TVA

Changement taux TVA filière équine en 2024

TVA équine 2024 des changements

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TVA équine 2024, des changements annoncés mais en attente du décret d’application

La dernière loi de finances annonce des changements pour concernant les taux de TVA appliqués pour la filière équine en 2024. Mais nous sommes toujours en attente du décret d’application

L’enseignement de l’équitation rentre dans le champ d’application de la TVA à 5,5 % contre 20 % à compter du 01 janvier 2024 (loi de finance 2024).

Cependant, pour pouvoir appliquer convenablement et ne pas interpréter à tord le texte de loi, il convient d’attendre les précisions de l’administration qui sortira une instruction qui reprendra ces changement et le champ d’application.

Nous ne sommes donc pas en mesure à l’heure actuelle de dire si les pensions sont incluses dans un changement de taux de TVA.

Pour le reste, il n’y a pas de changement :

  • entraînement et vente de chevaux hors reproducteurs, pension poulain sevré : TVA à 20 % ;
  • pension et vente de chevaux reproducteurs (poulinières et étalons) : TVA à 5,5 %.

Pour en savoir plus, sur l’ensemble des mesures phares impliquant la filière équine issues de la loi de finances 2024 promulguée le 29 décembre 2023, vous pouvez consulter notre lettre infos consacrée à ses impacts.

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EQUICER Infos n°33 : loi de finances 2024 et filière équine

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Impacts de la loi de finances 2024 sur la filière équine en France

La loi de finances pour 2024 a été promulguée le 29 décembre 2023 et publiée au Journal officiel du 30 décembre 2023. Voici quelques mesures phares qui impactent la filière équine.

Exonération des plus-values article 151 septies pour les activités agricoles

L’article 151 septies du CGI permet une exonération des plus-values professionnelles des exploitants agricoles relevant de l’impôt sur le revenu (IR), sous réserve du respect de deux conditions :

  • l’activité doit avoir été exercée depuis au moins cinq ans ;
  • le cédant réalise un montant de recettes qui n’excèdent pas certaines limites.

Actuellement, l’exonération est totale jusqu’à 250 000 € HT et partielle entre 250 000 et 350 000 € HT. Un relèvement des limites de 250 000 € HT à 350 000 € HT pour le bénéfice de l’exonération totale et de 350 000 € HT à 450 000 € HT pour le bénéfice de l’exonération partielle a été voté uniquement pour les entreprises ayant une activité agricole.

Ainsi, pour les activités commerciales, le seuil reste à 250 000 € HT pour une exonération totale et 350 000 € HT pour une exonération partielle.

Cette revalorisation s’applique alors pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023.

Pour les éleveurs sans sol et les propriétaires non entraîneurs relevant des BNC professionnels, le seuil d’exonération reste alors à 90 000 € HT pour une exonération totale, et 126 000 € HT pour une exonération partielle.

EXONERATION DES PLUS-VALUES
ARTICLE 151 SEPTIES POUR LES ACTIVITES AGRICOLES

Revalorisation du seuil Micro-BA à 120 000 € pour 2024 et 2025

En 2023, le régime du micro-BA s’appliquait aux exploitants agricoles dont la moyenne des recettes hors taxe des trois années civiles précédentes (soit 2020, 2021 et 2022) n’excédait pas 91 900 €. Ce seuil est actualisé tous les trois ans. Ce seuil de 91 900 € est porté à 120 000 € pour l’application du régime micro-BA en 2024 et 2025.

TVA dans le secteur équin

Deux mesures s’appliquent s’agissant de la TVA dans le secteur équin à compter du 1er janvier 2024.

Nouveaux champs d’application du taux réduit de 5,5 %

L’application du taux réduit de 5,5 % pour :

  • l’enseignement et la pratique de l’équitation ;
  • les animations et les activités de démonstration aux fins de découverte de l’environnement équestre et de familiarisation avec celui-ci ;
  • ainsi que l’accès aux installations sportives destinées à l’utilisation des équidés.

Nous sommes ici en présence de prestations de services. Or, conformément aux dispositions du a) du 1 de l’article 269 du CGI, le fait générateur de la TVA se produit pour les prestations de services, lorsque la prestation est effectuée. Les prestations de services réalisées en 2023 et encaissées en 2024 sont alors soumises au(x) taux de tva de 2023. Seules les prestations réalisées en 2024 et éligibles au taux de 5,5 % seront donc taxées à 5,5 %.

Par contre, aujourd’hui, aucune modification n’est prévue pour les taux de TVA applicables pour les pensions de chevaux. Le taux sur les pensions de chevaux reste donc 20 % pour les pensions. Toutefois, il est toujours de 5,5 % s’il s’agit de reproducteurs.

TVA sur les véhicules aménagés pour le transport des équidés

La récupération de la TVA devient désormais possible pour l’achat des véhicules aménagés pour le transport des équidés.

En effet, le texte ne distingue pas les catégories de camion : véhicule léger ou poids lourd. Ainsi, 100 % de la TVA peut être récupérée dès lors que nous sommes en présence :

  • d’un camion qui transporte des équidés
  • et d’un achat depuis le 1er janvier 2024.

Crédit d’impôt pour les congés exploitants

Les exploitants agricoles peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt au titre des dépenses engagées pour leur remplacement pendant leurs congés, par :

  • l’emploi direct de salariés
  • ou le recours à des personnes mises à disposition par un tiers.

Il y a alors eu plusieurs aménagements pour les dépenses engagées à compter du 01/01/2024 :

  • Taux normal du crédit d’impôt porté de 50 % à 60 % ;
  • Taux majoré du crédit d’impôt pour les dépenses de remplacement en raison d’une maladie ou d’un accident du travail porté de 60 % à 80 % ;
  • Nouveau motif de remplacement éligible au crédit d’impôt au taux de 80 % : formation professionnelle de l’exploitant ;
  • Limite annuelle du nombre de jours de remplacement portée de 14 à 17 jours.

