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Observatoire économique des activités équines – 2017

Temps de lecture : 7 minutes

Avec 66 départements franchisés en 2017, le réseau EQUICER élargit ses bases de collectes. Cela permet ainsi de réaliser un observatoire sur des groupes de dossiers plus importants. Cependant il reste un travail de méthodologie à poursuivre pour traiter les comptabilités non exploitées. Nous pourrons à l’avenir présenter d’autres segments d’activités non utilisés aujourd’hui qui devraient permettre à nos professionnels et professionnelles de se comparer et d’en tirer le meilleur profit pour améliorer la gestion de leurs entreprises.

Tous les groupes analysés pour les centres équestres voient leur excédent brut se stabiliser ou augmenter. Cependant les petits centres équestres souffrent et dégagent des résultats négatifs. Même si le ratio EBE sur produits augmente entre les deux années pour les élevages de chevaux de sport, il reste faible. Les éleveurs et éleveuses font face à leurs annuités mais les résultats dégagés sont déficitaires.

Les élevages de galopeurs réalisent une augmentation de leurs produits. Les prélèvements privés baissent largement permettant ainsi d’améliorer les fonds propres des structures analysées.

Les élevages de trotteurs réalisent une bonne année 2016 avec une augmentation des produits et des résultats qui permet de stabiliser les capitaux propres.

Nous travaillons pour la prochaine édition, qui sera la dixième, à l’élaboration de prix de revient qui permettront pour les activités étudiées d’apporter un éclairage plus fin sur les actions à mettre en place au niveau des structures.

Nous vous souhaitons une bonne lecture et notre réseau de conseillers et conseillères restent à votre disposition pour des explications complémentaires ou interventions (assemblées générales, écoles, …) si nécessaire.

Lexique :
ETP : Équivalent Temps Plein
SAU : Surface Agricole Utile
EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres – échantillon total :

Les centres équestres disposent de deux ETP et d’un peu moins de 20 hectares pour réaliser un montant de produits en augmentation entre les deux années. Ce dernier atteint 111 000 €, soit 55 000 € par ETP. Les produits d’enseignement et de leçons d’équitation représentent 58 % des produits. Le reste est composé de 27 % de pensions* soit 5 points de moins entre les deux années
(*) : Valeur collectée auprès de 42 % des dossiers uniquement.

Concernant les charges opérationnelles, 40 % sont des achats d’aliments, 30 % des frais vétérinaires et 15 % des charges externes sont des locations pour le foncier et les structures. La valeur ajoutée est stable pour 45 600 €. L’excédent brut d’exploitation augmente de 1 700 € entre les deux exercices, soit 24 % des produits. Il permet de faire face aux annuités et aux prélèvements privés. Le taux d’endettement est stable à 61 %.

Centres équestres – ETP < 1 :

L’échantillon des centres équestres dont les ETP sont inférieurs à 1 est composé de 70 dossiers. Ce sont des petites structures avec un peu moins de douze chevaux en pension. Elles ont souvent une autre activité en parallèle et emploient très peu de main d’oeuvre. Les produits ont augmenté de 1 200 € entre 2015 et 2016 alors que le quartile supérieur a vu ses produits augmenter de 5 000 €. L’enseignement ainsi que les leçons d’équitation représentent 59 % des produits, soit une baisse de 4 points entre les deux années. Les pensions, données récupérées auprès de 30 % des dossiers, sont de 18 826 € et les subventions de 4 000 € en moyenne par entreprise.
L’excédent brut d’exploitation (EBE) permet d’assurer les annuités d’emprunts mais pas les prélèvements privés. Il est à noter que les annuités sur EBE représentaient 43 % en 2015 et qu’elles représentent 72 % en 2016. Le résultat de l’exercice est quant à lui déficitaire.

Centres équestres – ETP de 1 à 3 :

Cet échantillon de centre équestre est composé de 110 dossiers disposant de 2 ETP en moyenne et d’une surface de 17 hectares. Les produits par ETP ont augmenté de 2 000 € entre les deux années analysées avec 27 % de pensions (43 % des dossiers concernés), 54 % de produits d’enseignement et de leçons d’équitation ainsi que des produits divers dont 7 % d’aides PAC.
Le poste le plus élevé des charges opérationnelles est de 44 % pour les frais vétérinaires. Les locations du foncier ainsi que l’entretien du matériel représentent chacun 14 % de ces charges. Les charges de main d’oeuvre ont baissé de 2 % pour atteindre 20 % du montant des produits. L’EBE est en augmentation ainsi que les prélèvements privés qui s’élèvent à 8 000 € pour 2016.

