exploitation sur produit est à 38 % et le taux d’endettement est en baisse de 5 points et passe à 40 %.
Le marché des trotteurs bénéficie du travail des élevages sur la génétique avec 23 % de charges opérationnelles composées de frais de saillies et 16 % de frais d’élevage.

Entraînement galop :

Le groupe des entraînement de galopeurs réalise un produit par UTH de plus de 70 000 euros en ayant recours important à la main d’oeuvre avec 3,5 personnes salariées pour une budget global de 100 000 euros. Ils réalisent notamment plus de 54 % de produits en pensions facturées et les gains de courses non négligeables représentent 34 % des produits. Les pensions qui représentent 54 % des produits couvrent les charges opérationnelles ainsi que les charges externes. Les charges opérationnelles sont en baisse de 4 points alors que les charges externes augmentent quant à elles de 5 %.
Le résultat d’exploitation est en baisse sensible depuis 4 années pour dépasser à peine les 25 000 euros cette année.
L’excédent brut d’exploitation sur produit est le plus bas des activités équestres analysées pour cet observatoire pour atteindre 14 %.

Entraînement trot :

Au delà du poste aliment qui pèse pour 37 % des charges opérationnelles, les frais d’élevage constituent le second poste (environ 20 %). Il est vrai que cette activité d’entraînement de trotteur se caractérise par une certaine « professionnalisation », puisque plus de 40 % des écuries d’entraînement de trot ont plus de 5 poulinières à la saillie.
Enfin les pensions extérieures comptent pour environ 13 % de l’ensemble des charges opérationnelles.
Malgré tous ces efforts, le résultat d’exploitation est en baisse de plus de 10 000 euros par UTH et l’endettement de ces structures augmente pour passer la barre des 72 % avec des annuités qui dépassent les 8 000 euros par UTH pour le quartile
supérieur du groupe

Observatoire économique des activités équines – 2009

Exercice périlleux d’établir des références dans le domaine équin. Le réseau national EQUICER représente plus de 1 000 adhérents spécialisés dans le monde équin : centres équestres, élevages, centre d’entraînements. Avec le concours de nos comptables, conseillers et conseillères tous experts des activités équines sur 35 départements, nous vous proposons un premier observatoire économique de la filière équine. Les résultats des 6 groupes sont détaillés dans les pages ci-après : centres équestres, élevages de chevaux de sports, de trotteurs et de purs-sangs, centre d’entraînements de trotteurs et de galopeurs. Des écarts importants existent entre des entreprises du même groupe, en effet les gains de courses, les pensions ou les ventes de chevaux entre autres sont des éléments déterminants pour la bonne santé des entreprises. L’échantillon a été réalisé à partir d’une analyse du chiffre d’affaires.
Un plancher mini de 50 000 € ou 75 000 € a été retenu afin de ne garder que les entreprises professionnelles. De la même façon, les quelques gros dossiers ont été exclus de l’analyse. Les résultats économiques, les éléments de charges et de trésorerie sont basés sur les chiffres des années civiles 2006 et 2007. Pour chaque groupe une analyse des nos experts et expertes vous est livrée.
La prochaine édition sera complétée par une approche par critères : charges de main d’oeuvre, nombre de poulinières, nombre de chevaux à l’entraînement

Centres équestres :

Deux structures «type» peuvent être identifiées au sein de la filière : des centres équestres tenus par une seule personne, avec un chiffre d’affaires avoisinant les 50 000 € par an, et des centres équestres de taille plus importante, au chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 150 000 € (2 personnes, avec 1 à 2 salariés). Tous bénéficient d’un marché en expansion régulière : le marché des centres équestres est en effet en croissance depuis 5 ans, avec des progressions de chiffres d’affaires de l’ordre de 5 à 10 % par an. Ce développement est à mettre en parallèle avec la croissance du nombre de licenciés, qui se fait à la même vitesse. Les résultats économiques sont correctes et surtout stables. Les centres équestres qui développent également une activité de pensions assurent une partie de leurs charges de structures. Le résultat d’exercice progresse lui aussi de 70 % et se rapproche des 20 000 €. L’endettement est assez important à 59 % et correspond essentiellement à un endettement à court terme et des difficultés chroniques de trésorerie.