L’administration a publié le plafond de la DEP applicable pour l’année 2024

Suite à la loi de finances pour 2023, le plafond de déduction pour épargne de précaution (DEP) est désormais réévalué chaque année. La loi de finance 2024 a réévalué les plafonds de la DEP pour l’IR dû au titre de 2024. La DEP se pratique alors dans la limite de :

Fraction de BA comprise entre :Déduction dans la limite de :
BA < 32 608 €Bénéfice
32 608 € ≤ BA < 60 385 €32 608 € + 30 % du bénéfice excédant 60 385 €
60 385 € ≤ BA < 90 579 €40 942 € + 20 % du bénéfice excédant 90 579 €
90 579 € ≤ BA < 120 771 €46 979 € + 10 % du bénéfice excédant 90 579 €
BA ≥ 120 771 €50 000 €
Les plafonds de la DEP pour l’IR au titre de 2024

Pour les GAEC et les EARL relevant de l’IR, ces plafonds sont multipliés par le nombre d’associés, mais toujours dans la limite de quatre.

Le plafond pluriannuel de DEP de 150 000 € reste inchangé (il n’y a donc pas de revalorisation).

Nouveau calendrier pour la facturation électronique

Il y a désormais un nouveau calendrier concernant les obligations de facturation électronique et de transmission des données de transaction et de paiement.

Voici alors les nouvelles dates :

  • Obligation de réception des factures électroniques : à compter du 01/09/2026 quelle que soit la taille de l’entreprise
  • Obligation d’émission des factures électroniques et de transmission des données :
    • à compter du 01/09/2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire ;
    • à compter du 01/09/2027 pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les microentreprises.

Ces dates pourront, par décret, être reportées de trois mois au plus. Soit selon le cas, le report pourra être au plus tard le 01/12/2026 ou le 01/12/2027.

La facturation électronique

Micro-entreprises. Entreprises de moins de dix personnes et CA ou total bilan inférieur deux millions d’euros.

PME. Entreprises de moins de 250 personnes et CA inférieur à 50 millions d’euros ou total bilan inférieur à 43 millions d’euros.

Découvrez également la lettre d’infos Equicer sous format PDF sur l’impact de la loi de finances 2024 sur la filière équine :

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Des changements de TVA pour la filière équine dans l'élevage dès janvier 2023

EQUICER Infos n°32 : Changements de TVA dès janvier 2023

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EQUICER Infos n°32 : actualité TVA dans la filière équine, des changements dès janvier 2023 !

Découvrez notre lettre sur l’actualité de la TVA dans la filière équine, avec des changements dès janvier 2023.

La loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022 en application de l’article 49.3, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts (CGI), ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

Vers une TVA à 5,5 % pour les ventes de saillies et les pensions des reproducteurs

La loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts, ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

En effet, cet article relatif à la TVA au taux réduit de 5,5 % a été modifié par l’ajout d’un point 1°bis B : « Les produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture ou de l’aviculture lorsqu’ils sont d’un type normalement destiné à être utilisé dans la production agricole« .

Les recettes concernées par la TVA au taux réduit de 5,5 %

Les activités liées à la reproduction sont concernées par ce passage de taux de TVA de 10 % à 5,5 %. Il s’agit alors des activités pour les :

  • ventes d’étalons, de parts d’étalon en indivision,
  • ventes de pouliches destinées à la reproduction, de poulinières,
  • pensions de reproducteurs (étalons, pouliches destinées à la reproduction, poulinières),
  • opérations de monte ou de saillie,
  • ventes de doses (paillettes),
  • ventes d’embryons,
  • poulinages sans intervention d’un vétérinaire,
  • gratifications étalonniers, primes écuries, 
  • ventes, locations, pré-débourrage, débourrage et prises en pension d’équidés destinés à être utilisés dans la production agricole, sylvicole ou piscicole.

Le cas particulier des poulains

En revanche, l’espoir que toutes les opérations concernant la vie d’un poulain (pensions, ventes) puissent être soumises au taux réduit de 5,5 % n’a pas été suivi d’effet par l’Administration.

Pour autant, tous les poulains concernés par un taux de 5,5 % sont :

  • Les poulains non sevrés en cas de pensions
  • Les poulains sevrés, dès lors qu’ils relèvent d’une race dont les caractéristiques morphologiques, les prédestinent à usage de trait ou de production de viande et une attestation, lors de la cession, d’une telle affectation.

Toutefois, les ventes de poulains vivants destinés à la pratique hippique (équitation, course) restent taxées à 20 %.

Quelques points de vigilance sur les changements de TVA prévus dès janvier 2023

Il convient maintenant d’attendre la publication de la doctrine fiscale, notamment sur la TVA sur les poulains.

Par ailleurs, une interrogation demeure sur les cessions aux particuliers pour lesquelles nous n’avons pas la certitude que la baisse des taux les concerne. Nous restons également en veille pour savoir si elles sont éligibles au taux réduit de 5,5 %. Ou bien si elles repassent au taux de 20 %.

Des changements de TVA pour la filière équine dans l'élevaged dès janvier 2023
Des changements de TVA pour la filière équine dans l’élevage dès janvier 2023

Vous pouvez dès présent retrouvez notre lettre d’infos sur la TVA dans les courses et les centres équestres en ligne.

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TVA des activités liées à la reproduction

Temps de lecture : 2 minutes

Actualité de la TVA dans la filière équine pour les activités liées à la reproduction – des changements dès janvier 2023 !

2023 débute avec des changements sur les taux de TVA des activités liées à la reproduction dans la filière équine. En effet, la loi de finances 2023, votée le 30 décembre 2022, a modifié l’article 278-0 bis du Code Général des Impôts, ce qui apporte des modifications importantes et encourageantes pour la filière équine.

En effet, cet article relatif à la TVA au taux réduit de 5.5% a été modifié par l’ajout d’un point 1°bis B : « Les produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture ou de l’aviculture lorsqu’ils sont d’un type normalement destiné à être utilisé dans la production agricole« .