Centres équestres – ETP > 3 :

22 hectares sont exploités par ce groupe de centres équestres ayant un ETP supérieur à 3. Ce groupe de centres équestres réalisent 245 000 € de produits dont 62 % de leçons d’équitation et 26 % de pensions, données traitées pour 44 % des dossiers. Le ratio produit sur ETP est un peu en dessous de la moyenne des centres équestres (groupe centres équestres total) avec 52 000 €.
L’EBE sur produit est de 26 % avec un peu plus de 63 000 €. Le quartile supérieur réalise quant à lui un EBE de 100 000 € et un résultat d’exploitation de 33 000 € contre 24 000 € pour la moyenne du groupe.
Le taux d’endettement a augmenté entre 2015 et 2016 pour atteindre 67 % au lieu de 64 % en 2015. L’EBE couvre les annuités ainsi que les prélèvements privés de 38 000 € en moyenne, sans marge de sécurité pour l’autofinancement.

Élevages galopeurs :

Les élevages de galopeurs réalisent une forte augmentation de leurs produits avec 27 000 € de plus dont 49 % proviennent des pensions facturées (pour 76 % des dossiers dont la donnée a été collectée) et des gains de courses pour 20 %. Dans cet échantillon d’élevage de galopeurs, 75 % des élevages pour lesquels nous avons le montant des ventes de chevaux réalisent 109 000 € de ventes pour un prix moyen de 8 000 € par cheval vendu. En moyenne, 13,5 chevaux sont vendus par l’entreprise. Le prix moyen des ventes est en augmentation de 2 000 € entre les deux exercices.

Pour les charges opérationnelles, 22 % sont des achats d’aliments, 13 % de frais vétérinaires, et, pour les charges externes, 13 % d’entretien de matériel et un poste entretien des bâtiments de 11 %. L’excédent brut est en augmentation de 11 000 €. Les annuités ont augmenté également de 5 000 €, en rapport avec la réalisation de nouveaux emprunts. Les dettes à court terme certes importantes, sont restées stables. Le taux d’endettement a baissé de 2 points pour atteindre 44 % en 2016. Même si l’EBE augmente, les prélèvements privés baissent largement de 12 000 € permettant ainsi d’améliorer les fonds propres des structures analysées.

Élevages chevaux de sport :

Les produits augmentent de plus de 8 000 € entre les deux exercices pour atteindre un peu plus de 103 000 € pour la moyenne du groupe d’élevage de chevaux de sport. 42 % des produits sont composés de pensions pour 67 % des dossiers pour lesquels les pensions ont été comptabilisées. Les ventes de chevaux sont présentes dans 41 % des dossiers pour un prix moyen par cheval de 11 900 € hors taxes soit une augmentation du prix moyen par cheval commercialisé de 4 900 € entre les deux années. L’écart est important avec le quartile supérieur qui réalise 160 000 € de produits en plus. Les achats d’aliments représentent 28 % et les frais vétérinaires 14 %. Le poste entretien de matériel est un peu plus élevé que pour les centres équestres puisqu’il est de 17 %.
Même si le ratio EBE sur produits augmente entre les deux années en passant de 16 à 26 %, il reste faible. Les élevages font face à leurs annuités de 17 000 € en moyenne avec l’augmentation de l’EBE mais les résultats dégagés sont déficitaires. Seul le quartile supérieur de 2016 réalise un résultat d’exploitation positif.

Élevages trotteurs :

Composé d’une centaine de dossiers, le groupe des élevages de trotteurs exploite 60 hectares avec deux équivalents temps plein dont une personne salariée à 2/3 temps. Le quartile supérieur voit sa surface exploitée réduite de 16 hectares. Ces éleveurs et éleveuses détiennent 31 chevaux en propriété et prennent 12 chevaux en pension.
Les produits sont en augmentation de 9 000 € entre 2015 et 2016. Les pensions entre les deux exercices sont en augmentation de 16 700 €. Les gains de courses représentent 80 000 € soit 33 % des produits. Les produits de ventes de chevaux immobilisés s’élèvent à 39 559 € pour les dossiers ayant cette donnée renseignée, soit 81 % des dossiers. Ces mêmes dossiers enregistrent
une vente de 10,5 chevaux à un prix moyen de 3 736 €. Les frais vétérinaires sont de 13 % du total des charges opérationnelles et les achats d’aliments de 23 %.

Le groupe d’élevage de trotteurs conserve l’augmentation des produits au niveau de l’EBE qui passe de 75 000 à 84 000 €. Les annuités de 29 700 € (35 % / EBE) sont en augmentation de 4 500 € en rapport avec l’augmentation des dettes à moyen et long terme et aux nouveaux emprunts contractés.

