Observatoire économique

Observatoire économique Equicer 2023

Observatoire économique 2023

Temps de lecture : 7 minutes

Observatoire économique des activités équines 2023

Nous sommes très heureux de partager avec vous le dernier observatoire de la filière équine réalisé à partir de données comptables des années 2021 et 2022. Il reprend sept activités professionnelles ainsi qu’un zoom sur les centres équestres. L’objectif est de permettre d’apporter des compléments d’analyses en lien avec les implantations sur les territoires et la taille des entreprises.

Introduction

Il y a 15 ans déjà, en 2009, le premier observatoire économique de la filière équine faisait le « grand saut » pour EQUICER, avec un édito qui démarrait comme suit « Exercice périlleux d’établir des références dans le domaine équin… ». C’est toujours une piste semée d’obstacles que de réaliser notre observatoire, avec une filière qui cherche bien souvent des gains de rentabilité parfois difficile à atteindre.

Le monde qui s’ouvre aujourd’hui est un monde en mouvement. Avec des entreprises qui commencent à entrevoir les changements liés aux nouvelles attentes sociétales :

  • alimentation saine pour les chevaux,
  • bien-être animal,
  • conditions d’élevage et de vie des chevaux au plus près du cadre naturel,
  • matériaux écologiques,
  • respect de l’environnement.

Ces nouveaux modes de vie pour les chevaux et les professionnels auront bien évidemment des effets sur les résultats économiques des entreprises. Et, nous devrons les aider à anticiper et à gérer ces changements.

Observatoire économique des centres équestres

Echantillon total des centres équestres

Avec les mêmes moyens de production sur les deux années observées, le groupe centres équestres voit le montant de ses produits augmenter de 11 000 . La répartition s’établit comme suit, 60 % en leçons d’équitation et 29 % en pensions, pour les plus gros postes. Les aides PAC représentent à peine 2 000 € en moyenne. De plus, le prix moyen des chevaux vendus est de 4 200 €.

Nous constatons une différence du montant des produits de 17 000 € par ETP entre le quartile supérieur et la moyenne de groupe.

Les charges externes ont augmenté de 6 600 €. Toutefois les charges opérationnelles ont diminué de 2 000 € laissant apparaitre un excédent brut d’exploitation (EBE) de 28 000 €, en baisse de 5 000 € par rapport à 2021. L’EBE est donc en baisse de six points par rapport au total des produits. Il permet alors d’assurer le remboursement des annuités à hauteur de 15 000 € ainsi que les prélèvements privés à un niveau minimum pour l’année 2022. Le taux d’endettement est quand à lui stable et reste à 69 %.

Centres équestres avec un ETP < 1

Les moyens de production, ETP et SAU, sont stables. Toutefois les produits sont en augmentation de 5 000 € entre les deux années. Le pourcentage des leçons d’équitation de 56 % est un peu plus faible que le groupe « échantillon total ». Les charges opérationnelles, dont les achats d’aliments représentent 18 % du total des charges opérationnelles, sont en diminution 3 000 €. Mais cette baisse est gommée dans les comptes d’exploitations par l’augmentation des charges externes. Les postes énergies et autres fournitures augmentent quant à eux de 24 %.

Même si le taux d’endettement reste à 57 %, l’EBE couvre les annuités. Mais, il ne permet pas d’assurer les prélèvements privés. Seul le quartile supérieur enregistre un EBE correct de plus de 24 000 €. Le quartile supérieur assure alors un produit par ETP de plus de 128 000 €, soit le double de la moyenne du groupe. Un travail sur le prix de revient est à préconiser pour aider nos clients à rentabiliser leur activité.

Centres équestres avec un ETP de 1 à 3

Les produits sont en augmentation de 12 000 € par rapport à 2021. Ils sont composés à 63 % de leçons d’équitation et de 26 % de pensions. Avec des charges opérationnelles légèrement en baisse et des charges externes en hausse, l’EBE diminue alors de plus de 3 000 €. Soit une perte de cinq points par rapport à 2021, pour le EBE / Produit.

Ce groupe enregistre un produit par ETP de plus de 67 000 €. L’EBE par ETP dépasse même les 15 000 €, malgré une baisse de 5 % de l’EBE sur produit entre l’année 2022 et 2021.

Les annuités sont couvertes par l’EBE et permettent des prélèvements privés à minima. Les autres dettes et comptes financiers représentent 29 % du total du bilan. Ce qui est la proportion la plus faibles des trois sous-groupes de centres équestres observés. Le bilan a subi peu de variations entre les deux années.

Centres équestres avec un ETP > 3

Ce groupe enregistre la plus forte progression au niveau des produits que les deux autres sous-groupes. Elle représente une augmentation de 13 000 €. Même si le montant des produits par ETP est en dessous des 60 000 €. Il est à noter que le quartile supérieur obtient plus de 26 000 € de produits par ETP de plus que la moyenne de groupe. Le prix moyen par cheval vendu est de 5 800 €.

Les achats d’aliments représentent 30 % des charges opérationnelles. De plus, les charges externes sont en augmentation de 9 000 €. Les postes frais vétérinaires, litières et achats d’aliments ont baissé entre les deux années. L’EBE chute de 17 000 €. Il s’agit du montant le plus bas par ETP des trois sous-groupes observés pour les centres équestres. Le taux de rentabilité EBE sur produits a également chuté de 7 %.

Avec 44 % du bilan composé d’emprunts et 34 % de dettes à court terme, ce groupe dispose alors de seulement de 22 % de capitaux propres.

Observatoire économique des éleveurs de galopeurs

Le groupe totalise un montant de produits de 483 000 €, soit 33 000 € de plus que l’année 2021. Il génère également 120 000 € par ETP, soit 4 000 € de plus que l’année précédente. Les produits sont composés de :

  • pensions à hauteur de 38 %,
  • ventes de chevaux pour 26 %,
  • gains de courses pour 5 %.

Le prix moyen par cheval vendu est de 16 300 €.

Les charges externes sont en forte augmentation. Elles représentent 29 % du total des produits, alors que l’année précédente elle représentaient seulement 19 %. Cet accroissement s’explique par la forte augmentation des travaux par tiers et des postes énergies et fournitures.

Malgré l’augmentation des produits, l’EBE est au même niveau que l’année précédente soit un rapport EBE / Produit de 25 %, contre 26 % pour 2021. Les annuités sont couvertes par l’EBE ainsi que les prélèvements privés, laissant de la place pour de l’autofinancement. Le quartile supérieur enregistre seulement 4 000 € de plus d’EBE par ETP.

Observatoire économique des éleveurs de chevaux de sport

Le groupe des éleveurs de chevaux de sport réalise un montant de produits de plus de 76 000 €. Ils disposent en moyenne de 23 hectares de SAU et 1,3 ETP. Les moyens de production restent identiques à l’année 2021. Les pensions représentent 22 % des produits (17 000 € en moyenne). Quant aux ventes de chevaux elles représentent 26 % des produits (20 000 € en moyenne). Le prix moyen des chevaux vendus est de 10 300 € pour la moyenne du groupe sans grande différence avec le quartile supérieur.

La valorisation des ETP se fait plus fortement sur le quartile supérieur. Elle représente 107 000 € contre 58 000 € pour la moyenne du groupe. Les aides PAC représentent 3 800 € en moyenne par entreprise. Les charges opérationnelles sont en baisse, notamment les frais vétérinaire, les frais d’élevage et les saillies. Les charges externes sont quant à elles en augmentation de 13 000 € entre les deux années.

Seul le quartile supérieur réalise un EBE qui permet d’assurer le remboursement des annuités et les prélèvements privés. La moyenne de groupe ne passe pas la barre des annuités (annuités / EBE : 112 %). La
moyenne de groupe ne dispose pas d’une situation financière confortable même si les capitaux propres représentent 60 % du total du bilan
.