Loïc MALIVET, président de la fédération des éleveurs du galop et de la Filière Cheval confirmait suite à une réunion vendredi dernier entre les représentants du bureau Cheval du ministère de l’Agriculture et Bercy que les activités liées à la reproduction changeaient donc de taux de TVA en 2023. Ils vont alors passer de 10% à 5.5%.

Les activités de reproduction concernées par le changement de taux de TVA

Les recettes concernées par la TVA au taux réduit de 5.5% sont donc :

  • ventes d’étalons, de parts d’étalon en indivision,
  • ventes de pouliches destinées à la reproduction, de poulinières,
  • pensions de reproducteurs (étalons, pouliches destinées à la reproduction, poulinières),
  • opérations de monte ou de saillie,
  • les ventes de doses (paillettes),
  • les ventes d’embryons,
  • les poulinages sans intervention d’un vétérinaire,
  • les gratifications étalonniers, primes écuries, 
  • les ventes, locations, pré-débourrage, débourrage et prises en pension d’équidés destinés à être utilisés dans la production agricole, sylvicole ou piscicole.

En revanche, l’espoir que toutes les opérations concernant la vie d’un poulain (pensions, ventes) puissent être soumises au taux réduit de 5.5% n’a pas été suivi d’effet par l’Administration : on conserve donc le taux de TVA de 20% pour cette catégorie d’équidés.

Il convient maintenant d’attendre la publication de la doctrine fiscale, et notamment concernant la TVA sur les poulains.

Vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter votre conseiller Equicer. Vous pouvez également nous adresser votre demande via notre formulaire de contact.

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Règles TVA internationale

EQUICER Infos n°31 : Règles TVA internationale

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Nouveautés sur les règles d’application de la TVA internationale

Le Brexit a bousculé nos procédures avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (et donc considéré comme un territoire d’exportation), et la réforme de la TVA des ventes à distance avec une appréciation des seuils au-regard de l’ensemble des ventes réalisées à des particuliers dans l’UE (contre un seuil pays par pays auparavant).

2022 marque à nouveau des modifications du fait, principalement, de la récupération de la compétence de la gestion de la TVA internationale par l’administration fiscale au lieu des douanes.

Petit panorama des dernières nouveautés

L’autoliquidation de la TVA à l’importation

Les règles de l’autoliquidation de la TVA à l’importation

Une importation est l’entrée sur le territoire français d’une marchandise originaire ou en provenance d’un état tiers (hors UE) ou des DOM TOM, lorsque le bien est mis en consommation en France. Jusqu’à présent, la liquidation de la TVA se faisait directement auprès des services des douanes lors de l’importation en France.

A compter du 1er janvier 2022, l’autoliquidation de la TVA est obligatoire pour toutes les importations de biens. Cette généralisation permet d’éviter l’avance de trésorerie.

Les entreprises concernées sont les entreprises :

  • redevables de la TVA à l’importation,
  • assujetties ou non,
  • identifiées à la TVA en France.

La communication du numéro de TVA intracommunautaire français du redevable se fait au service des douanes. Il doit être sur toutes les déclarations en douane relatives aux opérations d’importation concernées.

Les points importants de la déclaration de TVA à l’importation

La TVA est exigible au moment de l’obtention du Bon A Enlever (BAE). En pratique, afin de faciliter les démarches :

  • La déclaration de TVA en ligne sera préremplie automatiquement le 14 de chaque mois des bases d’imposition et des montants de TVA à l’importation exigible au titre du mois précédent – à partir des données figurant sur les déclarations en douane
  • Un service, disponible depuis douane.gouv.fr. Il permettra au redevable de la TVA d’obtenir le détail du montant prérempli. Les modalités seront communiquées ultérieurement.
  • La date limite de dépôt de la déclaration de TVA est fixée au 24 du mois ou du trimestre suivant l’importation. Cette date est valable pour l’ensemble des redevables de la TVA à l’importation.
  • Seule la TVA collectée sera préremplie.
  • Il faudra procéder à une vérification des données pré-remplies sur impot.gouv. Il faudra disposer, pour ce faire, des données nécessaires avant l’envoi de la déclaration de TVA. Donc, l’entreprise pourra corriger les montants préremplis. La validation des montants déclarés se fait par le redevable.

Les entreprises relevant du réel simplifié d’imposition en matière de TVA et qui réalisent des importations OU acquisitions intracommunautaires devront déposer des déclarations au réel normal et ne pourront plus bénéficier du régime simplifié d’imposition. Lorsque la taxe exigible annuellement est inférieure à 4 000 €, elles sont admises à déposer leurs déclarations par trimestre civil.

Pour les entreprises relevant du régime simplifié agricole réalisant des importations ou des acquisitions intra-communautaires, elles ne semblent pas concernées par cette obligation de dépôt de TVA mensuelle. Donc, elles peuvent rester en TVA annuelle ou à l’exercice.

La réforme des DEB

Les entreprises réalisant à partir de la France des acquisitions ou livraisons intracommunautaires de biens sont tenues de déposer des Déclarations d’Echanges de Biens (DEB). L’article 30 de la Loi de Finances pour 2022 supprime donc la DEB et la remplace par deux formalités distinctes :

  • L’état récapitulatif des clients pour les besoins de la TVA.
  • La déclaration d’enquête statistique.

Cette mesure s’applique aux opérations pour lesquelles la déclaration ou l’état récapitulatif est exigé au titre de la période engagée.

Le volet statistique de la DEB

Le volet statistique de la DEB devient une véritable enquête statistique. Elle est dite l’Enquête Statistique Mensuelle sur les Echanges de Biens Intra-Union européenne (EMEBI). Les entreprises qui reçoivent un avis les informant de répondre à cette enquête doivent y répondre.

2022 est la 1ère année d’application. L’ensemble des opérateurs ayant déposé une DEB en 2021 ont donc dû recevoir une avis en décembre 2021.