Activité d’entraînement publics de galop :

Cet échantillon d’activité d’entraînement publics de galop, situées en Normandie, Mayenne-Sarthe et région Parisienne, enregistre une diminution des produits de 7,14 % entre 2015 et 2016. Le quartile supérieur d’entraînement de galop voit son produit baisser de 154 000 €. Le ratio produit sur ETP est en baisse de 5 000 € entre les deux années. La valeur ajoutée est en baisse de 40 000 €. Le résultat d’exploitation est également en baisse de plus de 24 000 €.
L’excédent brut a diminué de 26 600 € entre 2015 et 2016. Les produits sont composés de gains de courses pour 17 %, de pensions facturées pour 58 %. Les gains de courses ont diminué de 28 000 € et les pensions facturées de 13 250 €. Le total des charges a diminué de 35 000 €. Les charges opérationnelles sont légèrement en baisse de 6 000 €. Les frais vétérinaires représentent 22 % du total des charges. Le total du bilan est de 225 322 € soit une augmentation de 3 000 € par rapport à 2015. Le poste créances a augmenté de 11 000 €. Les comptes de dettes ainsi que les comptes financiers au passif ont augmenté de 47 700 €. Les annuités sont de 21 500 € (passage de l’EBE de 17 % à 27 %) alors que les entraîneurs et entraîneuses ont baissé leurs prélèvements privés de 16 000 €. Le taux d’endettement du groupe est passé de 122 % à 136 % soit 6 points de plus entre les deux années.

Activité d’entraînement trot :

Avec un groupe composé de 140 dossiers, les activités d’entraînement de trot utilisent une surface de 23,5 hectares et disposent de 2,77 ETP au total dont 1,62 personnes salariées en moyenne. Les charges liées à la main d’oeuvre représentent 22 % du total des produits pour 24 000 € pour 2016.
Les produits de 2016, soit 296 000 € au total, sont en augmentation de 8 000 €. Les produits sont composés de 22 % de pensions et 60 % de gains de courses. La valeur ajoutée se stabilise à 136 000 €. Les deux postes d’entretien, matériel et bâtiment, représentent 26 % des charges opérationnelles et les achats d’aliments 30 % avec les frais de litières.
L’échantillon maintient son EBE à 80 000 € permettant ainsi le remboursement des annuités de 33 600 € et d’assurer les prélèvements privés à hauteur de 16 000 € (en diminution de 9 000 € entre les deux années). Les capitaux propres ont augmenté de 9 000 € et le taux d’endettement est à 57 %.

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La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient

EQUICER Infos n°24 : facturation et caisse

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EQUICER Infos n°24 : facturation et caisse, accidents en milieu équin et coût de revient

Dans cette lettre d’informations, nous allons revenir sur les obligations liées à la facturation et à la caisse. Puis nous reviendrons sur la gravité et l’importance des accidents en milieu équin. Enfin, nous vous présenterons le coût de revient pour votre structure spécialisée cheval.

Rappel des obligations liées à la facturation et à la caisse

Toute personne assujettie à la TVA dont l’activité n’engendre pas systématiquement la production d’une facture pour chaque opération (cas notamment des ventes au comptant) doit tenir un livre de caisse. Sur le livre de caisse est inscrit, jour par jour, sans blanc ni rature, le détail et le montant de chacune de ces opérations. Au besoin, il faut distinguer, les opérations taxables et celles qui ne le sont pas.

En principe, le livre de caisse retrace uniquement les mouvements d’espèces. Toutefois l’administration fiscale admet qu’il retrace l’ensemble des recettes, quel que soit le mode de paiement utilisé :

  • espèces,
  • chèques,
  • cartes bancaires, etc.

Les paiements en espèces supérieurs à 1 000 € sont interdits (Art. L112-6 du Code Monétaire et Financier).

La non-présentation de l’attestation ou du certificat par le commerçant sera sanctionnée par une amende de 7 500 €.

Les accidents en milieu équin

Les activités équines sont bien souvent employeurs de main d’œuvre. De plus, les indicateurs de sinistralité de la filière mettent en évidence des fréquences et des gravités plus importantes lors d’accidents du travail consécutifs notamment à des chutes de cheval.

En effet chaque unité employeuse est tenu d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et protéger le personnel de son entreprise.

L’analyse de son coût de revient avec un conseiller spécialisé

Le calcul et l’analyse de son coût de revient sont des étapes incontournables pour toute entreprise de la filière équine qui souhaite analyser ses charges et se positionner par rapport à un marché.

De quoi s’agit-il ?

Le coût de revient est une approche économique par les charges. Il ne faut pas le confondre avec le point d’équilibre qui est une approche de trésorerie par les dépenses.

Quels sont les intérêts du coût de revient ?

  1. Connaître ou mieux connaître son entreprise et les marges de manœuvre ;
    • On pense fréquemment, par exemple, que les pensions au pré ont un coût de revient très bas et que la marge est élevée. Alors que bien souvent ce n’est pas le cas.
  2. Quantifier ses marges de progrès :
    • L’analyse des différents postes permet la mise en évidence des économies possibles.
  3. Se positionner sur un marché :
    • Les observatoires réalisés par EQUICER offrent des bases pour analyser sa propre structure.
    • Il faut également coupler le coût de revient à une étude de marché des prix pratiqués par la concurrence.