Observatoire économique des éleveurs de trotteurs

Les pensions représentent 20 % du total des produits pour ce groupe. De plus, les ventes de chevaux représente 16 % des produits. Le montant total des produits est alors de 248 000 , en diminution par rapport à 2021. Les ventes de saillies pour l’année 2022 sont de 6 000 €. Toutefois, elles sont à plus de 20 000 € pour le quartile supérieur. Les charges opérationnelles par produit baisse de 7 %. Elles sont composées à 16 % d’achats d’aliments. Les charges externes ont augmenté de près de 20 000 € entre les deux exercices. Elles représentent 33 % des produits, avec notamment une augmentation du poste des travaux par tiers.

L’EBE est en légère augmentation de 4 000 €. Il couvre les annuités à hauteur de 25 000 € ainsi que les prélèvements privés pour 14 000 €. Les éleveurs de trotteurs ont stabilisé les dettes à court terme et le taux d’endettement reste à 60 %. Le quartile supérieur enregistre un EBE de 105 000 € supérieurs à la moyenne du groupe. Ce qui représente alors environ 20 000 € de plus par ETP.

Observatoire économique des entraîneurs publics de galop

Les moyens de production ont très peu varié entre les deux années. Mais les produits ont augmenté de 13 000 €. Les pensions représentent 55 % de ces produits. Les charges opérationnelles représentent 27 % des produits avec :

  • aliments pour 20 %,
  • litières pour 10 %,
  • frais vétérinaires pour 14%.

La part des charges externes du produit augmente de 6 % par rapport à l’exercice précédent. Elles représentent 24 % des produits en 2022. Il y a 28 000 € pour le poste entretien des bâtiments et 45 000 € pour les énergies et autres fournitures.

L’EBE a fortement chuté entre les deux années retenues pour l’observatoire. Il baisse en effet de plus de 32 000 € mais couvre néanmoins les annuités à hauteur de 34 000 €. Il est à noter que le quartile supérieur, bien qu’il réalise un EBE de 96 000 € supérieur à la moyenne, dispose toutefois d’un ratio à l’ETP inférieur à la moyenne du groupe.

Observatoire économique des entraîneurs de trot

Les produits augmentent de 30 000 € avec des moyens de productions stables entre les deux années. Les pensions représentent 23 % et les gains 32 % du montant des produits. Bien que les produits ont plus que doublé pour le quartile supérieur, le ratio à l’ETP n’est que de 18 000 € supérieur à la moyenne du groupe.

Les charges opérationnelles par rapport au produit sont de 28 % en 2022, contre 34 % en 2021.

Les charges externes ont augmenté par rapport aux produits de 3 %. Nous constatons une augmentation de l’EBE de 7 000 € entre les deux années. Toutefois, le rapport EBE / Produits est stabilisé à 23 %. Le taux d’endettement est en baisse de trois points.

Les annuités sont couvertes par l’EBE à hauteur de 39 000 €. Les prélèvements privés le sont également pour 22 000 €. Les capitaux propres représentent 36 % du total du bilan des entreprises.

Observatoire économique des écuries de pensions

Les produits augmentent entre les deux années de 20 000 €, pour la moyenne de groupe. Alors que les écuries de propriétaires qui sont dans le quartile supérieur réalise un montant sur produits supérieur de plus de 18 500 € par ETP, par rapport à la moyenne du groupe. Les charges opérationnelles sont stables entre les deux exercices alors que les charges externes ont augmenté de 7 000 €. Les postes énergies et fournitures ont augmenté de 45 % entre les deux années. Les travaux par tiers ont subi également une augmentation.

Le rapport EBE sur produits s’est amélioré de plus de sept points entre 2021 et 2022. Mais il reste très faible. Son augmentation en valeur de plus de 10 000 € permet le remboursement des annuités pour 9 300 € ainsi que les prélèvements privés pour 5 500 €. Le taux d’endettement reste stable à 62 %. Les capitaux propres sont stables à plus de 90 000 €. Ils représentent alors 38 % du total du bilan de la moyenne de ce groupe.

Cet observatoire a été réalisé avec l’Atelier des études économiques, veille et prospective de Cerfrance Normandie Maine. Vous pouvez retrouver tous nos observatoires sur les activités équines en ligne sur notre site internet.

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Equistat 2022 observatoire économique Equicer

Observatoire économique 2022

Temps de lecture : 6 minutes

Observatoire économique des activités équines 2022

Nous sommes très heureux de partager avec vous le dernier observatoire de la filière équine réalisé à partir de données comptables des années 2020 et 2021. Il reprend sept activités professionnelles ainsi qu’un zoom sur les centres équestres. L’objectif est de permettre d’apporter des compléments d’analyses en lien avec les implantations sur les territoires et la taille des entreprises.

Introduction

Nous n’avons pas oublié que les deux années observées ont été touchées par les effets de la Covid-19. Les professionnels ont fortement été marqués, notamment au premier semestre 2020. Certains se demandant même s’ils pourraient continuer leurs activités.

Mais à l’heure où nous mettons en forme nos travaux :

  • La FFE a enregistré un rebond historique des licenciés, + 12 % par rapport à 2019,
  • Les sports équestres ont retrouvé leurs adeptes pendant la crise sanitaire. Les entreprises spécialisées en chevaux de sport ont donc ainsi pu être soutenues.
  • L’élevage a enregistré une augmentation des juments saillies, très marqué en sport.

Le marché du cheval a donc retrouvé des couleurs. Il convient néanmoins de rester prudent pour l’année en cours ainsi que les années qui viennent. Car l’envolée des prix des matières premières pourrait bien fragiliser les entreprises de nos clients. Charge à eux de travailler au plus près des prix de revient, liés à leurs activités respectives, afin d’anticiper des décisions de gestion. Ces dernières leur permettront de rester en piste pour les années à venir.

Observatoire économique des centres équestres

Echantillon total des centres équestres

Nous avons observé pour l’activité centres équestres 238 dossiers. Ils utilisent 19 hectares de surfaces et emploient un salarié pour 2,2 équivalents temps plein (ETP) au total. Ils prennent également 14 chevaux en pension.

Les leçons d’équitation représentent 66 % du total des produits. Elles augmentent alors de plus de 17 000 € entre les deux exercices (2021 comparé à 2020). Le quartile supérieur valorise mieux la main d’œuvre. En effet, le produit par ETP est supérieur de 22 000 € par rapport à la moyenne du groupe, soit un montant de 85 300 € par ETP.

Les charges opérationnelles sont stables entre les deux années, soit 25 % des produits. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est quant à lui en augmentation de 4 000 €. Il permet ainsi de rembourser les annuités ainsi que d’assurer des prélèvements privés à minima. Le taux d’endettement est stabilisé à 67 %. Ainsi, la moyenne du groupe est un peu moins endettée que le quartile supérieur (73 %).

Centres équestres avec un ETP < 1

Le quartile supérieur utilise 11 hectares de plus que la moyenne du groupe disposant d’un peu plus de sept chevaux en pension.

Les produits sont de 69 000 € par ETP dont 24 % de pensions et 60 % de leçons d’équitation. L’EBE est en augmentation entre les deux années de 2 400 €. Mais, il reste à un niveau très bas si on le projette sur les produits, soit 23 % seulement. Les annuités de 8 000 € sont couvertes par l’EBE. Mais, il reste très peu de disponible pour assurer des prélèvements privés corrects ainsi que l’autofinancement nécessaire à toute activité.

Les immobilisations représentent 74 % du total du bilan. Le taux d’endettement a quant à lui baissé de seulement un point. Il n’y a pas de modifications à noter sur la composition du bilan entre les deux années.

Centres équestres avec un ETP de 1 à 3

121 dossiers composent ce groupe qui ont des moyens de production détaillés comme suit :

  • 18 hectares de surface ;
  • un peu plus de deux ETP au total ;
  • 17 chevaux en pension.

Les produits par ETP ont augmenté de 4 800 € entre les deux années pour atteindre 63 875 €. Les charges opérationnelles représentent quant à elles 24 % du total des produits. Ils sont composés de 62 % de leçons d’équitation. La charge d’aliments dépasse les 10 000 € pour l’exercice soit 33 % du total des charges opérationnelles. L’entretien des matériels et des constructions comptent pour 25 % des charges externes.

L’EBE a augmenté de 6 000 € et le résultat de l’exercice a dépassé les 15 000 €.

