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Observatoire activités équines 2020

Temps de lecture : 6 minutes

Observatoire économique des activités équines 2020

A l’heure où nous publions ce nouvel observatoire, en plein milieu d’un deuxième confinement, nos dirigeants et dirigeantes de structures, éleveurs / éleveuses, propriétaires, et entraîneurs /entraîneuses ont à peine repris leur souffle. Les chiffres 2018 et 2019 ne permettent pas pour la plupart des activités observées, de mettre de la trésorerie de côté. Ils sont pris en otage dans une année 2020 faite d’incertitude, d’inquiétude et de pessimisme. Les événements sportifs et les ventes de chevaux sont à réinventer. Les clients et clientes de centres équestres ont bien du mal cet automne à reprendre leurs chevaux en main.

Concernant la synthèse des échantillons liés au secteur des courses, l’analyse des produits est assez révélatrice avec soit une baisse des ventes de chevaux, et /ou une diminution de l’encaissement des gains et primes. Ces deux effets ont alors un impact immédiat sur la rentabilité de ces entreprises.

Historiquement, le secteur de l’élevage possède une situation financière saine qui lui permet de mieux encaisser une baisse de performance. La rentabilité des entreprises du secteur des courses reste très sensible au niveau de gains et primes encaissées que ce soit lié à la réussite en course ou aux allocations versées.

Ces constats peuvent être préoccupants pendant cette zone de turbulence liée à la Covid-19. Le premier confinement a connu l’arrêt des courses durant 2 mois, la baisse du niveau des allocations et le ralentissement des enjeux PMU.

Les organismes bancaires, premiers financeurs de la filière, restent les partenaires privilégiés dans ces périodes difficiles, surtout à la veille des remboursements des prêts de trésorerie mis en place pour pallier les manques. Nous espérons pouvoir analyser les effets de cette crise dès le deuxième trimestre 2021 et nous restons bien évidemment à l’écoute de nos professionnels et professionnelles.

Centres équestres – échantillon total

Même si le total des produits a augmenté de 6 000 € entre les deux années pour les centres équestres, les produits d’enseignements restent stables soit 61 % par rapport aux produits totaux. Les pensions représentent 27 % du total des produits. Les structures restent donc sur les mêmes bases, soit un peu plus de 2 ETP et une vingtaine d’hectares exploités pour ces 249 dossiers de l’échantillon observé.
Le poste achats d’aliments est stable avec 33 % du total des charges opérationnelles. Les postes litières, frais vétérinaires, et frais d’élevages sont stables. L’excédent brut d’exploitation augmente de 3 000 € entre N et N-1. Il permet donc d’assurer les annuités de 15 000 €, qui représentent 48 % de l’EBE. Le taux d’endettement se stabilise à hauteur de 71 %.

Centres équestres – ETP < 1

Ce groupe de centres équestres, avec un ETP <1, est composé de 88 dossiers qui exploitent en moyenne 20 hectares avec un montant de produits légèrement en baisse entre les deux années. Avec 0,20 ETP en plus, le quartile supérieur enregistre plus du double de produits par rapport à la moyenne du groupe. Il multiplie également son EBE par 1,5, soit 12 600 € pour la moyenne du groupe et 31 000 € pour le quartile supérieur.

Les leçons d’équitation représentent 64 % du total des produits. Elles sont en augmentation entre les deux années. En effet, elles passent de 57 à 64 %. Les pensions sont toutefois en baisse de 6 %.

L’endettement est en augmentation de 3 points. Il ne reste donc que 3 500 € pour faire face aux
prélèvements privés du dirigeant ou de la dirigeante et à l’autofinancement.

Centres équestres – ETP de 1 à 3

Il y a 127 dossiers étudiés pour ce groupe de centres équestres ayant un ETP compris entre 1 et 3. La structure de l’entreprise est composée de 17 hectares avec 2 équivalents temps plein. Les pensions représentent alors 26 % du total des produits. Ils viennent donc compléter les produits d’enseignements et les leçons d’équitation (61 % du total des produits). Ces derniers augmentent de 2 % entre les deux années.

Les achats d’aliments comptent pour 33 % des charges opérationnelles. La marge brute globale est en augmentation de 5 000 €. L’Excédent brut d’exploitation n’augmente lui que de 3 000 €. Il permet donc le remboursement des annuités d’un montant de 14 885 €. Le taux d’endettement se stabilise alors à 74 %.

Centres équestres – ETP > 3

Ce groupe de centres équestres ayant un ETP supérieur à 3, composé de 34 dossiers enregistre des produits d’un montant de 340 000 €, dont 100 350 € de pensions et 202 500 € de produits d’enseignement. Le quartile supérieur obtient un meilleur ratio produit sur ETP avec 69 700 € pour la moyenne du groupe et 72 700 € pour le quartile supérieur.

Entre les deux exercices l’excédent brut d’exploitation a augmenté de 17 000 €, soit une augmentation de l’EBE sur produit de 3 %. Les structures de cet échantillon ont augmenté leurs capitaux propres de 15 000 €, avec des immobilisations en augmentation de 55 000 € et des prêts à moyen et long terme de 42 000 €.

L’excédent brut d’exploitation permet d’assurer le remboursement des annuités pour 31 000 € et les prélèvements privés des dirigeants et dirigeantes.