Le coût de revient peut présenter en revanche certaines limites et une vision trop restreinte, alors que des activités sont souvent complémentaires.

Le prix de revient est un outil d’aide à la décision qui permet d’améliorer la rentabilité de la structure équine.

Pour en savoir plus sur le coût de revient, vous pouvez aussi consulter la webconférences sur le coût de revient réalisée par notre conseillère spécialisée marché équin.

La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient
La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient

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Décrypter sa comptabilité

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Décrypter sa comptabilité pour une meilleure gestion

Dans cette webconférence, notre conseillère spécialisé marché équin, va vous expliquer comment décrypter sa comptabilité. Elle va présenter les bases pour interpréter le bilan et le compte de résultat fourni par votre comptable afin d’améliorer la rentabilité de votre structure équine.

Comprendre sa comptabilité pour une meilleure gestion

Toutes les entreprises équestres doivent tenir une comptabilité. Mais comment interpréter le bilan ainsi que le compte de résultat afin d’améliorer votre rentabilité ? Lors de cette webconférence, notre conseillère spécialisée va vous présenter les clés pour réussir cet exercice.

Après un rappel sur la fiscalité, elle vous présentera le bilan et le compte de résultat. Elle vous présentera ensuite les chiffres clés et des pistes de réflexion pour améliorer la rentabilité de votre structure équestre.

Attention : merci de veiller à mettre à jour les données concernant la fiscalité. En effet, depuis 2017, les loi de finance successives ont fait évoluer de nombreux aspects. Vous pouvez retrouver les dernières actualités, dans la partie Equicer Infos de notre site internet.

Pour en savoir plus sur les documents comptables, vous pouvez consulter la webconférence réalisée par notre conseillère filière équine sur la lecture des documents comptables.

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Vente d’un cheval, optimisation comptable et fiscale

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Vente d’un cheval, optimisation comptable et fiscale

9 Novembre 2017 | Web-conférences IFCE | Lionel Lesouef

Durant cette web-conférence, le référent fiscalité et méthodologie comptable d’EQUICER va vous présenter comment optimiser comptablement et fiscalement la vente d’un cheval.

Vente d’un cheval, optimisation comptable et fiscale

Retrouvez dans cette conférence des conseils pour optimiser la gestion comptable et fiscale lors de la vente d’un cheval :

1 – Cheval : stock et/ou immobilisation ?

Les règles à respecter pour l’enregistrement dans un compte de stock ou en immobilisation d’un cheval en comptabilité sont importantes à prendre en compte.

2 – Plus-value comptable : mode de calcul

La définition d’une plus-value comptable et son mode de calcul pour la vente d’un cheval.

3 – Plus-value et fiscalité pour la vente d’un cheval

La partie fiscale de la plus-value et l’incidence de celle ci sur les prélèvements obligatoires : notamment l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales MSA

4 – Ce qu’il faut retenir sur la plus-value lors de la vente d’un cheval

Sur le choix d’un enregistrement en stock ou en immobilisation d’un cheval et le choix optimal sur les dossiers chevaux.

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Les réformes de la TVA dans la filière équine

TVA équine, fondamentaux et préconisations

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TVA équine, fondamentaux et préconisations

Durant cette webconférence, le référent TVA d’EQUICER va revenir sur les fondamentaux de la TVA pour les entreprises de la filière équine et les préconisations pour les activités équines.

TVA équine, fondamentaux et préconisations

Qu’est-ce que la TVA et les principes de la TVA ?

La TVA est une taxe supportée par le consommateur final, entreprises est donc un collecteur. Ce n’est donc pas une charge pour l’entreprise ni de la trésorerie pure.

En filière équine (sauf exception) nous sommes sous le régime de la TVA agricole, c’est à dire que l’Etat peut la demander à partir du moment où le client à payer.

Quels sont les taux applicables ?

En 2017, il y a quatre taux applicable de TVA en France métropolitaine pour la filière équine : 2,1 % – 5,5 % – 10 % et 20 %.

Comment récupérer la TVA ? Quelles préconisations ? Qu’en est-il des opérations avec l’étranger ?

Notre référent TVA, Kévin CHEVILLON, avait détaillé ici les cas les plus courants rencontrés dans la filière équine. Les taux et leurs utilisations ayant évolué depuis 2017, la webconférence n’est plus en ligne.

Vous pouvez aussi lire notre lettre d’information spéciale TVA sur la mise en place du taux réduit de la TVA pour l’accès aux installations sportive dans notre EQUICER Infos n°12 et sur la gestion de la TVA pour les échanges internationaux EQUICER Info n°28 ou visionner la webconférences sur les principes de la TVA internationale pour les activités équines. Suite à la loi de finance 2024, voici la lettre d’information mise à jour.