Centres équestres avec un ETP > 3

Composé d’une quarantaine de dossiers, exploitant en moyenne une surface de 25 hectares, ce groupe réalise 282 000 € de produits. Quant au quartile supérieur, il réalise un peu plus de 463 000 €.

Les leçons d’équitation sont de 74 % par rapport au total des produits. Il s’agit du seul groupe observé pour les centres équestres ayant dépassé les 70 % sur ce critère. Quant aux pensions, elles sont de plus de 49 000 € soit 18 % du total des produits.

13 % des charges opérationnelles sont composées par les frais vétérinaires et 31 % par les achats
d’aliments.
L’EBE a augmenté de 20 000 €, soit une augmentation de trois points par rapport à l’année précédente, en comparaison des produits.

L’EBE permet de rembourser les annuités, d’assurer les prélèvements et d’envisager de l’autofinancement pour des investissements si besoin.

Observatoire économique des éleveurs de galopeurs

Les moyens de production sont en légère augmentation : la main d’œuvre salariée, la surface, le nombre de chevaux en pension. Seul le nombre de chevaux en propriété diminue entre les deux exercices.

Le total des produits a augmenté de plus de 70 000 €. Les produits sont composés de 34 % de pensions et de 11 % de gains de courses. Le prix moyen des ventes de chevaux est stable et reste ainsi juste au-dessus des 14 800 €.

16 % des charges opérationnelles sont des frais vétérinaires et 20 % des charges sont liées aux aliments. Les charges opérationnelles sont en baisse de 3 %. La maîtrise des charges opérationnelles ainsi que des charges externes permet d’augmenter l’EBE sur produit de 5 %. Le taux d’endettement est en baisse de trois points.

Observatoire économique des éleveurs de chevaux de sport

Nous avons observé un groupe de 188 dossiers sur deux années, spécialisés sur la filière éleveurs de chevaux de sport. Les moyens de production sont identiques entre 2021 et 2020, aussi bien pour la moyenne du groupe que pour le quartile supérieur.

Le montant total des ventes de chevaux a augmenté de 272 000 € entre les deux exercices avec 455 chevaux commercialisés, soit un prix moyen de 7 640 € hors taxes. Le quartile supérieur réalise des meilleures ventes avec un prix dépassant les 10 000 € par cheval vendu. Le total des produits pour la moyenne du groupe a augmenté de 9 %. Les charges opérationnelles sont en baisse de 2 % par rapport au total des produits. Aucune hausse, ni baisse sensible à relever sur les postes de charges entre les deux années. L’EBE permet seulement d’assurer une partie des annuités d’emprunts.

Il est à noter que le quartile supérieur réalise un EBE dix fois supérieur à la moyenne du groupe. Il montre cette année, un résultat d’exercice bénéficiaire de plus de 20 000 €. Alors que la moyenne du groupe accuse un déficit.

Observatoire économique des éleveurs de trotteurs

L’échantillon observé est de même taille que les années précédentes avec 101 dossiers. Les moyens de production sont stables entre les deux années.

Les produits sont en augmentation de 28 000 €, composés de :

  • 15 % de pensions d’élevage,
  • 28 % de chevaux immobilisés commercialisés,
  • 20 % de gains de courses.

Les prix moyens de vente des chevaux sont en augmentation de 1 000 € par cheval vendu. Le prix moyen se trouve à 9 130 € hors taxes. Le quartile supérieur commercialise quant à lui ses chevaux en moyenne à 13 500 €.

Les charges opérationnelles sont stables alors que les charges externes sont en baisse de deux points pour un EBE qui augmente de 3 %.

L’EBE permet d’assurer le remboursement des annuités ainsi que les prélèvements privés.

Observatoire économique des entraîneurs publics de galop

Les 60 entreprises qui composent ce groupe, disposent de 9,6 salariés. Il est à noter que le quartile supérieur emploie plus de 24 salariés au total.

Les produits entre 2020 et 2021 sont en augmentation de 89 000 €. Alors que les charges opérationnelles (composées à 27 % de charges d’aliments, 20 % de frais vétérinaires, 13 % de litière et 12 % de frais de maréchalerie, pour les postes détaillés), ont seulement augmenté de 35 000 €. Les produits sont composés de 57 % de pensions et 14 % de gains de courses. L’EBE a augmenté. Mais, il n’a pas suivi l’augmentation des produits puisqu’il s’est amélioré de 5 000 euros seulement. L’EBE sur produit est très faible puisqu’il n’est que de 14 %, pour la moyenne du groupe mais également pour le quartile supérieur.

Les capitaux propres sont négatifs aussi bien pour le groupe observé que pour le quartile supérieur.

Observatoire économique des entraîneurs de trot

Il y a 125 dossiers observés pour ce groupe. Il réalise plus de 310 000 € de produits avec 24 hectares et 1,80 ETP salariés. Nous retrouvons 75 000 € de pensions et 146 000 € de gains de courses dans ces produits. Ces derniers sont en augmentation par rapport à l’année passée. Les charges opérationnelles sont à 34 % du total des produits comme l’année précédente et l’EBE sur produit a augmenté de six points.

Les prix observés sur les ventes de chevaux sont de 4 000 €, en légère baisse par rapport à l’année 2020. Même si les montants des ventes de chevaux représentent un montant total de 2 055 000 €.

L’EBE a pris six point par rapport à l’année passée. Les annuités peuvent être remboursées et les prélèvements privés assurés. Le taux d’endettement a augmenté de trois points pour atteindre 77 %.

Observatoire économique des écuries de pensions

Nous avons assemblé pour ce groupe 62 entreprises. Elles ont des moyens de production stables sur les deux années observées 2020 et 2021. Les produits se stabilisent à 100 000 € avec 34 000 € de pensions.

Les charges opérationnelles sont composées à 11 000 € d’aliments, de frais vétérinaires à 4 000 € et de litières à 4 200 €. Elles représentent alors 35 % des produits soit deux points de plus que l’exercice précédent.

Les charges externes sont en baisse de 5 %, et l’EBE est en hausse de 2 200 €. L’EBE permet de rembourser les annuités mais ne permet pas d’assurer des prélèvements privés corrects.

Cet observatoire a été réalisé avec l’Atelier des études économiques, veille et prospective de Cerfrance Normandie Maine. Vous pouvez retrouver tous nos observatoires sur les activités équines en ligne sur notre site internet.

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Observatoire économique Equicer

Equistats Equicer 2021

Temps de lecture : 2 minutes

Equicer a publié son Equistats 2021

L’Equistats 2021, publié par Equicer, est désormais en ligne sur notre site internet. Il présente une version économique synthétique des activités de la filière équine sur deux ans, 2019 et 2020. L’Equistats intégre cette année encore, les écuries de pension. Vous pouvez le consulter sur le site Equicer en cliquant ici.

Une nouveauté cette année, une zone sur chaque page a été ajoutée. Les professionnels de la filière équine peuvent alors intégrer leurs chiffres. Ainsi, ils disposent de la possibilité de se comparer à la moyenne des groupes observés dans l’observatoire économique Equicer.

Contexte économique pour les activités équines

La Covid 19 a fortement marquée l’année 2020. Cette dernière restera dans les mémoires de tous les acteurs de la filière équine avec :

  • hippodromes fermés,
  • concours stoppés,
  • centres équestres à l’arrêt,
  • amateurs de chevaux écartés des leçons d’équitation.

Cette dernière année a eu de quoi faire douter l’avenir de ces professions liées aux chevaux.

Un an après, en 2021 le nombre de licenciés semble repartir à la hausse selon les chiffres de la FFE. Les aides de l’État mises en place au cours de l’année 2020 ont aussi contribué à relancer les activités. Elles ont permis le maintenient de l’équilibres financiers des entreprises notamment pour les centres équestres. Même si peu d’entre elles a eu recours à des prêts garantis de l’État.

Le monde des courses a subi deux mois d’interruption au printemps de l’année 2020. Par conséquent, des pertes de gains de courses importantes ont été enregistrées pour les entraîneurs.

L’éloignement des terrains de concours et des pistes, pendant le début de la pandémie, a donc été difficile pour tous les chefs d’entreprises.