Les données recueillies sont plus nombreuses que dans la DEB existante. A ce titre, la Direction des Douanes a adressé une note aux opérateurs les informant des variables à renseigner :

  • l’ajout du pays d’origine (à l’introduction et à l’expédition),
  • le numéro d’identification TVA du client à l’expédition,
  • la nouvelle codification pour la nature de transaction.

Il y a des sanctions prévues, en cas de défaut de réponse à l’EMEBI. Si les rappels des centres de collecte statistique demeurent infructueux, une amende de 75 € à 150 € pourra être appliquée. Cette amende est portée à 1 500 € en cas de récidive.

L’Etat récapitulatif TVA

L’Etat récapitulatif TVA est désormais une formalité autonome. La déclaration d’enquête statistique ne concerne que les entreprises figurant dans un échantillon. Alors que l’état récapitulatif TVA concerne tous les assujettis réalisant des opérations intracommunautaires.

Les variables de l’Etat récapitulatif TVA incluses dans la DEB sont inchangées.

Désormais, la transmission de l’état récapitulatif TVA se fait par voie électronique. A l’exception des assujettis bénéficiant de la franchise en base qui peuvent le souscrire papier.

Les sanctions applicables en cas de défaut de production, d’omissions ou d’inexactitudes sont identiques à celles applicables pour la DEB. Mais, elles sont désormais codifiées dans le CGI. Pour rappel, l’état récapitulatif des clients (inclus dans la DEB) est une des conditions de fond pour bénéficier de l’exonération des livraisons intracommunautaires. Seul l’état récapitulatif TVA est dorénavant susceptible de remettre en cause cette exonération, si pas ou mal rempli.

Ces deux formalités déclaratives seront à réaliser sur le portail «DEBWEB». La gestion du portail se fait par la Direction des Douanes. Sa mise à jour permettra donc de distinguer :

  • la saisie de l’état récapitulatif TVA,
  • la saisie de la déclaration mensuelle statistique.

La Direction des Douanes reste en charge de la collecte de l’état récapitulatif TVA pour le compte de la DGFIP. Mais elle n’est compétente que pour la collecte. Pour les questions relatives aux informations à déclarer sur l’état récapitulatif TVA, les entreprises doivent s’adresser à leur SIE.

Conscient que les éléments présents dans cette lettre d’Infos peuvent sembler difficile à comprendre, n’hésitez pas à contacter votre comptable ou votre conseiller Equicer.

Règles TVA internationale
Les nouveautés en matières de TVA internationale

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Les réformes de la TVA dans la filière équine

Dernières évolutions TVA dans la filière équine

Temps de lecture : 11 minutes

Filière équine et dernières évolutions de la TVA

Kévin Chevillon, fiscaliste Equicer, présente dans cette Webconférence de l’IFCE, les récentes évolutions en terme de TVA dans la filière équine. La dernière loi de finances a modifié ou tenté de modifier des textes portant sur la TVA, et plus précisément dans le monde équin. Ces dernières modifications sont fortement liées à l’union européenne (UE). En effet, l’UE détient la compétence sur la TVA. Pour exemple, la réforme de la TVA sur les gains de course. Elle a été réalisée suite à une décision de la CJUE. Dès lors, il est important de refaire un point sur les dernières évolutions :

  • La réforme de TVA et les gains de course
  • Le projet mis en pause de la réforme de la TVA sur les poulains
  • La tolérance du 50/50 pour les taux de 5.5 et 20 dans les activités équestres
  • Les conséquences du Brexit, car une partie du Royaume Unis ne fait plus partie de l’UE
  • La réforme des seuilles de la TVA sur les ventes à distance, lors de la réalisation de vente auprès de particuliers situés dans l’UE

Certaines années, dans le monde des chevaux, les lois de finance ne nous gâtent pas forcément sur la TVA. L’année 2020 a été prolifique avec beaucoup d’écrits. Des choses sont votées, d’autres votées mais non appliquées

La réforme de la TVA et les gains de courses

Un petit peu d’histoire pour bien comprendre cette réforme. Ce dispositif, de supprimer de la TVA sur les gains de course, est arrivé dans le cadre du vote de la Loi de finance pour 2021, en fin d’année 2020. Mais ça remonte un peu plus loin. Car, cette décision provient d’un votre suite à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) du 10 novembre 2016.

La cours de justice a donc sanctionné, il y a quelques années, l’application de la TVA sur les gains de courses. Mais la France, ne s’était pas conformé à cette décision de la cours. Si bien, qu’il a fallu a un moment s’y mettre, car la France était sous le coup d’une procédure d’amende. Le texte a donc été finalement mis dans le droit à interne.

Que signifie cette réforme de la TVA sur les gains de courses ?

Par cet arrêt, la Cour a considéré que ne constitue pas une prestation de services effectuée à titre onéreux imposable à la TVA la mise à disposition d’un cheval à l’organisateur d’une course hippique aux fins de sa participation à cette course, lorsque cette participation ne donne pas lieu au versement d’un cachet de participation indépendant de la performance réalisée. La circonstance que le versement du gain de course au propriétaire soit soumis à un aléa (le résultat de la course) conduit en effet à rendre ces sommes non imposables.

On ne peu pas appliquer de TVA sur un gain aléatoire. Car la TVA est une opération entre une personne qui rend un service et une personne qui donne de l’argent.

Quelles sont les conséquences de la réforme de la TVA sur les gains de courses

Depuis le 01/01/2021, les articles du CGI concernés (respectivement les articles 257 III-4° et 289 III du CGI) ont été supprimés. Quelles sont les conséquences ?

Conséquence directe :

La conséquence directe est de ne plus facturer de TVA sur les gains de courses.

Conséquence indirecte

La problématique de la déduction de la TVA. Les règles de la TVA veulent que l’on puisse déduire de la TVA sur ce que l’on paye, dès lors que l’on collecte de la TVA sur les recettes. Donc plus de TVA sur les gains de courses, veut dire qu’il n’est plus possible de déduire de la TVA sur les différentes charges. Mais pas de panique pour les professionnelles. En effet, ils ont la possibilité de déduire la TVA sur les dépenses. Si il est démontré une volonté de percevoir à plus ou moyen terme des recettes taxables à la TVA.