Attention : les taux de TVA sont susceptibles d’évoluer avec les lois de finances. Pensez à les mettre à jour avec nos dernières notes Equicer infos.

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Assises de la filière équine 2017 à Angers

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Après trois éditions en Normandie, les Assises de la filière équine rejoignent cette année une autre terre de cheval : la région Pays de la Loire.

Avec pour intitulé « Aujourd’hui, c’est déjà demain : ils réinventent le monde du cheval », cette journée d’échanges et de réflexions a abordé cette année les problématiques liées à l’installation, au sein d’une filière à la fois fragile, évolutive et offrant aussi de vraies opportunités.

À côté d’experts et d’expertes de ces questions, de nombreux professionnels, professionnelles, entrepreneurs et entrepreneuses, venus de France et de l’étranger, témoignent ainsi de leurs démarches les ayant conduit à se lancer dans l’aventure, rebondir, innover, déjà avec succès ou avec de bonnes raisons d’y croire.

Interview d’Anne Guarato, adhérente Equicer Orne.

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micro-ba et normes accessibilités

EQUICER Infos n°23 : micro-BA et accessibilités

Temps de lecture : 3 minutes

Micro-BA pour les activités équines et mise aux normes accessibilités

Dans cette lettre d’information, nous revenons sur les possibilités pour la filière équine d’opter pour le régime du micro-BA et nous réaliserons également un focus sur les normes d’accessibilités aux personnes à mobilité réduite ou handicapées dans les structures équines.

Micro-BA : du nouveau pour les activités équines…

La loi de finances rectificative pour 2016 et la loi de finances pour 2017 ont alors apporté des précisions sur le régime du micro-BA.

Les activités de préparation et d’entraînement des équidés domestiques (entraîneurs, cavaliers, centres équestres, écuries de propriétaires…) peuvent être imposées au micro-BA, et ce à partir des revenus imposables en 2016.

Le régime du micro-BA s’applique de plein droit à compter du 1er janvier 2017, c’est-à-dire pour l’imposition des revenus de 2017 et suivants, aux EARL dont l’associé unique est une personne physique.

Rappel du nouveau régime fiscal micro-BA

Le régime du micro-BA s’applique aux professionnels et professionnelles qui réalisent un chiffre d’affaires (CA) inférieur ou égal à 82 800 € HT (actualisation du seuil au 1er janvier 2017). Ce seuil s’apprécie alors sur une moyenne de trois ans. Il fera également l’objet d’une revalorisation tous les trois ans. Le bénéfice se détermine en tenant compte de la moyenne des chiffres d’affaires (CA) des trois dernières années. Le chiffre d’affaires se calcule alors comme suit :

Quel régime fiscal choisir entre le micro-BA et le régime du réel ?

La connaissance et la maîtrise des charges réelles (opérationnelles, de fonctionnement, main d’œuvre, charges sociales MSA, charges financières et amortissement), faciliteront le choix du régime fiscal permettant d’optimiser les prélèvements obligatoires (impôt sur les revenus et charges sociales MSA).

Attention : les seuils de CA sont susceptibles d’évoluer à chaque loi de finances, restez informé en suivant notre page Equicer infos.

Mise aux normes accessibilité

Les centre équestres sont concernés par la mise aux normes. De nombreuses sociétés n’hésitent pas à vous démarcher de manière plus ou moins contraignante. Ces services sont bien sûr payants. Sachez que vous n’êtes pas obligé d’y recourir ! S’il est vrai que les organismes accueillant du public doivent être accessibles aux personnes à mobilité réduite ou handicapées depuis le 1er janvier 2015, il est également vrai que l’ensemble des démarches peut être réalisé gratuitement.

Quelles sont les obligations ?

Les normes d’accessibilité doivent permettre aux personnes handicapées de circuler avec la plus grande autonomie possible, d’accéder aux locaux et équipements, d’utiliser les équipements et les prestations, de se repérer et de communiquer. L’accès concerne tout type de handicap (moteur, visuel, auditif, mental…). Les conditions d’accès doivent être les mêmes que pour les personnes valides ou, à défaut, présenter une qualité d’usage équivalente.

L’accessibilité de ces établissements et de leurs abords concerne :

  • cheminements extérieurs ;
  • stationnement des véhicules ;
  • conditions d’accès et d’accueil dans les bâtiments ;
  • circulations horizontales et verticales à l’intérieur des bâtiments ;
  • locaux intérieurs et sanitaires ouverts au public ;
  • portes, sas intérieurs et sorties ;
  • revêtements des sols et des parois ;
  • équipements et mobiliers intérieurs et extérieurs susceptibles d’y être installés (dispositifs d’éclairage et d’information des usagers, par exemple).