Les perspectives pour les activités équines

L’année 2021 permet à l’élite des courses de retrouver son niveau d’avant la crise Covid, espérons que les signes positifs de reprise des différents marchés se confirment, prix des foals, poulains et chevaux en augmentation, permettant ainsi à nos professionnels de reprendre des couleurs. Vous pouvez retrouver l’intervention de Brice Maillard sur le marché des ventes de chevaux de décembre 2021.

Equistats Equicer 2021 Lire la suite »

Observatoire économique Equicer

Observatoire économique – 2021

Temps de lecture : 7 minutes

Observatoire économique des activités équines – 2021

Notre observatoire 2021 présente une version économique synthétique des activités de la filière équine sur deux ans, 2019 et 2020. Il intégre cette année encore les écuries de pension. Nous avons ajouté pour cette édition une zone sur chaque page. Cette zone permet alors aux professionnels d’intégrer leurs chiffres. Ainsi ils peuvent se comparer à la moyenne des groupes observés.

Introduction

L’année 2020 est fortement marquée par la Covid 19. Elle restera dans les mémoires de tous les acteurs de la filière, hippodromes fermés, concours stoppés, centres équestres à l’arrêt et amateurs de chevaux écartés des leçons d’équitation. De quoi faire douter sur l’avenir de ces professions. Un an après, en 2021 le nombre de licenciés semble repartir à la hausse selon les chiffres de la FFE. Les aides de l’État mises en place au cours de l’année 2020 ont aussi contribué à relancer les activités, et à maintenir les équilibres financiers des entreprises notamment pour les centres équestres. Même si peu d’entre elles ont eu recours à des prêts garantis de l’État.

Le monde des courses a alors subi deux mois d’interruption au printemps de l’année 2020. Cette interruption a engendré des pertes de gains de courses importants pour les entraîneurs. L’éloignement des terrains de concours et des pistes pendant le début de la pandémie a été difficile pour tous les chefs d’entreprises. Les outils digitaux ont néanmoins permis de maintenir des liens entre les différents acteurs de la filière ainsi que des contacts entre vendeurs et acheteurs potentiels.

L’année 2021 permet toutefois à l’élite des courses de retrouver son niveau d’avant la crise Covid. Nous espérons que les signes positifs de reprise des différents marchés se confirment. Les prix des foals, poulains et chevaux en augmentation, permettent ainsi à nos professionnels de reprendre des couleurs.

Observatoire économique des centres équestres

Echantillon total des centres équestres

L’échantillon global des dossiers centres équestres est composé de 242 dossiers. Dont les moyens de production sont stables entre les deux années observées.

Les produits sont en baisse de 6 000 €, malgré une petite augmentation des pensions de 1 300 €. Les pensions représentent 28 % du total des produits. Les charges opérationnelles sont stables entre les deux années. Les achats d’aliments et litière représentant 12 300 € et les frais vétérinaires 4 000 €.

Les charges externes sont en baisse de 2 700 €, dont 1 000 € sur les postes énergie et carburant. Les aides sont venues baisser les coûts de main d’oeuvre pour 8 400 €. Et elles ont contribué à l’amélioration de l’EBE entre les deux exercices. L’EBE sur produit a donc augmenté de 6 points. Il a ainsi permis de rembourser les annuités et les prélèvements privés. Même si ces derniers sont inférieurs au SMIC annuel.

Centres équestres avec un ETP < 1

Avec un peu plus de 16 hectares et 0,96 ETP les moyens de production n’ont pas changé entre 2020 et 2019. Les produits sont descendus en dessous de la barre des 60 000 €. La baisse est constatée sur les produits de leçons d’équitation alors que les pensions sont restées stables. Les charges opérationnelles sont stables. Les charges externes sont en baisse de 800 €. Concernant les charges de structures, elles ont bénéficié d’une aide de 4 300 € de plus, ce qui a permis de maintenir l’EBE au même niveau.

Les résultats des entreprises sont déficitaires. Les annuités ont été couvertes par l’EBE mais les chefs d’entreprises ont dû apporter des fonds extérieurs. Ce qui a permis de maintenir les capitaux propres et de baisser un peu le taux d’endettement.

Centres équestres avec un ETP de 1 à 3

Cette échantillon de la catégorie centres équestres est le plus important avec 127 dossiers. Dont la surface exploitée a augmenté en moyenne de 2 hectares. Les produits d’activités sont en baisse de 7 300 €, dont 3 000 € sur les leçons d’équitation. Les pensions représentent 27 % des produits.

Les charges opérationnelles sont stables, les charges externes en baisse de 2 300 €. Les aides supplémentaires liées à la crise sanitaire 2020 ont permis d’améliorer l’EBE de 4 500 €. L’EBE sur produit a donc augmenté de 6 points entre les deux exercices.

Les capitaux propres sont en légère augmentation. Les annuités en baisse de 1 000 € et le taux annuités sur EBE est également en baisse (9 %). Les prélèvements privés ont été divisés par deux passant de 15 100 à 8 300 €.

Centres équestres avec un ETP > 3

32 dossiers composent cet échantillon de centres équestres. Il s’agit du seul groupe dont les moyens de production ont un peu bougé. Il y a une légère augmentation de la main d’oeuvre et une baisse de la surface exploitée. Le total des produits a augmenté pour la moyenne du groupe et baissé pour le quartile supérieur. La hausse des pensions est significative avec plus de 14 000 €. Alors que les leçons d’équitation ont baissé de 16 000 €.

Les charges opérationnelles ont augmenté de 2 000 €, les charges externes ont baissé de 9 000 €. Quant aux charges de structures, elles ont bénéficié des aides de 7 400 € en moyenne en plus, par rapport à l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation a augmenté de 23 000 €. Cette augmentation a permis le remboursement des annuités, une augmentation des prélèvements privés, mais aussi une augmentation des capitaux propres.

Observatoire économique des éleveurs de galopeurs

Cet échantillon est composé de 84 dossiers dont les moyens de production sont stables entre les deux années. Les dossiers encaissent une baisse des produits de 9 000 €. Malgré une augmentation des pensions de 9 500 € et une baisse des gains de courses de 7 000 €. Les charges opérationnelles sont en augmentation. Les postes achats d’aliments et litière ont alors le plus varié entre les deux années.

Les charges externes ont baissé et c’est sur le poste entretien des bâtiments que la baisse est la plus forte. Les postes salaires, rémunérations des associés et charges sociales ont baissé grâce à une augmentation des aides.

L’EBE est en diminution de 4 200 €. Il représente 24 % sur le total des produits au lieu de 27 % l’année précédente. Nous constatons une baisse du prix des chevaux immobilisés vendus. L’EBE permet donc de faire face aux annuités et laisse de la place pour les prélèvements. Le taux d’endettement se stabilise à 70 %.

Observatoire économique des éleveurs de chevaux de sport

Les moyens de production n’ont pas changé entre les deux exercices comptables pour cet échantillon composé de 177 dossiers. Il n’y a pas de grande variation non plus sur les produits. Seules les plusvalues sur les ventes de chevaux ont augmenté de 4 400 €.

Les charges opérationnelles sont en légère augmentation de 1 100 €. Les charges externes sont légèrement en baisse. Ce qui laisse une valeur ajoutée négative, comme sur l’exercice précédent, y compris pour le quartile supérieur.

L’excédent brut s’est amélioré de presque 900 €. Même s’il reste négatif, il ne permet alors de couvrir ni les annuités ni les prélèvements privés des professionnels. Les capitaux propres ont baissé de 4 000 € pour atteindre 94 000 €. Alors que pour le quartile supérieur, ils sont restés stables.

Observatoire économique des éleveurs de trotteurs

Pour cet échantillon composé de 102 dossiers, les ETP salariés diminuent de 0,60 entre les deux années et de 2,70 pour le quartile supérieur. Le total des produits a encaissé une baisse de 15 000 €. Dont 10 000 € sont constatés sur les gains de courses.