Élevages galopeurs :

Les élevages de galopeurs tirent bien leur épingle du jeu. Dans un marché soumis à une importante concurrence internationale (Grande Bretagne, Irlande, Etats Unis), la filière de l’élevage français est très soutenue. L’activité est générée par 5 à 10 juments en propriété à la reproduction, une activité de pension de juments facturée entre 12 et 15€/j et une activité de préparation aux ventes. Le produit global a progressé de plus de 10%. Les charges de main d’oeuvre sont maîtrisées et avoisinent les 21%, c’est un minimum car l’activité en purs sangs nécessite énormément de manipulation de chevaux dans un système intensif. Le résultat d’exercice explose et approche les 100 000 €. Les plus-valus sur ventes de chevaux en sont la cause. La situation financière est bonne et les annuités d’emprunt sont maîtrisées. Ce résultat permet de conforter la situation globale et d’anticiper des investissements à venir en matière de structure et d’élevage.

Élevages de chevaux de sport :

Alors que le marché du foal tend aujourd’hui à disparaître (la demande glissant vers les poulains de 3 à 4 ans déjà fabriqués ), le marché des chevaux de sport se tasse globalement. Au niveau des saillies, la demande se recentre sur une génétique très ciblée et pointue. L’échantillon analysé laisse apparaître un produit global en progression de 15%. La bonne maîtrise des charges a permis de conforter la rentabilité des élevages de chevaux de sport. L’EBE/produit passant de 15 à 22%. Les plus-valus sur ventes de chevaux ont permis également au résultat d’exercice de retrouver des couleurs et de progresser de près de 17 000 €. Pour ces entreprises l’enjeu est de rester à un endettement maîtrisé afin de ne pas se pénaliser financièrement. Néanmoins, les performances économiques des éleveurs de chevaux de sports sont très aléatoires et les entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui optimisent les charges.

Élevages de trotteurs :

Le marché des trotteurs, essentiellement national, est en pleine progression sur le plan qualitatif. La demande tire en effet la qualité vers le haut, et oblige les élevages à augmenter la qualité des reproductrices. Le marché des yearlings reste actif, avec de nombreux échanges, mais des niveaux de prix qui ne décollent pas : avec un taux d’échec à la qualification qui peut aller jusqu’à 60 %, le niveau de risque freine toute envolée de prix.
L’activité est encore familiale, elle est composée de primes à l’éleveur, de gain de location de carrière et de pension de chevaux pour 8 à 12€/j. L’activité équine est souvent complétée par une production annexe (bovins, céréales…). Le produit global progresse de 9% et le résultat d’exercice de près de 80% ! Ces bons résultats ont permis d’améliorer considérablement les situations financières de ces élevages. Les annuités sont assez faibles et les investissements sont plus restreints. Le mode d’exploitation est plus extensif et par conséquent moins consommateur de capitaux. L’endettement est correct et se situe à 49 %.

Entraînement galop :

L’entreprise « entraînement de galopeurs », n’a elle rien de familiale. Elle embauche près de 4 salariés sur un total de 5 UTH. La masse salariale représente en moyenne 37 % des charges et même 43 % pour le quartile supérieur. Les pensions permettent d’équilibrer les charges des entraîneurs, mais ce sont majoritairement les gains de courses qui génèrent le résultat. La surface exploitée est faible et différente suivant la localisation de l’entraîneur (Province/Paris). Entre 18 et 22 chevaux sont à l’entraînement pour l’échantillon total et le prix moyen facturé aux propriétaires oscille entre 40 et 50 euros par jour et par cheval. La rentabilité économique est moyenne et l’EBE/Produit qui atteint 16% est insuffisant pour avoir des structures financières stables. L’endettement global approche les 100 %, cette situation est due à un endettement à court terme très très élevé.
Structurellement, la filière tend à se segmenter, avec des intervenants qui se spécialisent sur le créneau débourrage-pré entrainement des yearlings.

Entraînement trot :

L’entreprise entraînement de trotteur est une structure familiale, dans laquelle travaillent entre 2,6 et 3 UTH. Elle est souvent complétée par un petit atelier de polyculture élevage, d’ou une surface exploitée approchant les 20 ha. Deux activités équines principales sont développées : 22 à 28 chevaux à l’entraînement ainsi qu’une activité de pensions de chevaux, facturée au propriétaire 25 à 30 euros / jour / cheval. La rentabilité économique est satisfaisante et l’EBE/Produit atteint les 30%, en légère progression. Ces performances permettent de maintenir un taux d’endettement de 50 à 58 %. L’endettement à court terme est maîtrisé. Par contre, la stratégie d’investissements (chevaux, matériel) importants conduit à un endettement moyen terme plus conséquent.
Les gains de courses constituent la majeure source de revenu de la profession. Celle-ci obéit à une logique de sélection forte. Et la sélection qui porte sur la qualité des chevaux à l’entrainement doit se faire de plus en plus rapidement.