Notion de quote-part

La TVA n’est plus applicable pour les entraîneurs et / ou éleveurs de chevaux de course pour la quote-part de gains de course qui leur reviendrait, notamment dans le cadre de contrat de location de carrière ou de contrats de pensions et d’entrainement. Idem pour les jockeys et drivers de chevaux de course. On oublie donc la TVA sur les gains de courses. Mais elle est potentiellement récupérable dès lors que l’on réalise d’autres activités économiques en plus des courses comme la pension, ventes d’équidés…

Attention tout de même pour les professionnels qui louent des carrières et drivers, qui n’auront donc jamais de recettes taxables à la TVA. Dans ces cas là, on conseille de démonter que l’on a une autre activité économique qui relève de la TVA. Par exemple : commissions dans le champs d’application de la TVA qui seront appliquées sur la vente de chevaux faisant l’objet d’un contrat de location de carrière de course. Ainsi vous avez une sécurité pour récupérer de la TVA.

Les répartitions entraîneurs et jockeys / drives dans le trot

Depuis le 1er septembre 2021, les répartitions entraîneurs et jockeys / drivers dans le trot s’effectueront HT, soit respectivement :

  • 15 % pour un entraineur au lieu de 18 %
  • 5 % pour un jockey / driver au lieu de 6 %

Sachant que pour le jockey / driver, assujetti à la TVA, qui veut facturer une partie des gains, il faut être attentif au caractère aléatoire. Notre position : la facturation d’un forfait est soumise à la TVA au taux de 20%. Car on est sur une véritable prestation de services rémunérées quelque que soit la place du cheval à l’arrivée. Mais attention, sur jockey / driver qui souhaite refacturer systématiquement une partie d’un gain, comme nous sommes sur un gain aléatoire, il n’y aura pas de TVA sur le gain et donc pas de TVA sur cette notion de refacturation.

Le projet mis en pause de la réforme de la TVA sur les poulains

Les taux de TVA utilisé pour les poulains aujourd’hui

L’article 278 bis du CGI soumet au taux de 10 % de la TVA les livraisons portant sur les produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture et de l’aviculture à la double condition :

  • qu’ils n’aient subi aucune transformation
  • et qu’ils soient normalement destinées à être utilisés dans la préparation de denrées alimentaires ou dans la production agricole

Par conséquent, les livraisons et les opérations (location, pré-débourrage, débourrage, prises en pension, etc.) portant sur les chevaux sont, par principe, soumises au taux de 20 % dès lors que ces chevaux ne sont pas destinées, à titre habituel et de manière générale :

  • à la boucherie ou à la charcuterie
  • ou à être utilisés dans la production agricole.

Toutefois, lorsqu’ils sont effectivement destinés à un tel usage, les opérations les concernant relèvent du taux intermédiaire, soit 10 %. Tel est le cas :

  • des opérations portant sur des chevaux destinés à être utilisés dans la production agricole, sylvicole ou piscicole (chevaux de labour, de trait ou utilisés pour le débardage)
  • des ventes et prises en pension d’étalons ou de poulinières à des fins reproductives
  • et des ventes à des assujettis de chevaux immédiatement destinées à la boucherie ou à la charcuterie

Pour les poulains, il existait une sorte de tolérance. Dès lors que le poulain n’était pas sevré, on appliquait le même taux que sa mère. Les poulinières étant sur une TVA à 10, les poulains étaient sur une TVA à 10 également. Mais après le sevrage, le poulain passait à un TVA normale à 20 %. Ce taux était valable pour de la pension ou pour la vente.

Vote de l’article 15 de la Loi de finances pour 2021

Il y a eu des forces en mouvement qui ont voulu appliqué la TVA à 10 % pour les poulains. Ceci, avant ou après sevrage, peu importe. Etant entendu qu’on avait des difficultés pour définir ce qu’est un poulain. Devons nous regarder en fonction de la race, de l’âge…

La loi vise à réintégrer les poulains vivants dans les produits agricoles. Et ainsi, il est possible d’appliquer le taux intermédiaire de la TVA.

Cette loi modifie l’article 278 bis, 3° du CGI afin d’appliquer 10 % de TVA aux « produits d’origine agricole, de la pêche, de la pisciculture et de l’aviculture n’ayant subi aucune transformation, y compris les poulains vivants, et qui sont normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaire ou dans la production agricole ».

L’objectif est de permettre l’application du taux de 10 % aux cessions d’équidés pendant leur phase d’élevage. Car durant cette phase leur destination n’est pas déterminée.

Revirement en juillet 2021

Ces questions ne se posent plus, car il y a eu un revirement en juillet 2021.

La loi a été votée, mais il manquant un décret d’application de la part du gouvernement. Avec la crise COVID, beaucoup de recette de TVA ont disparu. Or la TVA représente la moitié du budget de l’état. Or la TVA est un impôt sur la consommation. Et dès lors qu’il n’y a plus de consommation il n’y a plus de recette de TVA.

Le décret d’application qui devait permettre l’application du taux à 10 % sur la TVA n’a pas été signé. Donc la baisse du taux de TVA ne verra pour l’instant pas le jour. Le projet de modification du taux n’est pas abandonné mais « mis en pause » selon les députés qui suivent le dossier, car la loi a été votée.

Il faut donc continuer à appliquer les règles suivantes : poulains à 20 % sauf pour les poulains non sevrés (10%).

La tolérance du 50/50 pour les taux de TVA de 5.5 et 20 dans les activités équestres

Justification de répartition des taux de TVA dans les centres équestres

Dans les centres équestres, mais pas que, il y a deux taux de TVA qui s’appliquent depuis quelques années :

  • Taux de TVA de 5.5 % : sur les droit d’accès aux installations sportives (carrières, manèges, écuries , parcours extérieurs) et autres équipements sportifs recensés en application de l’article L.312-2 du code du sport.

Le droit d’accès doit être facturé en prenant en compte les charges subies par l’entrerpise.