Les charges opérationnelles ont baissé de 5 000 € au global, baisse étant constatée notamment sur les frais d’élevage. Les charges externes ont elles aussi baissé de 3 300 €, avec une baisse sur les postes énergie et entretien bâtiment. Quant aux charges de main d’oeuvre salariales et associés, elles sont restées stables. L’EBE enregistre une baisse de 1 800 € seulement, alors que le quartile supérieur enregistre une hausse.

L’excédent brut d’exploitation a permis de faire face aux annuités ainsi qu’aux prélèvements privés. Ces dernier ont augmenté entre les deux années de 20 000 €. Le taux d’endettement est en augmentation de 3 points.

Observatoire économique des entraîneurs publics de galop

60 dossiers composent cet échantillon stable au niveau des moyens de production, avec 8,20 ETP dont 7,10 salariés. Les produits sont en baisse de 41 000 €. Cette baisse est de 29 000 € sur les gains de courses et le reste sur les autres produits d’activité. Les charges opérationnelles sont en baisse de 10 000 €. Les charges externes baissent de 22 000 €. Des diminutions sont enregistrées sur l’entretien des bâtiments et les postes énergie et fournitures diverses.

Le coût de la masse salariale a diminué de 26 300 € entre les deux années. Même si les ETP salariés n’ont pas changé entre les deux exercices, car les aides perçues sont intégrées aux postes salaires et charges sociales. L’EBE est quant à lui en augmentation de 15 600 €. Il représente 13 % seulement du total des produits, il permet ainsi de couvrir les annuités et les prélèvements privés. Le taux d’endettement a augmenté de 5 points pour atteindre 128 %.

Observatoire économique des entraîneurs de trot

Avec des moyens de production quasi identiques entre les deux années, ce groupe composé de 139 dossiers. Les entraîneurs de trot réalisent 230 800 € de produits au lieu de 266 000 € pour l’année précédente. Il y a une baisse des gains de courses de 25 000 € entre les deux années. Toutefois, les pensions sont stables.

Les charges opérationnelles sont en baisse de 6 000 € et tous les postes ont bougé. Les charges externes enregistrent 15 000 € de baisse dont 3 000 € sur les postes énergies. En ce qui concernent les charges de salaires et charges sociales, elles sont en baisse de 10 000 €.

L’EBE est en baisse de 6 400 €. Il ne permet donc pas d’assurer les annuités de plus de 30 000 €, et les prélèvements privés de 21 000 €. Le taux d’endettement a alors augmenté de 5 points entre les deux exercices.

Observatoire économique des écuries de pensions

78 dossiers composent ce groupe, observé seulement depuis 3 années. Les moyens de production sont identiques avec une trentaine de chevaux en pension. Les produits sont en légère hausse avec 1 850 € de produits en plus. Les charges opérationnelles sont en augmentation de 3 000 €, et les charges externes sont stables. Avec à peine un mi-temps au niveau des ETP salariés, les charges salariales influent peu sur le résultat.

L’excédent brut a augmenté de 2 000 €, et le résultat d’exploitation est déficitaire et cela sur les deux années. L’EBE sur produit ne représente que 13 % du total des produits. Il permet d’assurer le remboursement des annuités mais ne permet pas d’assurer des prélèvements privés pour le chef d’entreprise. Les capitaux propres sont en baisse.

Cet observatoire a été réalisé avec l’Atelier des études économiques, veille et prospective de Cerfrance Normandie Maine. Vous pouvez retrouver tous nos observatoires sur les activités équines en ligne sur notre site internet.

Observatoire économique Equicer des activités équines 2021
Observatoire économique Equicer des activités équines 2021

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Impacts Covid19 IFCE

Impacts Covid19 sur la filière équine

Temps de lecture : 3 minutes

Synthèse des impacts économiques et sociaux de la crise de la Covid19 sur la filière équine

En 2020-2021, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) a mené une étude des impacts de la crise de la covid19 sur la filière équine. EQUICER a participé à cette étude.

Introduction

En 2020, la pandémie liée à la Covid19 a engendré une récession économique historique en France. Comme de nombreuses branches de l’économie nationale, les activités équines ont donc été fortement perturbées.

Les statistiques disponibles montrent les impacts sur toutes les compostantes de la filière équine survenus en 2020. Après l’impact majeur du premier confinement au printemps 2020, la filière a connu une période estivale marquée par un rebond signficatif de ses activités équestre et des paris hippiques. Fin 2020, le deuxième confinement et de nouvelles restrictions ont alors interrompu cette dynamique, plongeant la filière dans l’incertitude.

En 2021, l’IFCE a poursuivi les travaux intités en 2020 dans le cadre du comité de filière, à la demande du Ministère chargé de l’agriculture au regard des boulversements induits par la crise. Les travaux réalisés en 2021 ont alors permis d’objectiver la situation de la filière équine en étudiant trois volets complémentaires :

  • Activité : depuis fin 2020 comment évoluent les activités équines ? Quelles dynamiques de reprise d’actvitié en 2021 ?
  • Emplois : comment les dirigeants ont-ils réagi ? Quel est l’impoct sur les effectifs en emploi ?
  • Entreprises : les entreprises équines sont-elles fragilisées ? Quelles perspectives en sortie de crise ?

L’analyse des conséquences sur l’emploi et sur les résultats économiques des entreprises se focalise sur les :

  • centres équestres,
  • entraîneurs de trot et de galop,
  • éleveurs de chevaux de sport, de trot et de galop.

Le volet sur l’emploi porte sur les années 2020-2021. En revanche, les résultats des entrerprises se concentrent sur l’année 2020. Année pour laquelle des résultats comptables sont disponibles au moment de l’étude.

Conclusions sur les activités de la filière équine

En 2020, plusieurs secteurs d’activités de la filière équine avaient connu un repli. Ils ont donc été contraints de stopper leurs activités pendant la périodes de confinements.

En 2021, les activités équines ont connu une dynamique gloablement positive, à l’image de l’économie française. Sans toutefois remettre en cause certains reculs déjà à l’oeuvre avant crise.

Conclusion sur les emplois dans la filière équine

Les conséquences de la crise sanitaire sur l’emploi salarié dans la filière se traduisent par des non recrutements plutôt que des licenciements. Le secteur le plus touché ayant alors été l’entraînement de chevaux de courses.

La tension sur les recrutements est telle que, l’impact sur l’emploi salarié devrait s’avérer très limité. Enfin, les recrutements devraient repartir rapidement.

Conclusion sur les entreprises de la filière équine

En 2020, l’arrêt temporaire des activités a impacté les chiffres d’affaires, en particulier ceux de la filière course. Néanmoins, les résultats économiques ont globalement été préservés grâce aux économies de charges réalisées ainsi qu’aux mesures d’aides activées.

La plupart des structures ne devraienet pas avoir de difficultés à surmonter cette année particulière. Seules celles présentant des fragilités économiques historiques présentent donc des risques à court terme.

Les perspectives pour la filière équine

Début 2022, l’activité économique française évolue dans un climat d’incertitudes sur le plan sanitaire (épidémie pas complètement terminée) mais aussi soci-économiques. Le débranchement progressif des aides, les difficultés d’approvisionnement et de rectrutement, et l’envolée des prix des matières premières menacent de fragiliser les entreprises. La filière équine s’inscrit dans ce contexte incertain. Dont les impacts pourraient être plus significatifs à moyen terme que ceux qu’elle a connus en 2020-2021. De ce fait, le comité de filière a demandé à l’IFCE de poursuivre ces travaux d’analyses d’impact au cours de l’année 2022.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’impact de la Covid19 sur les entreprises équines normandes ? Retrouvez notre présentation pour le Conseil des Chevaux de Normandie sur notre site internet.

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Observatoire économique de la filière équine 2021

Nouvel observatoire économique

Temps de lecture : 2 minutes

Nouvel observatoire économique des activités professionnelles de la filière équine

Le nouvel observatoire économique des activités équines est disponible. Cet observatoire est réalisé avec les données comptables 2019 et 2020. Afin d’assurer une fiabilité des données, l’échantillon utilisé est constant. Cet observatoire permet alors d’étudier les activités : centre équestre, écurie de pension, élevage (sport et courses) et entraînement (trot et galop). Vous pouvez faire une demande pour l’obtenir via notre formulaire.