Eleveurs et éleveuses galopeurs

Les moyens de production chez l’éleveur et éleveuse de galop sont stables pour la main d’œuvre, la surface et les chevaux en propriété. On remarque que le nombre de chevaux en pension diminue de 0,5 unité et jusqu’à 1,5 pour le quartile supérieur.

On note un ratio de 10 chevaux/ETP. Les produits sont en recul de 25 500 € (ventes de chevaux, baisse des gains de courses et primes éleveurs,…). Le niveau de l’EBE chute de 26 000 € et jusqu’à 30 000 € pour le résultat courant.

La situation financière reste saine malgré tout avec un niveau de capitaux propres suffisant de 195 000 €.

Au final, les éleveurs et éleveuses perdent 26 000 € de revenu disponible entre 2018 et 2019 c’est exactement la baisse du chiffre d’affaires.

Eleveurs et éleveuses chevaux de sport

Ce groupe est constitué de 182 dossiers spécialisés en élevage de chevaux de sport, soit 23 dossiers supplémentaires par rapport à l’observatoire de l’année passée. Nous constatons une légère augmentation du montant des produits pour la moyenne du groupe. Toutefois, il y a une diminution pour le quartile supérieur.

L’excédent brut d’exploitation est à zéro pour la moyenne du groupe et seulement à 32 000 € pour le quartile supérieur, laissant peu de place à l’autofinancement et aux prélèvements privés puisque les annuités sont de 20 200 €, toujours pour le quartile supérieur. Les capitaux propres sont en baisse entre les deux années. Le taux d’endettement a pris 5 points entre 2018 et 2019.

C’est la seule activité de cet observatoire pour laquelle on observe un EBE sur produit à zéro !

Eleveurs et éleveuses trotteurs

Pour cette représentativité, il a été dénombré 104 éleveurs et éleveuses de trotteurs. Il existe une stabilité des moyens de production. Il y a seulement une diminution de l’effectif en pension de six chevaux pour le quartile supérieur. Pour cet échantillon, il ressort un ratio de 12,6 chevaux/ETP.

Le produit d’activité est très stable d’un exercice à l’autre, malgré une baisse de l’encaissement des gains et primes éleveurs de 12 %, soit l’équivalent de 7 000 € pour notre échantillon. Coté dépenses, ce sont les charges externes qui ont progressé le plus (+ 9 %) soit 5 000 €.

L’EBE se tasse de 3 800 € sur l’année. L’observatoire 2019 présentait un ratio EBE/produit meilleur avec 35 % contre 30 % cette année. La santé financière reste saine. Les créances et les comptes financiers de l’actif (183 000 €) font face aux dettes (175 900 €). Ce constat est moins vrai pour le quartile supérieur. Les remboursements d’annuités ont évolué entre 2018 et 2019 avec une croissance de 20 %. La conséquence finale : le revenu disponible se réduit de 60 000 € à 50 000 € entre les 2 périodes.

Entraînement public de galop

L’échantillon pour les écuries d’entraînement de galop est représenté par des entreprises de taille importante. En moyenne, il y a presque 7,5 salariés avec un niveau de chiffre d’affaires proche de 700 000 € pour un effectif de plus de 30 chevaux. Ce dernier chiffre a évolué entre les 2 exercices de 6 unités.

Ce fait a engendré une évolution des produits de 50 000 €, des charges opérationnelles de 23 000 €, des frais de personnels de 26 000 € et des frais de fonctionnement de 8 000 €. L’EBE ne profite pas de cet accroissement d’activité avec un recul de 6 000 €.

L’analyse du bilan est toujours préoccupante avec un taux d’endettement en constante évolution de 122 à 125 %. Une tension perceptible avec des créances (150 000 €) qui ne font pas face aux dettes. Il y a donc des comptes financiers négatifs (307 500 €). Les créances représentent 3,16 mois de chiffres d’affaires. L’objectif est de 1,5 mois. Le niveau de revenu disponible (EBE- annuités) s’élève malgré tout à 72 000 €

Entraînement de trot

Les écuries d’entraînement de trot reste un employeur main d’œuvre limité avec en général de 1 à 1,5 salariés. Le ratio est de 5,6 chevaux par ETP en comparaison à l’entraineur de galop avec 3,68 chevaux par ETP.

L’effectif moyen de chevaux de l’écurie a baissé de seulement 0,5 cheval. Les produits sont en recul de 21 000 €. La baisse des gains de courses explique en totalité cette diminution.

Coté EBE, cela s’en ressent avec aussi une réduction de 20 000 € soit une chute de 25 %. Du coup, le ratio EBE/produit perd 5 % sur un an. Le constat est qu’une baisse de l’encaissement des gains se répercute en totalité dans le revenu final. Ce qui montre la fragilité économique de ces entreprises par rapport au caractère du résultat en course.

On remarque une capitalisation plus importante pour le quartile supérieur. Elle se concrétise donc par une amélioration des capitaux propres ainsi qu’un taux d’endettement en baisse. Au final, le revenu disponible est amputé de 25 000 € face à la baisse conjuguée de l’EBE et l’augmentation des échéances bancaires. La situation globale des entraîneurs et entraîneuses de trot se fragilise donc avec le temps.