Des dérogations à l’accessibilité des lieux peuvent être accordées par arrêté préfectoral dans les cas suivants :

  • impossibilité technique du fait de la situation du centre équestre;
  • contraintes liées à la conservation du patrimoine ;
  • disproportion manifeste entre les améliorations apportées par la mise en accessibilité et leurs coûts, leurs effets sur l’usage du bâtiment et de ses abords (ou la viabilité économique de l’exploitation de l’établissement).

A qui s’adresser ?

Il faut vous adresser à la commission d’accessibilité de la commune où est implanté votre centre équestre ou à la préfecture.

Retrouvez l’Equicer Infos spécialisé micro-BA et normes d’accessibilités au format PDF :

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Observatoire économique des activités d’entraînement de galop – 2016

Temps de lecture : 2 minutes

Nous présentons pour la 5e année l’observatoire des activités d’entraînement publics de galop. Ce dernier est établi à partir d’un groupe de 65 dossiers présents sur deux années et issus des comptabilités du réseau Cerfrance par l’Atelier des études et références pour Equicer. Seuls sont traités pour ces travaux, les structures professionnelles de la région Parisienne, des Pays de Loire et de la Normandie.
L’échantillon moyen présente une surface d’un peu plus de 5 hectares, de 9 personnes salariées à temps plein et de 32 chevaux. Pour le quartile ayant le prix de revient le plus élevé la moyenne des chevaux par entreprise est de 46.

Deux parties sont développées dans cet observatoire spécial galop :

Partie 1 : Eléments économiques et financiers des activités d’entraînement de galop

Les produits sont composés de 26 % de gains de courses et de 61 % de pensions facturées pour 456 000 €.
Le total des charges est en baisse de 8 000 € entre les deux années dont 2 000 € pour les charges opérationnelles et 2600 € pour les charges extérieures.

Partie 2 : Eléments du prix de revient pour l’activité d’entraînement de galop

Les points clefs :

Premier constat :
Diminution du produit global de 0,70 % entre 2015 et 2014. Le quartile supérieur voit son produit augmenter de plus de 11 700 € soit une augmentation par ETP de 3 800 €.

Deuxième constat :
L’Excédent Brut d’exploitation progresse de 7 500 €. Le quartile supérieur augmente sa marge, son EBE et son résultat entre les deux années. La valeur ajoutée se fige à 419 000 € et le résultat d’exploitation augmente de 4 000 €.

Troisième constat :
Les entraîneurs et entraîneuses restent fortement endettés. La structure financière du groupe étudié est fragile avec 117 % de taux d’endettement soit + 5 points par rapport à l’année passée. Le quartile supérieur voit aussi sa situation se détériorer avec 9 points de plus en endettement.

Quatrième constat :
Le coût alimentaire semble être bien maîtrisé pour l’ensemble des entreprises (- 2 %). Par contre l’échantillon qui a le prix de revient le plus élevé progresse nettement + 5 %.

Cinquième constat :
Nous constatons une augmentation de la masse salariale entre 2014 et 2015 de 11,55 % pour le quartile ayant le prix de revient le plus élevé. Les charges fixes (foncier, assurances, énergie, frais de gestion…) sont mieux maîtrisées avec une diminution pour les 2 échantillons.
Au final, le prix de revient moyen de l’échantillon hors maréchalerie et frais vétérinaires évolue de 0,56 €/jour sur 12 mois. Quant à l’échantillon ayant le prix de revient le plus élevé, il progresse de 9 %.

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Observatoire économique des activités équines – 2016

Temps de lecture : 7 minutes

La rentabilité de l’entreprise doit être prise en compte pour éviter les mauvaises surprises !

L’édition 2016 est une année charnière pour l’observatoire économique des activités équines avec un traitement plus détaillé des données au niveau des produits et des charges opérationnelles. Nous prenons en compte pour EQUISTATS uniquement les dossiers classés « professionnels » avec un minimum de produits supérieurs à 50 000 € par entreprise ainsi que des critères de nombre de chevaux présents. Ils viennent affirmer les éléments statistiques. Ce qui nous permet d’exclure les dossiers « passion-plaisir » et ou « activité secondaire ». 

Les années se suivent et se ressemblent avec les centres équestres (ETP supérieurs à 3) qui enregistrent une baisse de leurs produits très forte sur le quartile supérieur. Les leçons d’équitation sont touchées par la baisse mais également les pensions facturées. En lien avec la baisse des produits, nous constatons une baisse de la main d’oeuvre employée. Les élevages de chevaux de sport accusent une baisse des ventes de chevaux. Ces derniers ont chuté de 8 % avec une diminution des produits de 7000 €. Nous constatons également une baisse des pensions facturées.

Concernant les élevages de trotteurs, les charges sont stables. Cette stabilité permet de constater une augmentation de l’EBE qui couvre les annuités, assure les prélèvements privés et laisse une place pour de l’autofinancement. L’excédent brut d’exploitation augmente pour les éleveurs de galopeurs. Il permet de faire face aux annuités. Le taux d’endettement est stable avec 38 %. La situation de trésorerie à court terme s’est améliorée.