L’année 2020 a été marquée fortement par la Covid 19. Elle restera dans les mémoires de tous les acteurs de la filière équine : hippodromes fermés, concours stoppés, centres équestres à l’arrêt et amateurs de chevaux écartés des leçons d’équitation, de quoi faire douter sur l’avenir de ces professions du cheval.

Un an après, en 2021, le nombre de licenciés semble repartir à la hausse selon les chiffres de la Fédération Française d’Equitation (FFE). Les aides de l’État, mises en place au cours de l’année 2020, ont aussi contribué à relancer les activités. Elles ont aidé à maintenir les équilibres financiers des entreprises, notamment pour les centres équestres. Même si peu d’entre eux ont eu recours à des prêts garantis de l’État.

Le monde des courses a subi deux mois d’interruption au printemps de l’année 2020. Ces interruptions ont engendré des pertes de gains de courses importants pour les entraîneurs.

L’éloignement des terrains de concours et des pistes pendant le début de la pandémie a été difficile pour tous les chefs d’entreprises de la filière équine.

Les outils digitaux ont néanmoins permis de maintenir des liens entre les différents acteurs de la filière équine. Les contacts entre vendeurs et acheteurs potentiels ont donc perduré.

L’année 2021 permet à l’élite des courses de retrouver son niveau d’avant la crise Covid. Espérons que les signes positifs de reprise des différents marchés se confirment : prix des foals, poulains et chevaux en augmentation. Cette augmentation permet ainsi à nos professionnels de reprendre des couleurs.

Observatoire économique de la filière équine
Observatoire économique de la filière équine proposé par Equicer

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Filière équine Normande

Impacts COVID : entreprises équines normandes

Temps de lecture : 2 minutes

Impacts COVID : entreprises équines normandes

Dans le cadre du projet Equi’UP, porté par le Conseil des Chevaux de Normandie et soutenu par le FNADT (Fonds National d’Aménagement et de Développement des Territoires), une étude économique des entreprises équines normandes des impacts de la l’épidémie de COVID a vu le jour.

Présentation d’Equi’Up

Le projet Equi’Up est né à l’issue de la crise COVID. Son objectif est :

  • de tirer tous les enseignements de cette année 2020
  • d’aider les entreprises de la filière équine normande à garder la maîtrise sur tous ses enjeux.

Parmi les enjeux, il y a l’enjeu économique. Afin de répondre à cette problématique et à d’autres, une plateforme d’auto-diagnostic a vu le jour. Equicer est partenaire de ce projet.

L’étude économique de l’impact du COVID sur les entreprises équines normandes

Equicer a participé à cette étude afin de tirer les enseignement de la crise COVID. Pour se faire, nous avons analysé les trajectoires suivies par les acteurs de la filière équine en 2020. La variété des acteurs dans leur modèle économique ne permet pas d’appréhender la filière dans son ensemble mais exige de la décomposer en ses segments principaux. Dans cette étude vous trouverez donc l’analyse de l’impact de la crise COVID par ces groupes de famille :

  • écurie de pension,
  • centres équestres,
  • entraîneurs de trot et de galop,
  • éleveurs de trot, de galop et de sport.

Pour la présentation des résultats, il a été choisi de suivre le plan des Soldes Intermédiaires de Gestion. Ces soldes se calculent ainsi : aux produits sont retirés les charges opérationnelles, les charges externes et enfin la masse salariale afin d’arriver au résultat de l’année.

La présentation de ces résultats a eu lieu lors du colloque annuel du conseil des chevaux de Normandie. Vous pouvez retrouver la vidéo sur notre site internet. Vous trouverez ci dessous la présentation des résultats sous format PDF.

Filière équine normande
Filière équine normande

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Observatoire économique écuries de pension – 2020

Temps de lecture : < 1 minute

Nous observons pour la première fois cette année un échantillon d’écuries de pensions de propriétaire de chevaux de sport. Il est composé de 37 dossiers issus de plusieurs départements présents
au sein de la franchise Equicer.

Le montant total des produits est composé à 88 % de pensions, soit un montant de 56 400 € par ETP. L’échantillon moyen dispose de 2,19 ETP et une surface de plus de 27 hectares. Nous sommes en présence d’écuries classiques, boxes et surfaces en herbe à disposition.

L’excédent brut d’exploitation, EBE, est de 26 800 € et accuse une baisse de 6 300 € entre les deux années. L’excédent brut est doublé pour le quartile supérieur. L’EBE permet de rembourser les 11 885 € d’annuités et d’assurer les prélèvements privés des chef.fe.s d’entreprises. Le taux d’endettement est stable à 69 %.

Vous souhaitez être mis en relation avec un comptable ou un conseiller spécialisé dans les écuries de pension. Vous pouvez nous adresser un mail via notre formulaire de contact.

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Observatoire activités équines 2020

Temps de lecture : 6 minutes

Observatoire économique des activités équines 2020

A l’heure où nous publions ce nouvel observatoire, en plein milieu d’un deuxième confinement, nos dirigeants et dirigeantes de structures, éleveurs / éleveuses, propriétaires, et entraîneurs /entraîneuses ont à peine repris leur souffle. Les chiffres 2018 et 2019 ne permettent pas pour la plupart des activités observées, de mettre de la trésorerie de côté. Ils sont pris en otage dans une année 2020 faite d’incertitude, d’inquiétude et de pessimisme. Les événements sportifs et les ventes de chevaux sont à réinventer. Les clients et clientes de centres équestres ont bien du mal cet automne à reprendre leurs chevaux en main.

Concernant la synthèse des échantillons liés au secteur des courses, l’analyse des produits est assez révélatrice avec soit une baisse des ventes de chevaux, et /ou une diminution de l’encaissement des gains et primes. Ces deux effets ont alors un impact immédiat sur la rentabilité de ces entreprises.

Historiquement, le secteur de l’élevage possède une situation financière saine qui lui permet de mieux encaisser une baisse de performance. La rentabilité des entreprises du secteur des courses reste très sensible au niveau de gains et primes encaissées que ce soit lié à la réussite en course ou aux allocations versées.

Ces constats peuvent être préoccupants pendant cette zone de turbulence liée à la Covid-19. Le premier confinement a connu l’arrêt des courses durant 2 mois, la baisse du niveau des allocations et le ralentissement des enjeux PMU.

Les organismes bancaires, premiers financeurs de la filière, restent les partenaires privilégiés dans ces périodes difficiles, surtout à la veille des remboursements des prêts de trésorerie mis en place pour pallier les manques. Nous espérons pouvoir analyser les effets de cette crise dès le deuxième trimestre 2021 et nous restons bien évidemment à l’écoute de nos professionnels et professionnelles.

Centres équestres – échantillon total

Même si le total des produits a augmenté de 6 000 € entre les deux années pour les centres équestres, les produits d’enseignements restent stables soit 61 % par rapport aux produits totaux. Les pensions représentent 27 % du total des produits. Les structures restent donc sur les mêmes bases, soit un peu plus de 2 ETP et une vingtaine d’hectares exploités pour ces 249 dossiers de l’échantillon observé.
Le poste achats d’aliments est stable avec 33 % du total des charges opérationnelles. Les postes litières, frais vétérinaires, et frais d’élevages sont stables. L’excédent brut d’exploitation augmente de 3 000 € entre N et N-1. Il permet donc d’assurer les annuités de 15 000 €, qui représentent 48 % de l’EBE. Le taux d’endettement se stabilise à hauteur de 71 %.

Centres équestres – ETP < 1

Ce groupe de centres équestres, avec un ETP <1, est composé de 88 dossiers qui exploitent en moyenne 20 hectares avec un montant de produits légèrement en baisse entre les deux années. Avec 0,20 ETP en plus, le quartile supérieur enregistre plus du double de produits par rapport à la moyenne du groupe. Il multiplie également son EBE par 1,5, soit 12 600 € pour la moyenne du groupe et 31 000 € pour le quartile supérieur.

Les leçons d’équitation représentent 64 % du total des produits. Elles sont en augmentation entre les deux années. En effet, elles passent de 57 à 64 %. Les pensions sont toutefois en baisse de 6 %.