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Equicer vous accompagne depuis 20 ans

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20 ans : Equicer vous accompagne depuis 2001

En 2001, est né le réseau de franchise Equicer pour les Cerfrance.

L’équipe de conseillers et de conseillères d’Equicer accompagne les élevages de chevaux de sport et de course,  les cavaliers et la cavalières, les centres d’entraînement pour le galop et le trot, les propriétaires, les écuries de pension et les centres équestres depuis plus de 20 ans. Le réseau Equicer est désormais présent sur 72 départements français.

Nos équipes vous accompagnent dans différents domaines : études, social, fiscalité, juridique, etc.

Aujourd’hui, Equicer est le premier réseau de conseil spécialisé pour la filière équine. Equicer accompagne 6 000 clients de 32 Cerfrance.

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Règles TVA internationale

TVA sur les opérations internationales

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TVA sur les opérations internationales : principes et préconisations

Durant cette Webconférence, le référent du réseau EQUICER revient sur les principes et préconisations dans le cadre de la TVA sur les opérations internationales.

Principes et préconisations

Dans le domaine équin, comme dans diverses activités professionnelles, un développement économique peut passer par l’émergence d’opérations à l’étranger ou avec des étrangers :

  • cession de chevaux hors de la France,
  • pensions facturées à des étrangers,
  • importation de saillies, etc.

Toutes ces opérations internationales ont leurs propres régimes de TVA et les règles ne sont pas simples d’application. Par ailleurs, la réglementation s’intensifie avec de nouvelles sanctions en cas de non-dépôt de certains documents douaniers. De plus, il existe une volonté au sein de l’UE de renforcer les échanges entre administrations fiscales

A travers cette présentation, l’objectif est de se familiariser avec les grands principes de la TVA internationale. Mais aussi de se prémunir contre d’éventuels contrôles avec trois opérations majeures :

  • Exportation/importation hors de l’UE ;
  • Acquisition/livraisons de bien dans l’UE ;
  • Prestations de service internationales.

Suite au Brexit, cette vidéo n’est plus à jour et n’est plus disponible. Merci de votre compréhension.

Pour en savoir plus sur la TVA et l’international et les déclarations d’échanges de biens (DEB), vous pouvez consultez notre EQUICER Infos n°28

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La facturation électronique

EQUICER Infos n°29 : Spéciale facturation électronique

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La facturation électronique obligatoire pour les factures émises auprès du secteur public

Dans cette présentation, nous reviendrons sur la facturation électronique obligatoire pour les factures émises auprès du secteur public. Nous reviendrons également sur les changements à prévoir à compter du 1er Janvier 2020

Relations avec des organismes publics :

Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent désormais émettre obligatoirement des factures dématérialisées en cas de facturation auprès d’organismes publics (écoles, hôpitaux, préfectures…).

Votre entreprise du domaine équin peut être concernée si vous avez des relations économiques avec des acteurs publics. Par exemple, un centre équestre qui facture une école pour l’accueil de groupe pour une sortie scolaire.

Et demain dans les relations avec des tiers du secteur privés pour la facturation électronique ?

L’article 153 de la loi de finances pour 2020 prévoit que les factures établies dans le cadre des relations entre assujettis à la TVA seraient obligatoirement émises sous forme électronique à compter du 1er janvier 2023, et au plus tard au 1er janvier 2025, selon un calendrier et des modalités fixées par décret.

Les données figurant sur ces factures électroniques devraient, par ailleurs, être systématiquement transmises à l’administration fiscale pour leur exploitation à des fins, notamment, de collecte et de contrôle de la TVA.

Selon l’exposé des motifs, la dématérialisation des factures et leur intégration directe dans les logiciels comptables permettraient aux entreprises de réduire les coûts de fonctionnement liés à l’utilisation des factures papier et des délais de paiement. Pour l’administration, la mise en oeuvre d’un tel dispositif constituerait un moyen de moderniser les modalités de recouvrement et de contrôle de la TVA et de lutter plus efficacement contre la fraude.

La facturation électronique
La facturation électronique

Pour plus d’information sur le fonctionnement du portail, vous pouvez vous rendre sur le site Internet «Communauté Chorus Pro».

Pour plus d’informations, contactez votre comptable ou votre conseiller Equicer. Vous pouvez également nous adressez vos question via notre formulaire de contact.

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Raisonner son investissement, c’est primordial.

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Raisonner son investissement, c’est primordial.

30 Janvier 2020 | Web-conférences IFCE | Olivier Deveaux

Raisonner son investissement, c’est primordial

Dans cette web-conférence, notre conseiller EQUICER va pour présenter l’importance de la façon de raisonner son investissement.

Quelque soit le domaine d’activité professionnelle, l’acquisition d’un bien s’anticipe, se réfléchit pour cela il est intéressant de faire le point sur les sujets suivants :
• Faire le point sur son utilité (achat, recours à une entreprise extérieure)
Calibrer son investissement (taille, volume, importance)
Évaluer sa rentabilité économique et fiscale (montant, durée d’utilisation, prix de revient)
• Étudier son financement (crédit bail, emprunt bancaire)
Cette présentation vous permettra de faire le point sur l’importance de ces critères. si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé vous pouvez faire appel à notre réseau en nous présentant votre problématique via notre formulaire de contact.