Nous espérons que cette huitième édition, disponible en version papier et numérique, apporte un éclairage économique aux professionnels et professionnelles de la filière mais aussi aux porteurs et porteuses de projets. Cela permet ainsi de se rendre compte qu’au delà de la passion, la rentabilité de l’entreprise doit être prise en compte pour éviter les mauvaises surprises.

Merci à tous les collaborateurs et collaboratrices du réseau EQUICER qui ont participé à cette nouvelle édition.

LEXIQUE : ETP : Équivalent Temps Plein – SAU : Surface Agricole Utile – EBE : Excédent Brut d’Exploitation

Centres équestres – échantillon total :

Le groupe des centres équestres, dont l’analyse porte sur 200 dossiers, utilise une surface d’un peu plus de 17 hectares en faisant travailler une quinzaine de chevaux et avec 8 chevaux en pension.
Même si l’activité « leçons d’équitation » représente la plus grande part du chiffre d’affaires des centres équestres, les pensions représentent 28 % du total des produits. Ce dernier semble figé à 120 000 €. Le quartile supérieur accuse une baisse de 3 000 € de ses produits par rapport à n-1. Les dirigeants et dirigeantes de centres équestres gèrent au mieux les charges afin de maintenir l’excédent brut d’exploitation à 30 000 €. Cela permet de rembourser les annuités (13 000 €) et d’assurer des prélèvements privés pour 5 600 €. Même si la situation de trésorerie est tendue, le taux d’endettement reste à 56 %.

Centres équestres – ETP < 1 :

Avec 60 000 € de produits les centres équestres ayant un ETP inférieur à 1 enregistrent une augmentation des produits de 2 000 €, augmentation liée aux leçons d’équitation sur une surface d’un peu plus de 10 hectares. Les charges externes sont en légère augmentation ainsi que les frais de main d’oeuvre alors que les autres postes de charges sont maîtrisés.
Même si l’excédent brut d’exploitation permet de rembourser les annuités, il ne permet pas d’assurer un revenu pour les dirigeants et dirigeantes qui doivent compléter avec des revenus extérieurs, travail du conjoint et activité annexe pour assurer leurs prélèvements privés.
Ce groupe dispose d’une meilleure situation de trésorerie que le groupe principal « Centres équestres », même si le taux d’endettement est plus élevé (61 %) pour la moyenne du groupe et 69 % pour le quartile supérieur.

Centres équestres – ETP 1 à 3 :

Installés sur à peine 18 hectares, ce groupe de centres équestres avec un ETP compris entre 1 et 3, représente 115 dossiers, enregistre 114 000 € de produits. La différence des produits par ETP est importante entre la moyenne du groupe et le quartile supérieur puisque les 25 meilleurs réalisent 25 000 € de produits supplémentaires. L’augmentation des pensions reçues permet de relever l’excédent brut des entreprises qui accusent par ailleurs une baisse des leçons d’équitation facturées.
Avec une gestion plus serrée des charges engagées, le résultat d’exploitation est multiplié par deux entre 2014 et 2015 même si il reste à un niveau très faible de 6 600 €.
Les situations de trésorerie sont tendues : augmentation des prêts et des encours bancaires. Le taux d’endettement est à surveiller car il augmente de 2 points.

Centres équestres – ETP > 3 :

Souvent installés en périphérie urbaine, les centres équestres dont les ETP sont en moyenne de 4,7 enregistrent une baisse de leurs produits très forte sur le quartile supérieur (28 000 €) d’une part avec les leçons d’équitation, mais également sur les pensions facturées. En lien avec la baisse des produits, nous constatons une baisse de la main d’oeuvre employée et donc des
charges liées à ce poste. Cela permet de limiter le manque de rentabilité et de maintenir un produit par ETP à un peu plus de 58 000 €.
Les charges sont stables poste par poste. Cette stabilité permet le maintien de l’excédent brut à un peu moins de 68 000 €, le remboursement des annuités (stables entre les deux exercices) et l’augmentation des prélèvements privés. La trésorerie s’est dégradée. Le taux d’endettement a augmenté de 2 points.

Élevages galopeurs :

Le groupe des élevages de galop, installé sur un peu moins de 50 hectares, enregistre entre les deux années une augmentation de 50 000 € des produits. Les ventes de chevaux représentent à elles seules un tiers des produits avec une moyenne de 13 000 € pour les chevaux en stock commercialisés (hors chevaux immobilisés). Le quartile supérieur réalise en moyenne une augmentation de ses produits de 140 000 € entre les deux années. Les charges sont stables même si les frais vétérinaires et les frais d’élevage augmentent légèrement.
L’excédent brut augmente de 36 000 €. Il permet de faire face aux annuités de 24 500 € et ainsi assurer des prélèvements privés pour les éleveurs et éleveuse de galop de 34 000 €.
Le taux d’endettement est stable avec 38 %. La situation de trésorerie à court terme s’est améliorée de 20 000 €. Les créances, ajoutées aux disponibilités bancaires, permettent de faire face aux dettes à court terme.

