Observatoire économique des activités équines – 2011

300 dossiers issus de 32 départements français et membres de notre réseau ont été conservés, permettant de réaliser un observatoire économique sur un échantillon constant pour les deux années concernées 2010 et 2009.

Un état des lieux sur un échantillon constant de 300 entreprises

Le réseau de franchise EQUICER (49 départements franchisés au 1er octobre 2 011), présente un état des lieux économique des activités de la filière équine réalisé à partir d’une base de 806 dossiers traités et correspondant à des résultats comptables de l’année 2010.
A partir de ces 800 comptabilités, ayant une activité principale équine, 300 dossiers issus de 32 départements français et membres de notre réseau ont été conservés, permettant de réaliser un observatoire économique sur un échantillon constant
pour les deux années concernées 2010 et 2009.
Il est à noter que les affectations des dossiers dans chaque catégorie (centres équestres, centre d’entraînements de galop, autres …) sont définies à dire d’experts et expertes du réseau, avec à la base un produit équin qui doit être supérieur de plus de 50 % du produit total de l’entreprise afin que le dossier soit retenu pour cet observatoire.

Lexique :
UTH : Unité de Travail Humain
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres :

Les centres équestres sont en majorité constitués à partir de structures privées. 2/3 des établissements enregistrent un peu moins de 100 licenciés et licenciées à l’année. Les structures retenues dans ce groupe embauchent 1 personne salarié en moyenne. Installés sur un peu plus de 16 hectares, les centres équestres réalisent un produit par UTH stable par rapport à 2009 de 53 300 euros. Un quart du produit est réalisé avec des pensions pour un montant total de 31 722 €. Les ventes nettes de chevaux entrent dans la composition du produit pour seulement 7 %. Les charges opérationnelles représentent 28 % du total des produits avec 12 % de frais vétérinaires et 14 % de frais d’élevage. La valeur ajoutée est en augmentation de 2 300 € . L’excédent brut d’exploitation est en légère augmentation (27 % du produit) et le résultat d’exploitation est identique à l’exercice passé. Le taux d’endettement s’est stabilisé à 48 %.

Élevages galopeurs :

Les années se suivent et ne se ressemblent pas puisque les élevages de galopeurs réalisaient l’année passée plus de 27 000 € par UTH de résultat d’exploitation contre seulement 7 000 € cette année soit une baisse globale de résultat de 27 800 € en moyenne par dossier. Les produits ont baissé de plus de 48 000 €. La baisse des charges opérationnelles et des charges externes n’a pas suffi à compenser la baisse des produits. L’excédent sur produit ne représente que 19% cette année (en baisse de 5 %).
En 2010, les ventes ont seulement retrouvé un réel élan en fin d’année. Le montant total des enchères sur l’année 2010 conclut un retrait de seulement 3,7 millions d’Euros, soit une baisse de 4,6 % par rapport à 2009 (source Arqana).
Les pensions sont toujours importantes pour cette activité puisque cela représente 59 % du montant total des produits des entreprises. Les annuités sont en augmentation de 6 000 € et dépassent les 30 000 € par élevage.

Élevages chevaux de sport :

Les conditions d’exploitation pour les élevages de chevaux de sport sont stables avec 47 hectares exploités pour 2,20 UTH. Les produits sont en légère augmentation soit plus de 7 000 € et représentent 83 000 € par UTH. Les pensions facturées atteignent 87 000 € (48 % des produits) et les ventes nettes de chevaux 60 000 € en moyenne (33 % des produits).
Le marché , élite des jeunes chevaux de sport de 3 ans, s’est redressé à l’automne 2010, en partie par des achats dynamiques à l’export. (source FENCES)
Les charges opérationnelles composées pour 13 % de frais vétérinaires et 31 % de frais d’élevage (20 452 €) dépassent les 65 000 €. Elles représentent 38 % du total des produits des entreprises d’élevage de chevaux de sport de ce groupe. Le résultat d’exploitation est stable mais dépasse à peine les 15 000 €.

Élevages trotteurs :

Les élevages de trotteurs réalisent globalement une année meilleure que l’année précédente avec une augmentation des produits de 7 000 €. Ces produits sont composés de 48 % de pensions facturées et 26 % de ventes nettes de chevaux.
Le marché du trotteur, moins sujet aux spéculations observées en galop, a été moins touché par le contexte économique international difficile. Nous observons toujours une baisse cependant plus faible qu’en 2009.
La diminution des charges opérationnelles pour ce groupe contribue à améliorer la marge brute globale. Les charges externes quant à elles se stabilisent à hauteur de 46 000 €. Les capitaux propres dépassent les 55 % du total du bilan. Les annuités sont en forte augmentation (34 825 € au total). Le taux d’endettement est stable entre les deux exercices et reste à 40 %.

Centre d’entraînement de galop :

On note une légère augmentation de la surface pour l’échantillon des centre d’entraînement de galopeurs qui réalisent en 2010 une augmentation de leurs produits représentés à hauteur de 59 % de produits de pensions facturées (209 200 €).
Les charges opérationnelles sont composées de 25 % de frais vétérinaires et de frais d’élevage. Elles représentent au total 38 % des produits, part que nous retrouvons de façon similaire pour 4 des autres activités présentées dans l’observatoire.
Les charges externes sont en augmentation de plus de 4 400 € par rapport à l’année dernière. Le résultat d’exploitation se stabilise à hauteur de 30 000 € en moyenne pour l’échantillon. Il représente 28 000 € par UTH hors salariés. Les entraîneurs de chevaux de galop sont fortement endettés avec un taux de 130 %.

Centre d’entraînement de trot :

Très présents dans l’Ouest de la France, les régions de Basse Normandie et du Pays de la Loire regroupent à elles seules la moitié de l’effectif de trotteurs entraîné en France. Les centres d’entraînement de trotteurs réalisent un produit par UTH de plus de 81 000 € en légère augmentation par rapport à l’année précédente. Les charges opérationnelles sont en légère diminution alors que les charges externes augmentent pour représenter 31 % du total des produits.
La marge brute globale dépasse pour l’exercice 144 000 € soit 58 000 € par UTH.
Les pensions facturées composent 44 % des produits soit un montant de 90 000 €. Les charges opérationnelles sont composées de : 20 % de frais vétérinaires, de 18 % de frais d’élevage, de 7 % de saillies et de 7 % de pensions extérieures. L’excédent brut d’exploitation est en augmentation de 4 000 €. Le taux d’endettement est important et atteint les 73 % au cours de l’exercice.

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