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Observatoire économique des activités équines – 2019

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Pour cette édition, nous avons réussi à collecter un plus grand nombre de dossiers à fin de proposer une analyse plus complète, et ceci dans plusieurs activités professionnelles retenues pour ce nouvel observatoire économique qui reprend les exercices comptables 2017 et 2018.
Nos données confirment avec cette nouvelle publication, que l’activité « centres équestres » est toujours tendue, puisque l’excédent brut d’exploitation sur le total des produits ne représente que 22 %, et, que seuls les centres équestres dont les ETP sont supérieurs à trois, retirent de leur activité des prélèvements privés à hauteur de 1 000 € par mois en moyenne.
Les éleveurs et les éleveuses de chevaux de sport qui sont retenus dans ce groupe sont en activité principale « élevage » et sont toujours à la peine pour réaliser un résultat positif puisque l’EBE sur produit ne représente que 4 % du total des produits. Même si les prix moyens des chevaux achetés en France sont en hausse, seul le quartile supérieur tire un peu son épingle du jeu.
Les éleveurs et les éleveuses de galopeurs s’en sortent plutôt bien par rapport à l’ensemble des activités équines, et les ventes aux enchères de galopeurs ont connu une année favorable en 2018 pour les foals. Et même si le taux d’endettement augmente de 7 points, les annuités sont assurées et il reste du disponible pour les prélèvements des chefs et cheffes d’entreprises. 

Centres équestres – échantillon total :

215 dossiers ont été retenus pour le groupe des centres équestres avec des produits de 139 000 €, stables par rapport à l’année passée. Ces produits sont composés de 94 560 € de licences, leçons d’équitation, enseignement et stages, mais aussi d’un peu plus de 36 000 € de pensions, soit 26,50 % du total des produits.
Le centre équestre moyen présente un modèle type à 2,20 ETP avec un.e salarié.e sur l’entreprise, et un peu plus de 17 hectares en moyenne. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est en légère augmentation de 1 700 € entre les deux années, suite à une baisse des autres charges opérationnelles. L’excédent brut sur produit est stable depuis plus de quatre années avec un taux à 22 % pour la dernière année observée, et ne permet pas aux chefs d’entreprises d’avoir un revenu équivalent au moins à un SMIC annuel, seulement 5 400 € de prélèvements privés. On constate une baisse des capitaux propres et donc une augmentation du taux d’endettement (+ 5 points).

Centres équestres – ETP < 1 :

Pour cet échantillon de centres équestres avec un ETP inférieur à 1, représentant des activités souvent partagées avec un complément de revenu trouvé à l’extérieur de l’entreprise, on constate que les produits sont en hausse de 13 000 € entre les deux années, alors même que les pensions ont baissé de 5 000 €. Malgré une augmentation des charges de structures, l’excédent brut d’exploitation (EBE) est aussi en augmentation de plus de 5 000 € entre les deux exercices.
Ces chiffres viennent illustrer la stabilité des capitaux propres entre les deux exercices, assurant une très légère baisse du taux d’endettement de 1 point et permettant de rembourser les annuités et d’assurer un peu de prélèvements privés pour les gérants.

Centres équestres – ETP de 1 à 3 :

Pour les centres équestres avec deux ETP au total et 16 hectares de surface, ce groupe enregistre des produits de 118 000 € (en légère baisse), composés de pensions pour 37 400 €.
La stabilisation des charges opérationnelles à 29 000 € permet de faire passer l’EBE au dessus de la barre des 30 000 €, ce qui permet d’enregistrer une hausse de l’EBE sur produit de 4 points. Le résultat de l’exercice a plus que doublé entre les deux années.
Ce résultat qui est en augmentation permet de laisser de laisser une part de revenu correct pour les chefs d’entreprises. Il est à noter que les capitaux propres ont baissé de 16 000 € entre les deux années.

Centres équestres – ETP > 3 :

Pour les centres équestres présentant un ETP supérieur à 3, les produits de leçons d’équitation sont de 188 000 € (41 000 € par ETP) auxquels s’ajoutent 66 000 € de pensions.
Le quartile supérieur enregistre 443 000 € de produits au total, soit 151 000 € de plus que la moyenne du groupe. Les charges opérationnelles sont figées à 61 000 € alors que les autres charges sont en augmentation de 13 000 €. Nous constatons une baisse de l’EBE de 7 500 € pour la moyenne du groupe et par une augmentation de 11 384 € pour le quartile supérieur.
L’EBE de l’exercice permet de faire face aux annuités et aux prélèvements privés, seul groupe pour l’activité centres équestres à enregistrer des prélèvements de 12 000 € pour l’année.

Élevages galopeurs :

Les éleveurs et éleveuses de galop disposent d’une surface moyenne de 50 ha. Notre échantillon montre une hausse des produits principalement due à une amélioration de la commercialisation des chevaux soit + 3,6 %. La conjoncture nationale annonce des chiffres en léger recul ce que ne rencontrent pas nos professionnels observés pour cet observatoire.
L’ensemble des charges reste bien maîtrisé quelque soit leur nature (opérationnelles et externes) ce qui améliore sensiblement l’EBE (+ 28 %).
On note une atténuation entre l’EBE et le résultat d’exercice, celui-ci est consommé par une augmentation des amortissements. Le niveau d’amortissement est en augmentation significative de 22 %. Nous constatons une capitalisation importante au niveau des immobilisations avec une augmentation du taux endettement de 7 points soit un taux de 64 %. Les prélèvements privés restent stables. Il est remarqué une constante avec l’enjeu d’une bonne commercialisation des chevaux sur la rentabilité des entreprises pour les élevages de galopeurs.