Élevages chevaux de sport :

Pour cet échantillon de 100 dossiers d’élevages de chevaux de sport qui exploitent à peine une trentaine d’hectares et qui emploient très peu de main d’oeuvre, les produits sont figés à hauteur de 74 000 €. Ils sont en baisse pour le quartile supérieur. Les ventes de chevaux ont chuté de 8 % pour une diminution en produits de 7 000 €. Nous constatons également une baisse des pensions facturées de 5 000 € en moyenne. L’EBE sur produit est très faible puisqu’il reste bloqué à 12 % du total des produits et ne couvre pas les annuités engagées.
Nous enregistrons également une augmentation des emprunts ainsi que des encours bancaires. Les capitaux propres diminuent entre 2014 et 2015. Même si les charges semblent maîtrisées, les élevages de chevaux de sport subissent de plein fouet un marché tendu et une valorisation en dessous des coûts de production des chevaux élevés. Les éleveurs et éleveuses de chevaux de sport vont puiser dans leurs réserves pour assurer leurs besoins privés et bloquer le taux d’endettement à 40 %.

Élevages trotteurs :

Les élevages de trotteurs disposent plutôt de chevaux immobilisés (poulinières, étalons…) soit plus de 80 % des chevaux en propriété sur les élevages. Les produits sont en augmentation de 7 000 € entre les deux années. Ils sont composés de 22 % de ventes de saillies, 22 % également de ventes de chevaux, soit 11 500 € en moyenne par cheval vendu toutes catégories confondues et 29 % des produits sont tirés de pensions facturées. Il est à noter que le prix moyen enregistré en 2015 sur les trotteurs vendus aux enchères est de 10 400 €.
L’EBE sur produits est stabilisé à 31 %. Nous constatons pour ce groupe d’élevage de trotteurs, contrairement à la moyenne nationale, une augmentation du prix moyen des chevaux commercialisés.
Les ventes de productions végétales liées à cette activité ne représentent que 12 % des produits.
Les charges sont stables. Cela permet de constater une augmentation de l’EBE qui couvre les annuités, assure les prélèvements privés et laisse une place pour de l’autofinancement. La trésorerie s’améliore. Les capitaux propres augmentent pour ce groupe ainsi que pour le quartile supérieur.

Activités d’entraînement publics de galop :

Avec 9 personnes salariées en moyenne, les activités d’entraînement de galop prennent en pension un peu plus de 23 chevaux pour réaliser un chiffre d’affaires stabilisé à 775 000 € contre 1 810 000 € pour le quartile supérieur. 45 % des produits sont des pensions d’entraînement, 23 % de gains de courses et 13 % pour le pourcentage entraîneur. Les produits par ETP représentent un peu moins de 77 000 € pour le groupe retenu pour cet observatoire. La marge globale est stable entre les deux exercices. L’excédent brut a augmenté de 10 000 € entre 2014 et 2015.
Les charges opérationnelles sont stables entre les deux exercices avec 32 % de charges « achats d’aliments » et 26 % de frais d’élevage. Les frais vétérinaires représentent 19 % des charges opérationnelles. Les charges de main d’oeuvre représentent un total de 300 000 €, poste stable sur les deux années. Même si l’excédent brut peut sembler important en euros, il ne représente que 14 % des produits. 27 % de l’EBE servent au remboursement des annuités. Les activités d’entraînement de galop ont une mauvaise situation financière avec un taux d’endettement qui augmente de 5 points pour arriver à 117 %.

Activités d’entraînement trot :

140 dossiers retenus pour cette analyse économique des activités d’entraînement de trot réalisent 283 000 € de produits : une exploitation de 24 hectares, une personne salariée et demie, un peu moins de 8 chevaux pris en pension et 6 chevaux en propriété. Le quartile supérieur réalise cependant 34 000 € de produits par ETP de plus que la moyenne du groupe. Il est à noter que 55 % des produits sont des gains de courses.
L’excédent brut augmente peu entre les deux années. Il dépasse à peine les 83 000 €. L’EBE sur produit est de 29 % pour la moyenne du groupe et seulement de trois points de plus (32 %) pour le quartile supérieur. Les charges opérationnelles et les charges de main d’oeuvre n’ont pas varié entre les deux années. Seules les charges externes ont augmenté par rapport aux produits. Les activités d’entraînement de trot remboursent en moyenne 29 000 € d’annuités. Elles peuvent assurer leurs prélèvements privés. Les taux d’endettement sont stables pour les deux groupes étudiés.

Observatoire économique des activités équines – 2016 Lire la suite »