Cela nécessite de calculer le montant des charges afférentes à ces installations sportives (amortissement des investissements et charges d’entretien). Il faut pouvoir justifier la refacturation de celles-ci à un taux de TVA de 5.5%

  • Taux de TVA de 20% : sur les activités d’enseignement de l’équitation d’hébergement des équidés et de dressage.

La répartition entre le taux de 5.5 et celui de 20 est à la charge de l’exploitant. Elle est démontré selon les charges subies par l’entreprise. Cette répartition se veut être objective.

Au sein du réseau Equicer nous avons mis en place un tableau. Ce tableau permet, en répartissant les charges, de déterminer le taux de TVA moyen à appliquer. Une répartition se veut être justifiée. Il s’agit là, d’une règle de droit en matière de TVA. En cas de contrôle par l’administration fiscale, il faut être en mesure de démontrer de manière objective la répartition du taux de TVA.

La tolérance du 50/50 dans les centres équestres

A travers la France, il y a eu un certain nombre de contrôle de cette répartition du taux de TVA dans les centres équestres. Avec parfois des taux de répartitions non objectifs. C’est pourquoi le Bofip qui le 2 juin 2021, est venu mettre en place une mesure de tolérance, auprès des centres équestres, de la répartition du taux de TVA. Cette doctrine, BOI-TVA-SECT-80-10-30-50 N°20, dit toutefois, dans un souci de sécurité juridique pour les opérateurs, il est admis à titre pratique que la part des prestations soumises au taux réduit soit estimée forfaitairement à 50 % du chiffre d’affaires des prestations en cause. Les assujettis ont également la possibilité de retenir un taux supérieur à 50 % s’ils sont en mesure d’établir que la part de leur coûts afférente aux prestations soumises au taux réduit de 5.5 % excède cette proportion.

Ce qui veut dire simplement qu’au lieu de faire une répartition en fonction des charges, on nous autorise à appliquer ces deux taux à hauteur de 50/50. Cela à le mérite de la simplicité. Car il est possible de considérer que 50 % de la prestation est facturable au taux de 5.5 %, sans aucune justification. Cependant, toute répartition différente, et surtout tout dépassement de ce seuil de 50 % devra être justifié par l’exploitant en cas de contrôle de l’administration (comme c’est le cas actuellement).

Attention, il est impératif de tenir à jour un tableau de répartition des charges . Ce tableau servant à justifier la répartition des taux de 5.5 % et de 20 %, si vous n’appliquez pas cette nouvelle tolérance.

Les conséquences du Brexit en matière de TVA pour la filière équine

Le Brexit n’est toujours pas un moment facile pour réaliser des opérations commerciales avec les anglais.

Qu’est ce que le Royaume Uni ?

En matière de TVA internationale, il est important de qualifier les pays. Le Royaume Uni comprend l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. L’Irlande « du sud », communément appelé l’Irlande, fait toujours partie de l’UE.

Depuis le 1er janvier 2021, les achats et ventes de biens avec le Royaume-Uni (hors Irlande du Nord) ne sont plus des acquisitions ou des livraisons intracommunautaires.

Jusqu’au 31/12/2024, l’Irlande du Nord continue à faire partie de l’UE. Les règles de TVA intracommunautaire vont donc continuer à s’appliquer aux échanges avec l’Irlande du Nord, pendant cette période transitoire. Afin d’éviter la mise en place de frontière. Mais uniquement pour les échanges de biens, donc pour tout ce qui concerne les prestations de services. En terme de TVA, en prestation de service dans et hors de l’UE les règles sont les mêmes. Il n’y a donc pas beaucoup de conséquences.

Les règles d’exonération de TVA avec le Royaume Uni

Il faut tout d’abord savoir si l’interlocuteur est un professionnel ou un particulier (ou un non-redevable). Ensuite il faut qualifier l’opération : cession ou achat d’un bien / prestation de service. Et distinguer l’Irlande du Nord en cas de cession d’un bien.

Si on vend un cheval qui part vers l’Angleterre. On est sur le principe de l’exportation avec une exonération de TVA et des mentions à indiquer sur la facture.

Si on achète un cheval en Angleterre. On est sur le principe d’une importation avec une TVA due en France et collectée par les douanes.

L’Irlande du Nord quand à elle est sur les règles de l’acquisition intracommunautaire.

La réforme des seuils de la TVA sur les ventes à distance pour la filière équine

Qu’est ce qu’une vente à distance intracommunautaire ?

Une vente à distance intracommunautaire de biens s’entend d’une livraison de biens expédiés ou transportés :

  • par le fournisseur ou par son compte
  • vers un autre état membre de l’UE
  • à destination d’un acquéreur non assujetti

Simplement, c’est une vente que vous pouvez réaliser, en tant que professionnel, au près de particulier dans l’UE et pour lequel j’assure le transport (ou réalisé sous ma propre responsabilité).

Depuis le 1er janvier 2021, les ventes à distance entre professionnels et particuliers sont taxables dans le pays d’arrivée lorsque le vendeur a réalisé des ventes à distance vers ce pays de l’UE pour un montant qui dépasse le seuil de 10 000 €.

Le seuil qui variant d’un état membre de l’UE à un autre devient ainsi un seuil unique. Et non plus un seuil par pays. Il s’agit désormais d’un seuil globale et donc dans toute l’UE.

Si le particulier s’occupe lui même du transport, vous n’êtes pas concerné par cette règle des ventes à distance. Il s’agit donc d’une TVA française quelque soit le seuil.

Exemple de la TVA pour la vente à distance d’un cheval

Donc si au cours de l’année, vous vendez un cheval à un particulier pour moins de 10 000 € vous facturez de la TVA française. Et au-dessus de ce seuil de 10 000 € de vente, on applique la TVA du pays de l’acheteur. Si vous vendez un cheval 50 000 € à un particulier Belge, que le cheval va en Belgique et vous vous occupez du transport, et bien vous devez facturer de la TVA belge. Vous devez donc collecter et reverser la TVA dans le pays de l’acheteur.