Élevages chevaux de sport :

Le groupe est composé de 159 dossiers spécialisés en élevage de chevaux de sport dont les produits s’élèvent à 58 500 € soit 47 200 € par ETP. Ces élevages de chevaux de sport exploitent en moyenne une vingtaine d’hectares en employant 0,20 ETP. Les produits sont composés de 13 000 € de pensions et de 17 000 € de ventes de chevaux, pour trois chevaux vendus en moyenne.
Le total des charges est en augmentation, ce qui porte l’excédent brut d’exploitation à 2 200 € soit une augmentation par rapport à l’année N-1 de 2 300 €.
C’est la première fois depuis 3 ans que l’EBE est positif. Seul le quartile supérieur tire son épingle du jeu avec un EBE qui permet de rembourser les annuités.

Élevages trotteurs :

Le modèle de l’entreprise des élevages de trot reste basé sur un.e chef.fe d’exploitation aidé.e d’un emploi salarié à 70 %. L’ensemble des produits restent stable à l’exception des ventes de trotteurs. La quote part des gains de courses et des primes éleveurs est évaluée à 1/3 des produits. Les charges externes sont en hausse de 7 % sur un an.
Le ratio EBE/produit conserve un niveau élevé avec 35 %. Il est le taux le plus élevé de l’ensemble des professions présentées dans cet observatoire des activités de la filière équine. Le quartile supérieur frôle les 40 %.
La hausse de l’EBE a été consommée pour moitié par l’augmentation des annuités et des prélèvements privés.
La santé financière des entreprises ne s’améliore pas, le taux d’endettement est en hausse de 4 points.

Écuries pour l’entraînement publics de galop :

Notre échantillon moyen pour les écuries d’entrainement publics de galop est constitué d’une main d’oeuvre salariée de 8 personnes et d’un chef ou d’une cheffe d’entreprise.
La globalité des produits est en hausse 3,4 %. Ils sont constatés dans le niveau de facturation des pensions et les ventes de chevaux. Coté charges, elles augmentent qu’elles soient opérationnelles (+ 4,5 %) ou externes (+ 9,8 %). La main d’oeuvre salariée représente jusqu’à 45 % des charges de l’entreprise. Le niveau d’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) progresse sur l’ensemble de l’échantillon de 5 % et, à contrario le quartile supérieur décroit significativement de 13 %.
La santé financière reste le maillon faible avec un taux d’endettement de 132 % en augmentation par rapport à 2017. Les capitaux propres ont fortement diminué soit de moitié en comparaison sur les deux années. Le montant des retraits privés est en hausse. Au final, on peut remarquer que les structure d’entraînement de galop du quartile supérieur ont traversé une conjoncture moins favorable que l’ensemble de l’échantillon.

Écuries d’entraînement trot :

Pour cet échantillon d’écuries d’entraînement de trotteurs, ce sont quelques 155 entraîneurs et entraîneuses de chevaux trotteurs qui sont observés. Ces entreprises restent de petites tailles. Nous retrouvons un.e chef.fe d’entreprise aidé.e d’une personne salariée et demie. Le total des produits s’établit à 292 000 €. Ce chiffre n’a quasiment pas évolué d’une période à l’autre. Les gains de courses et les primes représentent 54 % du total des produits. Pour ce qui est du montant des pensions, elles augmentent de 27 %.
Coté charges, le poste « salaires » est le premier poste de dépenses, mais ne représente que 23 % de l’ensemble des charges. Le budget alimentation arrive en second rang soit 10 %. Le ratio EBE/produit moyen atteint 26 % et varie très peu d’un observatoire à l’autre. L’endettement global est en augmentation entre les deux années

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Proposer le prix de revient

A quoi peut servir un prix de revient ?

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A quoi peut servir un prix de revient ?

Durant cette webconférence, notre conseillère spécialisée domaine équin, présente à quoi peut servir un prix de revient ?

Comment se servir de cet outil ?

Le prix de revient est un des outils les plus utilisés par les entreprises professionnelles du cheval. Il peut être calculé annuellement pour étudier les évolutions ou bien ponctuellement pour réfléchir à la stratégie de l’écurie. Cette webconférence est l’occasion de vous montrer :

  • l’importance de connaître votre coût de revient ;
  • les différentes utilisations possibles.

L’objectif est de vous aider à analyser votre prix de revient, pour :

  • rendre votre exploitation plus performante économiquement,
  • vous aider dans les prises de décisions stratégiques et vendre vos prestations au prix le plus juste

Mais néanmoins, le prix de revient est un outil qui ne doit pas être utilisé seul !