L’endettement est en augmentation de 3 points. Il ne reste donc que 3 500 € pour faire face aux
prélèvements privés du dirigeant ou de la dirigeante et à l’autofinancement.

Centres équestres – ETP de 1 à 3

Il y a 127 dossiers étudiés pour ce groupe de centres équestres ayant un ETP compris entre 1 et 3. La structure de l’entreprise est composée de 17 hectares avec 2 équivalents temps plein. Les pensions représentent alors 26 % du total des produits. Ils viennent donc compléter les produits d’enseignements et les leçons d’équitation (61 % du total des produits). Ces derniers augmentent de 2 % entre les deux années.

Les achats d’aliments comptent pour 33 % des charges opérationnelles. La marge brute globale est en augmentation de 5 000 €. L’Excédent brut d’exploitation n’augmente lui que de 3 000 €. Il permet donc le remboursement des annuités d’un montant de 14 885 €. Le taux d’endettement se stabilise alors à 74 %.

Centres équestres – ETP > 3

Ce groupe de centres équestres ayant un ETP supérieur à 3, composé de 34 dossiers enregistre des produits d’un montant de 340 000 €, dont 100 350 € de pensions et 202 500 € de produits d’enseignement. Le quartile supérieur obtient un meilleur ratio produit sur ETP avec 69 700 € pour la moyenne du groupe et 72 700 € pour le quartile supérieur.

Entre les deux exercices l’excédent brut d’exploitation a augmenté de 17 000 €, soit une augmentation de l’EBE sur produit de 3 %. Les structures de cet échantillon ont augmenté leurs capitaux propres de 15 000 €, avec des immobilisations en augmentation de 55 000 € et des prêts à moyen et long terme de 42 000 €.

L’excédent brut d’exploitation permet d’assurer le remboursement des annuités pour 31 000 € et les prélèvements privés des dirigeants et dirigeantes.

Eleveurs et éleveuses galopeurs

Les moyens de production chez l’éleveur et éleveuse de galop sont stables pour la main d’œuvre, la surface et les chevaux en propriété. On remarque que le nombre de chevaux en pension diminue de 0,5 unité et jusqu’à 1,5 pour le quartile supérieur.

On note un ratio de 10 chevaux/ETP. Les produits sont en recul de 25 500 € (ventes de chevaux, baisse des gains de courses et primes éleveurs,…). Le niveau de l’EBE chute de 26 000 € et jusqu’à 30 000 € pour le résultat courant.

La situation financière reste saine malgré tout avec un niveau de capitaux propres suffisant de 195 000 €.

Au final, les éleveurs et éleveuses perdent 26 000 € de revenu disponible entre 2018 et 2019 c’est exactement la baisse du chiffre d’affaires.

Eleveurs et éleveuses chevaux de sport

Ce groupe est constitué de 182 dossiers spécialisés en élevage de chevaux de sport, soit 23 dossiers supplémentaires par rapport à l’observatoire de l’année passée. Nous constatons une légère augmentation du montant des produits pour la moyenne du groupe. Toutefois, il y a une diminution pour le quartile supérieur.

L’excédent brut d’exploitation est à zéro pour la moyenne du groupe et seulement à 32 000 € pour le quartile supérieur, laissant peu de place à l’autofinancement et aux prélèvements privés puisque les annuités sont de 20 200 €, toujours pour le quartile supérieur. Les capitaux propres sont en baisse entre les deux années. Le taux d’endettement a pris 5 points entre 2018 et 2019.

C’est la seule activité de cet observatoire pour laquelle on observe un EBE sur produit à zéro !

Eleveurs et éleveuses trotteurs

Pour cette représentativité, il a été dénombré 104 éleveurs et éleveuses de trotteurs. Il existe une stabilité des moyens de production. Il y a seulement une diminution de l’effectif en pension de six chevaux pour le quartile supérieur. Pour cet échantillon, il ressort un ratio de 12,6 chevaux/ETP.

Le produit d’activité est très stable d’un exercice à l’autre, malgré une baisse de l’encaissement des gains et primes éleveurs de 12 %, soit l’équivalent de 7 000 € pour notre échantillon. Coté dépenses, ce sont les charges externes qui ont progressé le plus (+ 9 %) soit 5 000 €.

L’EBE se tasse de 3 800 € sur l’année. L’observatoire 2019 présentait un ratio EBE/produit meilleur avec 35 % contre 30 % cette année. La santé financière reste saine. Les créances et les comptes financiers de l’actif (183 000 €) font face aux dettes (175 900 €). Ce constat est moins vrai pour le quartile supérieur. Les remboursements d’annuités ont évolué entre 2018 et 2019 avec une croissance de 20 %. La conséquence finale : le revenu disponible se réduit de 60 000 € à 50 000 € entre les 2 périodes.

Entraînement public de galop

L’échantillon pour les écuries d’entraînement de galop est représenté par des entreprises de taille importante. En moyenne, il y a presque 7,5 salariés avec un niveau de chiffre d’affaires proche de 700 000 € pour un effectif de plus de 30 chevaux. Ce dernier chiffre a évolué entre les 2 exercices de 6 unités.

Ce fait a engendré une évolution des produits de 50 000 €, des charges opérationnelles de 23 000 €, des frais de personnels de 26 000 € et des frais de fonctionnement de 8 000 €. L’EBE ne profite pas de cet accroissement d’activité avec un recul de 6 000 €.

L’analyse du bilan est toujours préoccupante avec un taux d’endettement en constante évolution de 122 à 125 %. Une tension perceptible avec des créances (150 000 €) qui ne font pas face aux dettes. Il y a donc des comptes financiers négatifs (307 500 €). Les créances représentent 3,16 mois de chiffres d’affaires. L’objectif est de 1,5 mois. Le niveau de revenu disponible (EBE- annuités) s’élève malgré tout à 72 000 €

Entraînement de trot

Les écuries d’entraînement de trot reste un employeur main d’œuvre limité avec en général de 1 à 1,5 salariés. Le ratio est de 5,6 chevaux par ETP en comparaison à l’entraineur de galop avec 3,68 chevaux par ETP.

L’effectif moyen de chevaux de l’écurie a baissé de seulement 0,5 cheval. Les produits sont en recul de 21 000 €. La baisse des gains de courses explique en totalité cette diminution.

Coté EBE, cela s’en ressent avec aussi une réduction de 20 000 € soit une chute de 25 %. Du coup, le ratio EBE/produit perd 5 % sur un an. Le constat est qu’une baisse de l’encaissement des gains se répercute en totalité dans le revenu final. Ce qui montre la fragilité économique de ces entreprises par rapport au caractère du résultat en course.

On remarque une capitalisation plus importante pour le quartile supérieur. Elle se concrétise donc par une amélioration des capitaux propres ainsi qu’un taux d’endettement en baisse. Au final, le revenu disponible est amputé de 25 000 € face à la baisse conjuguée de l’EBE et l’augmentation des échéances bancaires. La situation globale des entraîneurs et entraîneuses de trot se fragilise donc avec le temps.

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Observatoire économique des activités équines – 2019

Temps de lecture : 6 minutes

Pour cette édition, nous avons réussi à collecter un plus grand nombre de dossiers à fin de proposer une analyse plus complète, et ceci dans plusieurs activités professionnelles retenues pour ce nouvel observatoire économique qui reprend les exercices comptables 2017 et 2018.
Nos données confirment avec cette nouvelle publication, que l’activité « centres équestres » est toujours tendue, puisque l’excédent brut d’exploitation sur le total des produits ne représente que 22 %, et, que seuls les centres équestres dont les ETP sont supérieurs à trois, retirent de leur activité des prélèvements privés à hauteur de 1 000 € par mois en moyenne.
Les éleveurs et les éleveuses de chevaux de sport qui sont retenus dans ce groupe sont en activité principale « élevage » et sont toujours à la peine pour réaliser un résultat positif puisque l’EBE sur produit ne représente que 4 % du total des produits. Même si les prix moyens des chevaux achetés en France sont en hausse, seul le quartile supérieur tire un peu son épingle du jeu.
Les éleveurs et les éleveuses de galopeurs s’en sortent plutôt bien par rapport à l’ensemble des activités équines, et les ventes aux enchères de galopeurs ont connu une année favorable en 2018 pour les foals. Et même si le taux d’endettement augmente de 7 points, les annuités sont assurées et il reste du disponible pour les prélèvements des chefs et cheffes d’entreprises. 