Le guichet unique OSS-IOSS

Pour faciliter les démarches, un « guichet unique » a été mise en place que le site impot.gouv pour reverser la TVA au bon pays. Ce guichet unique est OSS-IOSS (One Stop Shop – Import One Stop shop) permet de s’immatriculer dans les différents pays et de déclarer la TVA sur les ventes à distance. Cet outil est assez intuitif.

Les points à retenir sur la réforme de la TVA dans la filière équine :

  • Il n’y a plus de TVA sur les gains de courses (attention aux conséquences sur la récupération de la TVA)
  • La TVA pour les poulains reste à 10 % ou 20 % selon qu’il soit sevré ou pas
  • Il est désormais possible d’appliquer de manière forfaitaire dans les centres équestres les taux de 5.5% et 20 % à hauteur de 50% de la prestation chacun
  • Être attentif en cas d’opération avec le Royaume Uni suite au Brexit.
  • Être vigilant en cas d’opération avec l’union européenne, surtout si les acheteurs sont des particuliers.
Les dernières réformes de la TVA dans la filière équine
Les réformes de la TVA dans la filière équine

Pour en savoir plus :

Sur ce thème de la TVA, vous pouvez également visionner la webconférence du 13 février 2020, animée par Kévin Chevillon : TVA sur les opérations internationales : principes et préconisations.

Retrouvez aussi notre Equicer Infos de juillet 2021, sur les réformes de TVA.

Dernières évolutions TVA dans la filière équine Lire la suite »

Course de trot

EQUICER Infos n°30 : TVA courses et centres équestre

Temps de lecture : 3 minutes

Les dernières actualités TVA dans la filière équine : courses et centres équestres

Nous allons revenir sur les deux dernières actualités en matière de TVA pour les courses et les centres équestres. Nous allons vous apporter des précisions sur la suppression de la TVA sur les gains de courses hippiques. Concernant le volet des centres équestres, l’application de la répartition forfaitaire des taux de TVA doit se réfléchir.

Précisions sur la suppression de la TVA sur les gains de course

La loi de finances pour 2021 a voté la fin de l’application de la TVA sur les gains de course. Afin de mettre le régime des gains de course hippique en conformité avec la jurisprudence communautaire, larticle 52 de la loi a abrogé les articles 257, III-4° et 289, III du CGI.

Les gains de course hippique réalisés par les entraîneurs, pour les chevaux dont ils sont propriétaires, ne sont donc plus soumis à la TVA. Tel est également le cas des gains réalisés par tous propriétaires et éleveurs de chevaux de course. A condition qu’ils soient redevables de la TVA. Pour les gains obtenus grâce aux chevaux dont ils sont propriétaires ou dont ils ont loué la carrière de course.

A ce titre, l’administration fiscale a rédigé sa doctrine le 2 juin dernier pour apporter quelques précisions. Parmi les précisions apportées par la doctrine, nous pouvons relever 2 éléments qui étaient source de discussion :

  • La TVA n’est plus applicable également pour les entraîneurs et / ou éleveurs de chevaux de course, pour la quote-part de gains de course qui leur reviendrait, notamment dans le cadre de contrats de location de carrière ou de contrats de pension et d’entraînement. Ainsi que pour les jockeys et drivers de chevaux de course.
  • La possibilité de déduire la TVA sur les dépenses, dès lors qu’il y a la démonstration d’une volonté de percevoir à plus ou moyen terme des recettes taxables à la TVA.

Répartition forfaitaire possible des taux de TVA dans les centres équestres

La doctrine fiscale a été modifiée le 2 juin dernier, concernant l’application du taux de TVA de 5,5 % dans les centres équestres. Pour rappel, deux taux sont applicables :

  • Le taux de 5,5 % : pour l’accès au centre équestre à des fins d’utilisation des installations à caractère sportif,
  • Le taux de 20 % : pour les cours.

La répartition entre le taux de 5,5 % et celui de 20 % est à la charge de l’exploitant. La répartition des taux de TVA se démontre selon les charges subies par l’entreprise.

L’administration fiscale a ajouté une tolérance au BOI-TVA-SECT-80-10-30-50 N°20. Dans un souci de sécurité juridique pour les opérateurs, il est admis que, la part des prestations soumises au taux réduit soit estimée forfaitairement à 50 % du chiffre d’affaires des prestations en cause. Les assujettis ont également la possibilité de retenir un taux supérieur à 50 %. Dans ce cas, les assujettis doivent être en mesure d’établir que la part de leurs coûts (afférente aux prestations soumises au taux réduit de 5,5 %) excède cette proportion.

Dès lors, il est possible de considérer que 50 % de la prestation est facturable au taux de 5,5 %. Cette possibilité ne nécessite aucune justification. Cependant, toute répartition différente, et, surtout, tout dépassement de ce seuil de 50 %, devront être justifiés par l’exploitant en cas de contrôle de l’administration.

Nos équipes du réseau Equicer se tiennent à votre disposition. Elles sont là pour vous conseiller sur la répartition des deux taux de TVA. La réflexion se mène selon un système de répartition des charges.

Pour toutes questions, vous pouvez vous rapprocher de notre conseiller via notre formulaire de contact.

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Règles TVA internationale

TVA sur les opérations internationales

Temps de lecture : < 1 minute

TVA sur les opérations internationales : principes et préconisations

Durant cette Webconférence, le référent du réseau EQUICER revient sur les principes et préconisations dans le cadre de la TVA sur les opérations internationales.

Principes et préconisations

Dans le domaine équin, comme dans diverses activités professionnelles, un développement économique peut passer par l’émergence d’opérations à l’étranger ou avec des étrangers :

  • cession de chevaux hors de la France,
  • pensions facturées à des étrangers,
  • importation de saillies, etc.