En complément de cette webconférence, vous pouvez aussi lire notre EQUICER Infos n°11. Cette dernière explique comment valoriser votre comptabilité avec le coût de revient. Il est important de ne pas confondre le coût de revient avec le suivi comptable.

en effet, le coût de revient a pour vocation de donner une information ciblée sur la rentabilité de votre activité. Alors que le suivi comptable recherchera l’exhaustivité de l’ensemble de vos opérations en vue de produire votre dossier fiscal. Ces deux outils sont donc complémentaires.

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DEB et TVA internationale pour la filière équine

EQUICER Infos n°28 : DEB et TVA internationale

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Lettre Infos n°28 : DEB (Déclaration d’Echanges de Biens) et TVA internationale

Dans cette publication nous allons revenir sur les particularités des Déclaration d’Echanges de Biens (DEB) pour la filière équine ainsi que sur les règles et les formalités en termes de TVA internationale.

Déclaration d’Echanges de Biens (DEB) et les changements à compter du 1er janvier 2020

En cas de cession d’un bien (cheval, camion…) auprès d’une entreprise assujettie dans l’Union Européenne (UE) suivi de son expédition dans le pays concerné, le principe est l’exonération de TVA avec auto-liquidation de la TVA par l’entreprise acheteuse dans son pays en application de l’article 262 ter-I du CGI.

Si vous réalisez des livraisons intracommunautaires, il faudra mettre en place un processus :

  • Vérifier le numéro de TVA de l’acheteur et en garder une impression,
  • Remplir une DEB le mois qui suit la livraison sur le site. Il y a la possibilité de le faire papier mais cette démarche est de plus en plus rare. Il faut donc privilégier fortement la voie internet.

A défaut, les sanctions sont les suivantes :

  • En cas de non-dépôt :
    • amende de 750 € par déclaration manquante ou déposée hors délai,
    • amende portée à 1 500 € si le redevable ne régularise pas sa situation dans les 30 jours suivant la mise en demeure.
  • En cas d’omissions ou d’erreur : 15 € / omission ou / erreur dans la limite de 1 500 €.
  • Remise en cause de l’exonération de TVA pour les livraisons intracommunautaires.

Rappels sur les règles et formalités en terme de TVA internationale

En terme de TVA internationale, afin d’adopter les bonnes règles et formalités, il y a deux grandes situations à prendre en compte :

  • En cas de vente d’un bien avec une structure ou un particulier situés à l’étranger et un passage de frontière de la France vers le pays concerné, hors France, dans un pays de l’UE ou hors de l’UE
  • En cas de prestation de service réalisée en France avec une entreprise ou un particulier situés à l’étranger, hors France, dans un pays de l’UE ou hors de l’UE.
DEB et TVA internationale pour la filière équine
DEB et TVA internationale pour la filière équine

Vous pouvez retrouver notre lettre d’infos consacrée à la TVA internationale en ligne.

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Un chef d’entreprise cheval

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Qu’est ce qu’un chef (ou dirigeant) d’exploitation de la filière cheval

28 Novembre 2019 | Webconferences IFCE | Emilie Yvart

Qu’est ce qu’un.e chef.fe (ou dirigeant.e) d’exploitation d’une structure équine ?

Durant cette web-conférence, notre conseillère spécialisée dans la filière équine revient sur ce qu’est un chef ou une cheffe d’exploitation. Elle reviendra sur les rôles des dirigeants et dirigeantes des entreprises équines : centre équestre, haras, écuries, etc.

Un.e chef.fe d’entreprise parfait.e n’existe pas ou nous ne l’avons pas encore trouvé.e. Cependant, travaillant exclusivement avec des dirigeants et des dirigeantes de structures équestres, nous connaissons leurs missions en tant que responsables d’exploitation et tous les devoirs qui leurs incombent… Cette web-conférence sera l’occasion de vous montrer les différentes casquettes d’un chef d’exploitation ou d’une cheffe d’exploitation.

L’objectif est de vous aider à mieux comprendre le rôle d’un.e chef.fe d’exploitation ou d’un.e dirigeant.e de structure équestre et de vous donner des pistes pour vous aider à être meilleur, dans l’intérêt de votre vie professionnelle et également de votre vie personnelle. Votre mission si vous l’acceptez…. Vous écouter le replay à cette web-conférence proposée en exclusivité par EQUICER pour l’IFCE. Vous pouvez aussi retrouver la fiche pratique sur le site de l’IFCE.

Les rôles du dirigeant d’exploitation

Les chef d’entreprise parfait n’existe pas, tout comme il n’existe pas de cheval parfait. Le cheval devient parfait selon vous, lorsqu’il répond entièrement à vos attentes et vos besoins. Pour cela, le cheval doit être travaillé pour donner le meilleur de lui même. Pour cela, il aura besoin de l’aide de personnes extérieurs comme le maréchal ferrant, le vétérinaire et le cavalier. En revanche, il y a tout même la génétique du cheval qui aide. On dit parfois qu’une personne est né pour être chef d’entreprise. Ce n’est toutefois pas à prendre au premier degrés. Mais cela lui permet d’avoir des compétence naturelle qui lui permet d’être meilleur chef d’entreprise qu’un autre. Toutefois, cela reste subjectif.

Définition d’un chef d’entreprise dans la filière équine

Après avoir interrogé plusieurs personnes, il ressort que qu’il s’agit d’une personne « entière », passionnée, prêt à de nombreux sacrifices, pas très porté sur l’administratif et qui préfèrerai être à cheval.