Centres équestres – échantillon total :

215 dossiers ont été retenus pour le groupe des centres équestres avec des produits de 139 000 €, stables par rapport à l’année passée. Ces produits sont composés de 94 560 € de licences, leçons d’équitation, enseignement et stages, mais aussi d’un peu plus de 36 000 € de pensions, soit 26,50 % du total des produits.
Le centre équestre moyen présente un modèle type à 2,20 ETP avec un.e salarié.e sur l’entreprise, et un peu plus de 17 hectares en moyenne. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est en légère augmentation de 1 700 € entre les deux années, suite à une baisse des autres charges opérationnelles. L’excédent brut sur produit est stable depuis plus de quatre années avec un taux à 22 % pour la dernière année observée, et ne permet pas aux chefs d’entreprises d’avoir un revenu équivalent au moins à un SMIC annuel, seulement 5 400 € de prélèvements privés. On constate une baisse des capitaux propres et donc une augmentation du taux d’endettement (+ 5 points).

Centres équestres – ETP < 1 :

Pour cet échantillon de centres équestres avec un ETP inférieur à 1, représentant des activités souvent partagées avec un complément de revenu trouvé à l’extérieur de l’entreprise, on constate que les produits sont en hausse de 13 000 € entre les deux années, alors même que les pensions ont baissé de 5 000 €. Malgré une augmentation des charges de structures, l’excédent brut d’exploitation (EBE) est aussi en augmentation de plus de 5 000 € entre les deux exercices.
Ces chiffres viennent illustrer la stabilité des capitaux propres entre les deux exercices, assurant une très légère baisse du taux d’endettement de 1 point et permettant de rembourser les annuités et d’assurer un peu de prélèvements privés pour les gérants.

Centres équestres – ETP de 1 à 3 :

Pour les centres équestres avec deux ETP au total et 16 hectares de surface, ce groupe enregistre des produits de 118 000 € (en légère baisse), composés de pensions pour 37 400 €.
La stabilisation des charges opérationnelles à 29 000 € permet de faire passer l’EBE au dessus de la barre des 30 000 €, ce qui permet d’enregistrer une hausse de l’EBE sur produit de 4 points. Le résultat de l’exercice a plus que doublé entre les deux années.
Ce résultat qui est en augmentation permet de laisser de laisser une part de revenu correct pour les chefs d’entreprises. Il est à noter que les capitaux propres ont baissé de 16 000 € entre les deux années.

Centres équestres – ETP > 3 :

Pour les centres équestres présentant un ETP supérieur à 3, les produits de leçons d’équitation sont de 188 000 € (41 000 € par ETP) auxquels s’ajoutent 66 000 € de pensions.
Le quartile supérieur enregistre 443 000 € de produits au total, soit 151 000 € de plus que la moyenne du groupe. Les charges opérationnelles sont figées à 61 000 € alors que les autres charges sont en augmentation de 13 000 €. Nous constatons une baisse de l’EBE de 7 500 € pour la moyenne du groupe et par une augmentation de 11 384 € pour le quartile supérieur.
L’EBE de l’exercice permet de faire face aux annuités et aux prélèvements privés, seul groupe pour l’activité centres équestres à enregistrer des prélèvements de 12 000 € pour l’année.

Élevages galopeurs :

Les éleveurs et éleveuses de galop disposent d’une surface moyenne de 50 ha. Notre échantillon montre une hausse des produits principalement due à une amélioration de la commercialisation des chevaux soit + 3,6 %. La conjoncture nationale annonce des chiffres en léger recul ce que ne rencontrent pas nos professionnels observés pour cet observatoire.
L’ensemble des charges reste bien maîtrisé quelque soit leur nature (opérationnelles et externes) ce qui améliore sensiblement l’EBE (+ 28 %).
On note une atténuation entre l’EBE et le résultat d’exercice, celui-ci est consommé par une augmentation des amortissements. Le niveau d’amortissement est en augmentation significative de 22 %. Nous constatons une capitalisation importante au niveau des immobilisations avec une augmentation du taux endettement de 7 points soit un taux de 64 %. Les prélèvements privés restent stables. Il est remarqué une constante avec l’enjeu d’une bonne commercialisation des chevaux sur la rentabilité des entreprises pour les élevages de galopeurs.

Élevages chevaux de sport :

Le groupe est composé de 159 dossiers spécialisés en élevage de chevaux de sport dont les produits s’élèvent à 58 500 € soit 47 200 € par ETP. Ces élevages de chevaux de sport exploitent en moyenne une vingtaine d’hectares en employant 0,20 ETP. Les produits sont composés de 13 000 € de pensions et de 17 000 € de ventes de chevaux, pour trois chevaux vendus en moyenne.
Le total des charges est en augmentation, ce qui porte l’excédent brut d’exploitation à 2 200 € soit une augmentation par rapport à l’année N-1 de 2 300 €.
C’est la première fois depuis 3 ans que l’EBE est positif. Seul le quartile supérieur tire son épingle du jeu avec un EBE qui permet de rembourser les annuités.

Élevages trotteurs :

Le modèle de l’entreprise des élevages de trot reste basé sur un.e chef.fe d’exploitation aidé.e d’un emploi salarié à 70 %. L’ensemble des produits restent stable à l’exception des ventes de trotteurs. La quote part des gains de courses et des primes éleveurs est évaluée à 1/3 des produits. Les charges externes sont en hausse de 7 % sur un an.
Le ratio EBE/produit conserve un niveau élevé avec 35 %. Il est le taux le plus élevé de l’ensemble des professions présentées dans cet observatoire des activités de la filière équine. Le quartile supérieur frôle les 40 %.
La hausse de l’EBE a été consommée pour moitié par l’augmentation des annuités et des prélèvements privés.
La santé financière des entreprises ne s’améliore pas, le taux d’endettement est en hausse de 4 points.

Écuries pour l’entraînement publics de galop :

Notre échantillon moyen pour les écuries d’entrainement publics de galop est constitué d’une main d’oeuvre salariée de 8 personnes et d’un chef ou d’une cheffe d’entreprise.
La globalité des produits est en hausse 3,4 %. Ils sont constatés dans le niveau de facturation des pensions et les ventes de chevaux. Coté charges, elles augmentent qu’elles soient opérationnelles (+ 4,5 %) ou externes (+ 9,8 %). La main d’oeuvre salariée représente jusqu’à 45 % des charges de l’entreprise. Le niveau d’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) progresse sur l’ensemble de l’échantillon de 5 % et, à contrario le quartile supérieur décroit significativement de 13 %.
La santé financière reste le maillon faible avec un taux d’endettement de 132 % en augmentation par rapport à 2017. Les capitaux propres ont fortement diminué soit de moitié en comparaison sur les deux années. Le montant des retraits privés est en hausse. Au final, on peut remarquer que les structure d’entraînement de galop du quartile supérieur ont traversé une conjoncture moins favorable que l’ensemble de l’échantillon.

Écuries d’entraînement trot :

Pour cet échantillon d’écuries d’entraînement de trotteurs, ce sont quelques 155 entraîneurs et entraîneuses de chevaux trotteurs qui sont observés. Ces entreprises restent de petites tailles. Nous retrouvons un.e chef.fe d’entreprise aidé.e d’une personne salariée et demie. Le total des produits s’établit à 292 000 €. Ce chiffre n’a quasiment pas évolué d’une période à l’autre. Les gains de courses et les primes représentent 54 % du total des produits. Pour ce qui est du montant des pensions, elles augmentent de 27 %.
Coté charges, le poste « salaires » est le premier poste de dépenses, mais ne représente que 23 % de l’ensemble des charges. Le budget alimentation arrive en second rang soit 10 %. Le ratio EBE/produit moyen atteint 26 % et varie très peu d’un observatoire à l’autre. L’endettement global est en augmentation entre les deux années

Observatoire économique des activités équines – 2019 Lire la suite »