Toutes ces opérations internationales ont leurs propres régimes de TVA et les règles ne sont pas simples d’application. Par ailleurs, la réglementation s’intensifie avec de nouvelles sanctions en cas de non-dépôt de certains documents douaniers. De plus, il existe une volonté au sein de l’UE de renforcer les échanges entre administrations fiscales

A travers cette présentation, l’objectif est de se familiariser avec les grands principes de la TVA internationale. Mais aussi de se prémunir contre d’éventuels contrôles avec trois opérations majeures :

  • Exportation/importation hors de l’UE ;
  • Acquisition/livraisons de bien dans l’UE ;
  • Prestations de service internationales.

Suite au Brexit, cette vidéo n’est plus à jour et n’est plus disponible. Merci de votre compréhension.

Pour en savoir plus sur la TVA et l’international et les déclarations d’échanges de biens (DEB), vous pouvez consultez notre EQUICER Infos n°28

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La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient

EQUICER Infos n°24 : facturation et caisse

Temps de lecture : 3 minutes

EQUICER Infos n°24 : facturation et caisse, accidents en milieu équin et coût de revient

Dans cette lettre d’informations, nous allons revenir sur les obligations liées à la facturation et à la caisse. Puis nous reviendrons sur la gravité et l’importance des accidents en milieu équin. Enfin, nous vous présenterons le coût de revient pour votre structure spécialisée cheval.

Rappel des obligations liées à la facturation et à la caisse

Toute personne assujettie à la TVA dont l’activité n’engendre pas systématiquement la production d’une facture pour chaque opération (cas notamment des ventes au comptant) doit tenir un livre de caisse. Sur le livre de caisse est inscrit, jour par jour, sans blanc ni rature, le détail et le montant de chacune de ces opérations. Au besoin, il faut distinguer, les opérations taxables et celles qui ne le sont pas.

En principe, le livre de caisse retrace uniquement les mouvements d’espèces. Toutefois l’administration fiscale admet qu’il retrace l’ensemble des recettes, quel que soit le mode de paiement utilisé :

  • espèces,
  • chèques,
  • cartes bancaires, etc.

Les paiements en espèces supérieurs à 1 000 € sont interdits (Art. L112-6 du Code Monétaire et Financier).

La non-présentation de l’attestation ou du certificat par le commerçant sera sanctionnée par une amende de 7 500 €.

Les accidents en milieu équin

Les activités équines sont bien souvent employeurs de main d’œuvre. De plus, les indicateurs de sinistralité de la filière mettent en évidence des fréquences et des gravités plus importantes lors d’accidents du travail consécutifs notamment à des chutes de cheval.

En effet chaque unité employeuse est tenu d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et protéger le personnel de son entreprise.

L’analyse de son coût de revient avec un conseiller spécialisé

Le calcul et l’analyse de son coût de revient sont des étapes incontournables pour toute entreprise de la filière équine qui souhaite analyser ses charges et se positionner par rapport à un marché.

De quoi s’agit-il ?

Le coût de revient est une approche économique par les charges. Il ne faut pas le confondre avec le point d’équilibre qui est une approche de trésorerie par les dépenses.

Quels sont les intérêts du coût de revient ?

  1. Connaître ou mieux connaître son entreprise et les marges de manœuvre ;
    • On pense fréquemment, par exemple, que les pensions au pré ont un coût de revient très bas et que la marge est élevée. Alors que bien souvent ce n’est pas le cas.
  2. Quantifier ses marges de progrès :
    • L’analyse des différents postes permet la mise en évidence des économies possibles.
  3. Se positionner sur un marché :
    • Les observatoires réalisés par EQUICER offrent des bases pour analyser sa propre structure.
    • Il faut également coupler le coût de revient à une étude de marché des prix pratiqués par la concurrence.

Le coût de revient peut présenter en revanche certaines limites et une vision trop restreinte, alors que des activités sont souvent complémentaires.

Le prix de revient est un outil d’aide à la décision qui permet d’améliorer la rentabilité de la structure équine.

Pour en savoir plus sur le coût de revient, vous pouvez aussi consulter la webconférences sur le coût de revient réalisée par notre conseillère spécialisée marché équin.

La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient
La facturation et la caisse, accidents en milieu équin, analyse coût de revient

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Les réformes de la TVA dans la filière équine

TVA équine, fondamentaux et préconisations

Temps de lecture : < 1 minute

TVA équine, fondamentaux et préconisations

Durant cette webconférence, le référent TVA d’EQUICER va revenir sur les fondamentaux de la TVA pour les entreprises de la filière équine et les préconisations pour les activités équines.

TVA équine, fondamentaux et préconisations

Qu’est-ce que la TVA et les principes de la TVA ?

La TVA est une taxe supportée par le consommateur final, entreprises est donc un collecteur. Ce n’est donc pas une charge pour l’entreprise ni de la trésorerie pure.

En filière équine (sauf exception) nous sommes sous le régime de la TVA agricole, c’est à dire que l’Etat peut la demander à partir du moment où le client à payer.

Quels sont les taux applicables ?

En 2017, il y a quatre taux applicable de TVA en France métropolitaine pour la filière équine : 2,1 % – 5,5 % – 10 % et 20 %.

Comment récupérer la TVA ? Quelles préconisations ? Qu’en est-il des opérations avec l’étranger ?

Notre référent TVA, Kévin CHEVILLON, avait détaillé ici les cas les plus courants rencontrés dans la filière équine. Les taux et leurs utilisations ayant évolué depuis 2017, la webconférence n’est plus en ligne.

Vous pouvez aussi lire notre lettre d’information spéciale TVA sur la mise en place du taux réduit de la TVA pour l’accès aux installations sportive dans notre EQUICER Infos n°12 et sur la gestion de la TVA pour les échanges internationaux EQUICER Info n°28 ou visionner la webconférences sur les principes de la TVA internationale pour les activités équines. Suite à la loi de finance 2024, voici la lettre d’information mise à jour.

Attention : les taux de TVA sont susceptibles d’évoluer avec les lois de finances. Pensez à les mettre à jour avec nos dernières notes Equicer infos.

TVA équine, fondamentaux et préconisations Lire la suite »