Quels sont les rôles du dirigeant ?

Hier

Le dirigeant passait 50% de son temps pour la production de son entreprise, c’est-à-dire entraîner les chevaux, enseigner, élever. Il passait beaucoup de temps avec les animaux. Les ressources humaines, la gestion de l’entreprise et l’aspect commercial et relationnel occupaient le reste du temps, à parts égales.

Aujourd’hui

Le dirigeant d’aujourd’hui a les mêmes fonctions que celui d’hier, mais les 4 rôles occupent un temps équivalent. Aucune de ces 4 fonctions ne doit être négligée pour que l’entreprise fonctionne. Bien sur, si vous n’avez pas de salarié, il y a un rôle en moins.

Demain

Les rôles évoluent très rapidement comme dans d’autres métiers. Un chef d’entreprise doit être capable de gérer :

  • La production : il doit être reconnu dans son domaine et avoir des résultats en compétition (courses, concours…).
  • La gestion des ressources humaines : en travaillant avec des êtres vivants, la main d’œuvre est obligatoire dans n’importe quel projet et c’est souvent un poste très important dans l’entreprise équestre.
  • La gestion économique et administrative : pour avoir une vision claire et précise de l’entreprise en analysant au moins une fois par an les chiffres comptables.
  • La partie commerciale et relationnelle, que ce soit avec les clients et les fournisseurs : le client est la clé de réussite de l’entreprise et il faut travailler en confiance avec les fournisseurs.
  • S’ajoutent 2 nouveaux rôles : stratégie et innovation.

Chaque dirigeant doit créer sa propre stratégie. L’objectif est de rendre l’entreprise ou l’écurie la plus compétente possible sur le marché, c’est-à-dire être meilleur entraîneur que son voisin, meilleur éleveur que le haras voisin. Le chef d’entreprise doit mettre en évidence son avantage concurrentiel soit par des prix attractifs tout en respectant son prix de revient, soit en mettant en valeur ses infrastructures ou bien en proposant de nouvelles prestations. Il faut lister les objectifs, la finalité et les actions à mettre en place pour y arriver, y compris les ressources nécessaires (main d’œuvre supplémentaire, achat de foncier…).

Exemple de dirigeant

Par exemple, le dirigeant d’une entreprise veut mettre en place la stratégie suivante :

  • Objectifs : passer moins de temps sur les tâches peu intéressantes et plus de temps à coacher ses cavaliers pour les aider à évoluer en compétition, car la prestation est mieux valorisée. Le chef d’exploitation souhaite aussi améliorer le bien-être animal des chevaux, faire des économies et dégager du temps pour sa famille.
  • Finalité : être plus rentable en passant moins de temps et en respectant le bien-être des chevaux et des cavaliers.
  • Actions : mise en place d’une écurie active qui remplit l’objectif de gain de temps et d’économie, recherche de sponsors pour l’équipe de compétition.

L’innovation n’est pas forcément matérielle, cela peut être une nouvelle discipline, une nouvelle méthode d’entraînement ou encore la création d’un outil pour favoriser la vente des prestations et/ou des chevaux.

Un dirigeant est une personne « multi casquette » qui doit élargir ses connaissances dans tous les domaines d’activités de l’entreprise, que ce soit l’aspect administratif, commercial, financier ou technique.

Les responsabilités du dirigeant

Le dirigeant est responsable d’un point de vue moral, juridique et financier. C’est le représentant légal de la structure.

D’un point de vue réglementaire, il doit connaître les règles, être en accord avec les lois et cela se complexifie lorsqu’il a des salariés.

Il doit aussi respecter les règles fiscales en matière de facturation, de déclaration de TVA… et être bon techniquement, dans la gestion des animaux notamment.

Les risques inhérents au statut de dirigeant

La rémunération est variable et va dépendre de la taille de l’entreprise, du chiffre d’affaires… Contrairement à un statut de salarié, le dirigeant n’est pas sûr d’obtenir une rémunération ou d’effectuer des prélèvements privés.

Les frontières entre la vie privée et la vie professionnelle sont parfois minces. Il est tout de même nécessaire pour le dirigeant de se « déconnecter » de l’entreprise pour pouvoir prendre du recul et mieux appréhender le fonctionnement général de sa structure.

Le relationnel peut parfois être difficile avec les salariés car le dirigeant attend d’eux le même investissement que lui. Cette gestion des ressources humaines peut parfois mettre en péril l’entreprise. Le chef d’exploitation n’est souvent pas formé pour être manager. Certaines qualités sont innées mais les autres s’acquièrent. De nombreux organismes de formation accompagnent les responsables dans ce domaine.

Il peut aussi y avoir une frustration de ne plus avoir le temps de pratiquer le métier d’origine et de monter à cheval rarement.

Des difficultés peuvent apparaître lorsqu’il y a plusieurs dirigeants associés et que la répartition des tâches est mal faite ou bien lorsqu’il y a des problèmes de communication ou des envies différentes. Dès l’apparition des conflits, il ne faut pas hésiter à avoir recours à une médiation, un coach ou un consultant. Cela peut désamorcer les conflits et sauver la société.

Comment s’améliorer ?

Certaines compétences peuvent être naturelles, comme la curiosité pour tous les domaines ou l’autorité, que ce soit avec les salariés, les fournisseurs et les clients. Il faut respecter les autres, savoir écouter et bien communiquer. En plus de cela, il faut être un homme de cheval et être bon pédagogue.

Certaines compétences doivent être quotidiennes, comme une bonne organisation et l’utilisation de bons outils (un logiciel par exemple). Il ne faut pas hésiter à se faire aider par son entourage ou un professionnel.

Il faut apprendre à gérer son temps et celui de ses salariés, à bien répartir les tâches selon les compétences et les affinités pour qu’elles soient mieux réalisées et plus vite. Le respect des salariés est essentiel pour qu’ils soient eux-mêmes motivés et investis dans l’entreprise. Il ne faut pas hésiter à organiser des réunions quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles selon les besoins de chaque équipe.

Enfin, le respect des chevaux est essentiel en cette période où le bien-être animal est au coeur des préoccupations sociétales. Il est important d’échanger avec ses clients si quelque chose les dérange.

Lors de son installation, certaines compétences doivent être acquises, comme les compétences inhérentes à l’entretien du cheval et tous les autres aspects, comme la réglementation des compétitions, de l’enseignement…

La compréhension d’un compte de résultat et d’un bilan est essentielle. Il est important de s’entourer d’experts, si besoin, pour prendre du recul et partager, que ce soit avec un avocat ou un comptable par exemple. Lors d’investissements qui engagent l’entreprise sur le long terme, il est indispensable d’être accompagné.

Ce qu’il faut retenir

Lors d’un projet d’installation, il faut prendre le temps d’écrire son projet et de se former.

Le chef d’entreprise doit prendre le temps de continuer à se former, de réfléchir à sa stratégie et à sa mise en place.

Il ne faut pas hésiter à se faire entourer par des professionnels et déléguer certaines tâches.

Et ne pas oublier qu’il y a une vie en dehors de son entreprise. N’hésitez pas à vous faire accompagner par nos conseillers Equicer.

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impôt sur les sociétés et épargne de précaution

EQUICER Infos n° 27 : IS et épargne de précaution

Temps de lecture : 2 minutes

EQUICER Infos n° 27 : impôt sur les sociétés et épargne de précaution

Dans cette lettre Equicer infos n° 27, nous aborderons :

  • dans un premier temps comment rendre plus attractif l’impôt sur les sociétés (IS) pour les entreprises agricoles de la filière équine.
  • dans un second temps, une présentation du nouvel outil fiscal de déduction des exploitations agricoles : épargne de précaution.

Impôt sur les sociétés (IS) – Comment rendre plus attractif l’impôt sur les sociétés ?

L’imposition des bénéfices agricoles (BA) à l’impôt sur les revenus (IR) présente un inconvénient majeur. Le résultat génère un impôt sur les revenus et des charges sociales que celui-ci soit prélevé ou pas !

L’impôt sur les sociétés est une alternative qui permet de calculer l’impôt sur les revenus et les charges sociales du dirigeant en fonction des rémunérations qu’il a perçues. Autre particularité : l’impôt sur les sociétés est à la charge de la société en fonction de son résultat.

Jusqu’aux exercices ouverts en 2018, les sociétés de personnes imposées de droit à l’impôt sur les revenus pouvaient décider d’être à l’impôt sur les sociétés. Mais cette option était irrévocable. La loi de finances 2019 est venue assouplir les incidences de l’option à l’IS. Elle permet aux sociétés de revenir à l’impôt sur les revenus pendant les cinq premières années passées à l’IS. Passé ce délai, l’option devient irrévocable.

Il y a une véritable volonté de favoriser le passage de l’IR à l’IS dans les entreprises agricoles. Avec un geste fort permettant l’étalement de l’impôt sur les revenus agricoles lié à de la fiscalité qui était latente. Mais attention à ne pas négliger les incidences sociales du changement de régime fiscal ! Il y aura des majorations de cotisations sociales qu’il faudra anticiper. Car le dispositif d’étalement ne vise que l’impôt sur les revenus !

Epargne de précaution – Le nouvel outil fiscal de déduction des exploitants et exploitantes agricoles

La loi de finances a mis fin à la déduction pour investissement (DPI) et la déduction pour aléas (DPA) à la suite d’un groupe de travail sur une réforme de la fiscalité agricole. La Déduction pour Epargne de Précaution (DEP) vient ainsi remplacer ces deux mécanismes. Et, moins qu’un outil d’optimisation fiscal, il s’agit avant tout d’un outil de « lissage fiscal ».

A NOTER : L’exonération des plus-values professionnelles en fonction des recettes (article 151 septies du CGI) ne sera pas applicable aux plus-values de cession de matériels roulants acquis sur un exercice où une DEP a été réintégrée et cédés dans les deux ans qui suivent leur acquisition. Ainsi, si une DEP a été réintégrée dans le résultat fiscal sur le même exercice que l’achat d’un matériel roulant, ce dernier devient taxable aux plus-values en cas de cession pendant les deux premières années. A compter de la 3e année de détention, l’exonération de plus-value sera à nouveau applicable.

EQUICER Infos n°27 : impôt sur les sociétés et épargne de précaution
EQUICER Infos n°27 : impôt sur les sociétés et épargne de précaution

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